07/04/2026
En quittant mon mariage, je pensais avoir tout raté.
Je partais honteuse, remplie de culpabilitĂ©, jâĂ©tais celle qui dĂ©truisait tout.
Alors quâau fond, je quittais une vie devenue trop lourde.
Et le peu quâil me restait, jâai voulu le garder.
Garder Ă tout prix les morceaux de mon passĂ© par peur que tout perdre confirme lâĂ©chec que je redoutais dĂ©jĂ .
Garder mon boulot, tenir.
Sourire, faire semblant, me cramponner, plus fort.
Garder mes repÚres, mes propriétés, ma sécurité, tenir.
Payer, ĂȘtre lĂ pour mon fils, tenir encore.
Mais la vie en a voulu autrement.
Jâavais tout perdu.
En quittant mon couple, je clĂŽturais 15 ans de ma vie.
15 ans Ă construire une carriĂšre, des rĂȘves, des ambitions, une image de moi, des amis, un futur que jâavais imaginĂ©.
Oui, jâai cru fermement que câĂ©tait ça lâĂ©chec : partir et tout perdre.
Voir partir ce que jâavais mis des annĂ©es Ă bĂątir.
Ne plus reconnaĂźtre ni ma route, ni mes forces, ni mĂȘme le sens de la vie.
Jâai perdu des amis.
Je nâai pas reçu le soutien que jâespĂ©rais.
Jâai perdu mes clients.
Jâai perdu ma sĂ©curitĂ© financiĂšre.
Jâai perdu le sens de mon mĂ©tier.
Et au milieu de tout ça, jâĂ©tais perdue.
Mais sans voir ce qui était en train de naßtre.
Parce quâen perdant, je gagnais autrement.
Je gagnais en liberté, en vérité.
Je gagnais de nouvelles amitiĂ©s, lĂ oĂč je perdais mes amis, dâautres me tendaient la main.
Je gagnais de nouveaux souvenirs avec mon fils, de nouvelles routines, de nouveaux lieux.
Je gagnais de nouveaux amours, de nouveaux sourires.
Je gagnais un nouveau métier, de nouvelles perspectives.
Et aujourdâhui, je commence seulement Ă retrouver cette part de moi que jâavais laissĂ©e de cĂŽtĂ©.
Et, avec du recul je mesure que lâĂ©chec que je pensais dâavoir tout quitter aurait peut-ĂȘtre Ă©tĂ© de rester lĂ oĂč je mâĂ©teignais.
Parfois, ce quâon vit comme une fin nâest que le dĂ©but de quelque chose de plus vrai.
Ă ceux qui se reconnaĂźtront, merci.
Mes amis, mes amours, anciens et nouveaux collĂšgues, mes Ă©lĂšves, Ă ceux qui sont restĂ©s, Ă ceux qui sont arrivĂ©s sur ma route au bon moment : merci đâš