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CHASTETÉ:  IDÉES REÇUES, PEURS ET MANIPULATIONDes définitions volontairement flouesLa chasteté est un concept dont les c...
09/04/2026

CHASTETÉ: IDÉES REÇUES, PEURS ET MANIPULATION

Des définitions volontairement floues
La chasteté est un concept dont les contours varient selon les contextes et les époques. Dans sa définition la plus stricte, elle désigne l'abstinence totale de relations s*xuelles et de ma********on — comportement valorisé et souvent imposé aux jeunes par les milieux religieux conservateurs. Pour les personnes en couple, elle se traduit plutôt par la fidélité conjugale et le respect des interdits propres à chaque religion.
Ce flou définitionnel n'est pas anodin : il permet aux promoteurs de la chasteté de déplacer les curseurs selon les besoins argumentaires du moment.

L'exploitation de la peur : un outil rhétorique bien rodé
1. Le mythe de l'énergie s*xuelle
L'une des idées les plus tenaces consiste à affirmer que l'activité s*xuelle "épuise l'énergie". Sur le plan physiologique, c'est largement exagéré : un rapport s*xuel classique consomme environ 3 à 4 kilocalories par minute, soit l'équivalent d'une montée d'escaliers. Ce n'est donc pas l'effort physique qui est réellement visé.
Ce qui est en jeu, c'est bien plutôt le plaisir et l'orgasme, reconnus pour leur effet apaisant sur les tensions nerveuses et psychologiques. Les slogans des mouvements pacifistes des années 1970 — "Make love, not war" — avaient intuitivement saisi cette réalité : le plaisir s*xuel apaise, quand la frustration, elle, peut exacerber l'agressivité et les comportements de compétition ou de domination.
Ce mécanisme psychologique explique en partie pourquoi les grandes idéologies et les mouvements religieux radicaux misent autant sur la chasteté : une population frustrée est plus facilement mobilisable pour des "grandes causes".

Les arguments avancés : entre vérités partielles et désinformation
✅ Un argument solide... et un seul
La chasteté est le seul moyen infaillible d'éviter une grossesse non désirée. C'est incontestable. Elle permet également, par extension, d'éviter d'avoir recours à l'avortement — un argument particulièrement mis en avant dans les milieux catholiques et néoconservateurs, qui considèrent l'avortement comme un acte moralement inacceptable.

⚠️ Des arguments à nuancer fortement
"La contraception est dangereuse" Les promoteurs de la chasteté ont tendance à amalgamer toutes les méthodes contraceptives pour mieux en souligner les limites, en insistant notamment sur les "défauts" du préservatif. Cette présentation sélective et alarmiste omet les avancées considérables de la contraception moderne et son bilan globalement positif en matière de santé publique.
"La chasteté protège à 100% des IST" Cette affirmation, souvent présentée comme une évidence triomphante, mérite d'être fortement nuancée. Si l'abstinence totale élimine effectivement le risque de transmission s*xuelle, elle ne protège pas contre toutes les formes de contamination (transfusions, usage de drogues injectables, transmission mère-enfant...). Présenter la chasteté comme la solution universelle au VIH/SIDA ou aux infections s*xuellement transmissibles relève d'une simplification dangereuse, particulièrement dans des contextes où l'éducation s*xuelle fait défaut. Aujourd'hui, les traitements antirétroviraux et la PrEP (prophylaxie pré-exposition) ont par ailleurs transformé la prise en charge du VIH.
"Les relations s*xuelles créent des attachements néfastes" Curieusement, certains discours pro-chasteté avancent que la s*xualité crée des liens émotionnels indésirables avec des partenaires que l'on "n'aime pas vraiment". Cet argument est contradictoire avec la position habituelle de ces mêmes discours, qui cherchent à dissocier s*xualité et sentiments pour mieux dévaloriser la première.
"Pas de souvenirs de partenaires passés" L'idée selon laquelle l'absence d'expériences passées favoriserait la satisfaction conjugale repose sur une logique pour le moins discutable : elle limite certes les comparaisons, mais ne supprime pas les frustrations — bien au contraire.
"Ne pas se sentir réduit à un objet s*xuel" Cet argument recycle une dialectique approximative entre amour et s*xualité, souvent utilisée pour culpabiliser les personnes — et particulièrement les femmes — qui revendiquent une vie s*xuelle épanouie hors mariage.
"Être plus performant professionnellement" Lorsque ce discours cible les jeunes, il brandit systématiquement l'épouvantail de l'échec scolaire et du chômage. En 2024, aucune étude sérieuse ne démontre de lien causal entre activité s*xuelle et baisse des performances académiques ou professionnelles.

L'exemple islamique : pragmatisme ou contrôle ?
Face à ces injonctions, certains courants religieux proposent des solutions concrètes. Sur un forum islamique, un jeune homme de 24 ans, dans l'impossibilité de se marier avant ses 30 ans, posait cette question :
"Je voudrais savoir quels sont les moyens qui permettent d'être chaste jusqu'au mariage."
La réponse de l'animateur était directe :
"Le seul moyen est de te marier. Si tu ne peux pas, patiente et jeûne. Le jeûne est un moyen de préservation et un grand bienfait."
Ce conseil s'appuie sur une tradition prophétique authentique. Il est complété par des guides pratiques, comme l'ouvrage "Comment préserver ta chasteté" de Daoud (éditions Le Jardin des Jeunes), qui recommande notamment : craindre Dieu, cultiver la pudeur, éviter la mixité, choisir ses fréquentations et combattre ses passions.

Conclusion : un refuge ou une cage ?
Qu'elle soit librement choisie par conviction personnelle ou imposée par une pression sociale ou religieuse, la chasteté est présentée comme un rempart protecteur face à des dangers réels ou amplifiés. Mais derrière ce discours se cachent souvent des mécanismes de contrôle des corps et des s*xualités, particulièrement ciblés sur les jeunes et les femmes.
Une éducation s*xuelle complète, fondée sur des données scientifiques actualisées, reste la meilleure réponse aux risques réels — sans culpabilisation ni manipulation de la peur.

Dr Patrice Cudicio, Mme Jasmine Saunier s*xologue, Hypnothérapeute, Paris
Sources : OMS, INPES, Inserm. Cet article s'inscrit dans une démarche d'information critique et ne constitue pas une prise de position contre les croyances religieuses individuelles.

ESCLAVE PAR AMOUR? LE POUVOIR SECRET DES RELATIONS D/S1. La servitude amoureuse : une dynamique consensuelleCertaines pe...
07/04/2026

ESCLAVE PAR AMOUR? LE POUVOIR SECRET DES RELATIONS D/S

1. La servitude amoureuse : une dynamique consensuelle
Certaines personnes (hommes, femmes, non-binaires) éprouvent un plaisir érotique ou émotionnel à se soumettre à un·e partenaire dominant·e. Cette dynamique, loin d’être une "déviation", s’inscrit dans un spectre de préférences s*xuelles où le pouvoir est négocié et consenti.

Pourquoi se soumettre ?
Plaisir psychologique : Certains trouvent une libération dans le lâcher-prise (ex. : abandon du contrôle, réduction du stress).
Complémentarité : La soumission peut répondre à un besoin de structure ou de reconnaissance chez le·a dominant·e.
Érotisme raffiné : Contrairement à la s*xualité "banale" (recherche de satisfaction immédiate), la soumission valorise l’attente, le rituel et l’intimité.

Exemples historiques et culturels :
Mythes antiques : Hercule et Omphale, Circé et Ulysse (soumission comme épreuve ou punition).
Amour courtois : Les chevaliers servants du Moyen Âge (idéalisation de la Dame, service désintéressé).
Légendes africaines : Le prince du Burundi se castre pour devenir l’esclave de la princesse rwandaise (soumission comme preuve d’amour).

2. Le pacte gynarchique (ou D/s moderne)
Une relation de domination/soumission (D/s) repose sur un accord clair entre les partenaires, avec des règles définies :

Rôles :
Le·a soumis·e s’engage à obéir, servir et plaire à son·sa dominant·e.
Le·a dominant·e s’engage à protéger, guider et respecter les limites du·de la soumis·e.

Bénéfices mutuels :
Pour le·a soumis·e : Sécurité affective, stimulation érotique, épanouissement dans le service.
Pour le·a dominant·e : Responsabilité, créativité (inventer des scénarios), plaisir de contrôler.

Risques et précautions :
Consentement : Utiliser des safewords (mots de sécurité) et des check-ins réguliers.
Équilibre : Éviter la dépendance ou la violence (physique/psychologique).
Communication : Discuter des limites, des fantasmes et des attentes.

3. Soumission et société contemporaine

Stéréotypes et réalités :
Mythe : "Un homme soumis est faible ou masochiste."
Réalité : La soumission peut être un choix fort, lié à la confiance et à la maturité émotionnelle.

Féminisme et soumission :
Critique : Certaines féministes y voient une reproduction des inégalités de genre.


Réponse : Le B**M consensuel est une parodie des rapports de pouvoir, pas une soumission réelle.

Nouveaux modèles :
Relations non-binaires : Soumission/domination indépendantes du genre.
Polyamour et kink : Combinaison de dynamiques D/s avec des relations multiples.
Thérapie et développement personnel : Certains utilisent la soumission pour travailler sur l’estime de soi ou dépasser des traumatismes.

4. Conseils pour une relation D/s épanouie

Pour le·a soumis·e :
Trouver un·e dominant·e digne de confiance (éviter les manipulateurs).
Définir ses limites (ex. : "Je ne veux pas de douleur physique").
Cultiver l’humilité sans perdre son agency (capacité à dire non).

Pour le·a dominant·e :
Respecter le consentement (même en jeu, le "non" doit être entendu).
Éviter l’abus de pouvoir (ne pas confondre domination et méchanceté).
Prendre soin de son·sa partenaire (sécurité, bien-être émotionnel).

Pour les deux :
Communiquer ouvertement (avant, pendant et après les scènes).
Évoluer ensemble (les dynamiques peuvent changer avec le temps).
Sortir du jeu si nécessaire (le B**M doit rester un plaisir, pas une contrainte).

Conclusion
La servitude amoureuse n’est ni une pathologie ni une régression, mais une expression complexe du désir et de l’intimité. Dans une société où les rôles de genre sont de plus en plus fluides, ces dynamiques offrent un espace pour explorer le pouvoir, la vulnérabilité et la connexion de manière créative et consensuelle.

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Dr Patrice Cudicio, Mme Jasmine Saunier, s*xologue, hypnothérapeute, Paris

"PANNES D'ÉRECTION: POURQUOI ÇA ARRIVE, COMMENT EN SORTIR (ET POURQUOI LE CHEMSEX N'EST PAS LA SOLUTION. Vous avez déjà ...
02/04/2026

"PANNES D'ÉRECTION: POURQUOI ÇA ARRIVE, COMMENT EN SORTIR (ET POURQUOI LE CHEMSEX N'EST PAS LA SOLUTION.

Vous avez déjà connu une panne d’érection ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul. Ce trouble, autrefois appelé "impuissance" (un terme aujourd’hui abandonné car trop stigmatisant), touche des millions d’hommes à un moment ou à un autre de leur vie. Heureusement, dans la majorité des cas, des solutions existent. Mais pour les trouver, encore faut-il comprendre ce qui se passe… et ce qui ne marche pas.

Qu’est-ce qu’un trouble de l’érection ?
On parle de trouble de l’érection (ou dysérection) quand un homme a des difficultés à obtenir ou à maintenir une érection suffisante pour avoir un rapport s*xuel satisfaisant. Contrairement à une idée reçue, cela n’a rien à voir avec une baisse de désir ou une éjaculation précoce (même si ces problèmes peuvent parfois s’associer).
La plupart du temps, ce trouble apparaît après une période de s*xualité normale : l’homme a déjà connu des érections spontanées (au réveil, par exemple) ou provoquées (par la ma********on ou un stimulus érotique). Quand le problème devient répétitif, il peut alors s’installer un cercle vicieux : la peur de l’échec aggrave le trouble, qui à son tour renforce l’anxiété.

Comment fonctionne une érection ?
Pour bien comprendre les causes des pannes, un petit détour par la mécanique de l’érection s’impose.
Le pénis est composé de deux corps caverneux, des sortes d’éponges qui, en temps normal, sont "dégonflées". Lors d’une excitation s*xuelle, le cerveau envoie un signal qui provoque :
1. Le relâchement des muscles à l’intérieur de ces corps caverneux.
2. L’afflux de sang dans les artères du pénis.
3. Le blocage du retour veineux, ce qui maintient la rigidité.
Pour que tout cela fonctionne, il faut :
✅ Un système nerveux en bon état (pour transmettre les signaux).
✅ Des vaisseaux sanguins sains (pour permettre l’afflux de sang).
✅ Un équilibre hormonal (la testostérone joue un rôle clé).
✅ Un mental détendu (le stress est l’ennemi numéro 1 de l’érection).

Pourquoi ça ne marche plus ? Les causes possibles
Les troubles de l’érection peuvent avoir deux grandes origines : physique ou psychologique. Souvent, les deux sont mêlés.

1. Les causes physiques (organiques)
Avec l’âge, les problèmes de santé ou certains modes de vie, le corps peut moins bien répondre aux stimuli s*xuels. Voici les principaux coupables :
• Les problèmes vasculaires (les plus fréquents) :
o Diabète (endommage les nerfs et les vaisseaux).
o Hypertension, cholestérol, tabac (rétrécissent les artères).
o Maladies cardiovasculaires (une dysérection peut être un signe avant-coureur d’un infarctus ou d’un AVC !).
• Les troubles neurologiques :
o Sclérose en plaques, Parkinson, AVC.
o Lésions de la moelle épinière (accident, chirurgie du dos).
o Séquelles d’une opération de la prostate (cancer, adénome).
• Les déséquilibres hormonaux :
o Manque de testostérone (andropause, stress chronique, obésité).
o Problèmes de thyroïde.
• Les médicaments :
o Antidépresseurs (surtout les ISRS comme le Prozac).
o Antihypertenseurs (bêta-bloquants).
o Traitements contre le cancer de la prostate (hormonothérapie).
• L’alcool et les drogues :
o L’alcool en excès réduit la testostérone et perturbe les signaux nerveux.
o Le cannabis peut diminuer la libido.
o Le Chems*x (voir encadré ci-dessous) : un piège dangereux.

🚨 Le Chems*x : un faux ami pour l’érection
Le Chems*x (contraction de chemical et s*x) désigne la consommation de drogues (méphédrone, GHB, crystal m**h, etc.) dans un contexte s*xuel.
Certains hommes (plus fréquent dans le milieu Gay) y ont recours pour :
✔ Prolonger les rapports (les drogues retardent l’éjaculation).
✔ Augmenter les sensations (effet désinhibiteur).
✔ Compenser un manque de confiance en soi.

Mais attention : le Chems*x n’est PAS une solution aux troubles de l’érection. Au contraire, il peut les aggraver à long terme.
Pourquoi c’est dangereux ?
• Ça perturbe le cerveau : ces drogues surstimulent la dopamine (l’hormone du plaisir), ce qui épuise les réserves naturelles. Résultat ? Après l’effet, la libido s’effondre.
• Ça abîme les vaisseaux : le stress oxydatif causé par ces substances endommage les artères du pénis, aggravant les problèmes d’érection.
• Ça crée une dépendance : le cerveau s’habitue à ces substances et ne réagit plus aux stimuli naturels. Sans drogue, l’excitation devient difficile.
• Ça expose à des risques sanitaires : IST, overdoses, dépression, isolement social.

Le piège ? Au début, ça semble marcher. Mais à force, le corps et le mental s’épuisent. La seule issue ? En parler à un médecin ou un addictologue pour sortir de cette spirale, et cela sans vouloir évoquer les autres conséquences sur la santé

2. Les causes psychologiques
Le mental joue un rôle énorme dans l’érection. Un simple stress peut tout bloquer, même chez un homme en parfaite santé physique.
• Le stress et l’anxiété :
o Peur de l’échec ("Et si ça ne marche pas ?").
o Pression professionnelle, problèmes financiers.
o Angoisse de performance ("Il faut que je sois à la hauteur").
• Les problèmes relationnels :
o Conflits avec la/le partenaire.
o Manque de communication sur les désirs.
o Routine, lassitude.
• Les traumatismes :
o Éducation s*xuelle répressive.
o Abus s*xuels dans l’enfance.
o Première expérience ratée.
• La dépression :
o La baisse de moral s’accompagne souvent d’une perte de libido et de difficultés érectiles.
Le saviez-vous ? L’érection est un réflexe involontaire, comme la respiration. Si vous essayez de la contrôler ("Est-ce que je bande assez ?"), vous activez votre système de stress (adrénaline), qui bloque justement l’érection. C’est comme essayer de s’endormir en se disant "Il faut que je dorme" : plus on force, moins ça marche !

Que faire en cas de troubles de l’érection ?
1. Ne pas rester seul avec son problème
La première étape, c’est d’en parler :
• À son/sa partenaire : souvent, le simple fait de verbaliser le problème le rend moins angoissant.
• À son médecin : un généraliste peut déjà faire un premier bilan (prise de sang, examen clinique).
• À un s*xologue ou un urologue : si le problème persiste, un spécialiste pourra proposer des solutions adaptées.
Pourquoi consulter rapidement ?
• Pour écarter une cause médicale grave (diabète, maladie cardiaque).
• Pour éviter que le trouble ne s’installe (plus on attend, plus c’est difficile à soigner).
• Pour retrouver confiance en soi et briser le cercle vicieux de l’anxiété.

2. Les solutions qui marchent
🔹 Les changements de mode de vie (à essayer en premier !)
• Bouger plus : 30 minutes de marche par jour améliorent la circulation sanguine.
• Manger mieux : réduire le sucre, les graisses saturées et l’alcool. Privilégier les oméga-3 (poissons gras, noix), les légumes et les céréales complètes.
• Arrêter de fumer : le tabac rétrécit les artères et aggrave les problèmes d’érection.
• Dormir suffisamment : le manque de sommeil baisse la testostérone.
• Gérer son stress : méditation, yoga, thérapie… Tout ce qui aide à lâcher prise.
🔹 Les traitements médicaux
Si les changements de mode de vie ne suffisent pas, plusieurs options existent :
1. Les médicaments (IPDE5)
o Viagra® (sildénafil), Cialis® (tadalafil), Levitra® (vardénafil).
o Comment ça marche ? Ils amplifient l’effet du monoxyde d’azote (NO), une molécule qui détend les muscles du pénis et favorise l’afflux sanguin.
o Efficacité : 70 % des hommes y répondent bien.
o Précautions :
 À prendre 30 min à 1h avant le rapport (sauf le Cialis, qui agit jusqu’à 36h).
 Contre-indiqués avec certains médicaments (dérivés nitrés pour le cœur).
 Effets secondaires possibles : maux de tête, bouffées de chaleur, troubles digestifs.

2. Les injections ou suppositoires (PgE1)
o Edex®, Caverject® : prostaglandines injectées directement dans le pénis ou insérées dans l’urètre.
o Pour qui ? Les hommes qui ne répondent pas aux IPDE5 ou après une chirurgie de la prostate.
o Avantage : ça marche même en cas de lésions nerveuses.
o Inconvénient : peu pratique, peut faire mal.

3. La pompe à vide (vacuum)
o Un cylindre est placé sur le pénis, et une pompe aspire l’air pour faire affluer le sang.
o Avantage : sans médicament, réutilisable.
o Inconvénient : peu naturel, peut être inconfortable.

4. Les implants péniens
o Solution de dernier recours : une prothèse est placée chirurgicalement dans le pénis.
o Pour qui ? Les hommes chez qui aucun autre traitement n’a fonctionné.
o Avantage : érection "à la demande".
o Inconvénient : irréversible, risque d’infection.
5. La thérapie hormonale
o Si le problème vient d’un manque de testostérone, des gels ou injections peuvent être prescrits.
o Attention : ce traitement n’est pas anodin et nécessite un suivi médical strict.

🔹 Les approches psychologiques
Si le problème est d’origine psychologique, plusieurs thérapies peuvent aider :
• La s*xothérapie : pour travailler sur les blocages, la communication dans le couple, les peurs.
• Les TCC (thérapies cognitivo-comportementales) : pour modifier les pensées négatives ("Je suis nul", "Ça ne marchera jamais").
• L’hypnose ou la sophrologie : pour apprendre à lâcher prise et réduire l’anxiété.

En résumé : les clés pour retrouver une s*xualité épanouie
✅ Ne pas paniquer : une panne occasionnelle est normale. Ce n’est un problème que si ça se répète.
✅ En parler : à son/sa partenaire, à son médecin, à un spécialiste.
✅ Agir sur son mode de vie : bouger, bien manger, arrêter le tabac, gérer son stress.
✅ Tester les solutions médicales : médicaments, injections, thérapie… Il y a forcément une option qui vous convient.
✅ Ne pas tomber dans le piège des "solutions miracles" : Chems*x, médicaments achetés sur Internet, remèdes "naturels" non prouvés… Ces méthodes peuvent aggraver le problème.
Le plus important ? Ne pas laisser la honte ou la peur vous empêcher de demander de l’aide. Les troubles de l’érection se soignent dans la grande majorité des cas. Alors, plutôt que de ruminer, agissez : votre vie s*xuelle (et votre moral) vous diront merci !

💡 Un dernier conseil Si vous avez des doutes sur votre santé s*xuelle, n’hésitez pas à faire un check-up complet (prise de sang, tension, examen cardiaque). Parfois, une dysérection est le premier signe d’un problème plus grave (diabète, maladie cardiovasculaire). Mieux vaut prévenir que guérir !
Cet article a été rédigé à partir de données médicales fiables, mais ne remplace en aucun cas une consultation avec un professionnel de santé.
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Dr Patrice Cudicio, Mme Jasmine Saunier s*xologue, hypnothérapeute, Paris

LE LANGAGE SECRET DES COUPLES HEUREUXPourquoi votre couple parle sans les motsUn regard qui fuit, une main qui se crispe...
27/03/2026

LE LANGAGE SECRET DES COUPLES HEUREUX
Pourquoi votre couple parle sans les mots
Un regard qui fuit, une main qui se crispe, un soupir… 93 % de notre communication est non verbale (Mehrabian, 1971). Pourtant, la plupart des conflits naissent d’un malentendu : on interprète les silences de l’autre à travers notre prisme, pas le sien.
Exemple type :
Elle : "Tu ne m’as pas embrassée en rentrant…" (sous-entendu : "Tu ne m’aimes plus ?")
Lui : "J’étais fatigué." (sous-entendu : "Ne dramatise pas.")
→ Résultat : Frustration, rancœur, et un conflit qui s’envenime… parce que personne n’a nommé son besoin.
La solution ?
✅ Dire l’indicible : "J’ai besoin de sentir que tu es content(e) de me voir."
✅ Écouter sans interpréter : "Quand tu ne m’embrasses pas, je me sens rejeté(e.) Est-ce que c’est ce que tu ressens aussi ?"

Décrypter le langage du corps : 3 clés
La congruence (ou l’art de mentir avec le corps)
Un "Je vais bien" dit avec les bras croisés et un sourire crispé ? Votre cerveau le sait, même si vous refusez de l’admettre.

Astuce : Filmez-vous pendant une dispute (avec accord). Que révèle votre posture ?
Les micro-expressions (ces émotions qui trahissent tout)
Un éclair de colère dans les yeux (1/25e de seconde), un sourcil qui se lève… Paul Ekman a prouvé que ces signaux sont universels.
Exemple : Un partenaire qui cligne des yeux rapidement ? Stress ou mensonge.
L’espace et le toucher (le thermomètre de l’intimité)
Distance intime (0-45 cm) : réservée aux proches.
Distance personnelle (45 cm-1,20 m) : entre amis.
Cas pratique : Si votre partenaire recule quand vous vous approchez, ce n’est pas un rejet… mais peut-être un besoin de temps.

Les sens : ces différences qui créent des conflits
On ne perçoit pas le monde de la même façon. Et c’est normal.

Vue
"Tu regardes les autres femmes !" → Myopie.
Accepter que l’acuité visuelle varie.
Ouïe
"Tu cries tout le temps !" → Surdité légère.
Adapter son volume ("Peux-tu parler moins fort ?").
Toucher
"Tes caresses m'agressent." → Hypersensibilité.
Demander la permission ("Un câlin maintenant ?").
Odorat
"Ton parfum me dégoûte." → Mémoire émotionnelle.
Trouver un compromis (déodorant neutre).

Exemple choc :
Mathilde aime les câlins spontanés. Arnaud, hypersensible, les vit comme des intrusions. Résultat ? Inhibition du désir des deux côtés.
→ Solution : Respecter le rythme de l’autre ("Je ne suis pas prêt, mais j’ai envie de toi").

3 exercices pour mieux communiquer

Le jeu des 5 minutes
Observez votre partenaire sans parler. Que dit son corps ?
Dos voûté → Tristesse.
Jambes croisées → Défense.
Soupirs → Stress.
Le code secret du couple

Inventez des signaux non verbaux :
Un effleurement de main = "J’ai besoin de réconfort".
Un clin d’œil = "Je t’aime".

La synchronisation
Adoptez inconsciemment la posture de l’autre (mimétisme). Cela renforce le lien (étude de l’Université de Californie, 2018).

Le mot de la fin
La communication non verbale n’est pas une science exacte, mais un langage vivant. Elle peut être :

Une arme : quand elle sert à manipuler ou blesser.
Un pont : quand elle permet de se comprendre sans mots.

Votre mission :
Ne cherchez pas à tout contrôler : Le corps parle, même quand on ne veut pas l’écouter.
Acceptez les différences : Votre partenaire ne perçoit pas le monde comme vous.
Osez la vulnérabilité : Dire "Je ne sais pas ce que tu ressens" est plus courageux que de deviner.

Et vous, quel est le signal non verbal que votre partenaire vous envoie le plus souvent ? 😉
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Dr Patrice Cudicio, Mme Jasmine Saunier, s*xologue, hypnothérapeute

CHIRURGIES D'AFFIRMATION DE GENRE: CE QUE LA MÉDECINE A APPRISUne asymétrie chirurgicale fondamentaleContrairement à l'i...
20/03/2026

CHIRURGIES D'AFFIRMATION DE GENRE: CE QUE LA MÉDECINE A APPRIS
Une asymétrie chirurgicale fondamentale
Contrairement à l'idée répandue que les chirurgies masculinisantes et féminisantes seraient deux faces d'une même médaille, leur complexité technique est radicalement différente. La règle de base en chirurgie reconstructrice s'applique ici pleinement : remodeler un tissu existant est bien plus simple que créer un organe de toutes pièces.
La chirurgie transfémininine tire parti des tissus existants — la peau du pénis, le gland, le sc***um — pour construire une anatomie génitale féminine fonctionnelle. La chirurgie transmasculine, qui nécessite la création d'un phallus, relève d'un défi reconstructeur autrement plus complexe, comparable aux grandes interventions de chirurgie plastique.

La vaginoplastie : une technique mature
La technique de référence chez les personnes transféminines, l'inversion pénienne, consiste à utiliser la peau du pénis pour former la paroi du néo-vagin, à remodeler le gland en cl****is (en préservant son innervation), et à construire les grandes lèvres à partir du sc***um. Mise au point dans les années 1960 et affinée depuis, elle permet aujourd'hui d'obtenir une profondeur vaginale de 10 à 15 cm dans la majorité des cas.
Quand les tissus disponibles sont insuffisants — après une hormonothérapie prolongée ou l'usage de bloqueurs de puberté — d'autres solutions existent : greffes cutanées ou utilisation d'un segment de côlon sigmoïde, dont la muqueuse assure une lubrification naturelle.

Sensibilité et vie s*xuelle : des résultats solides
La préservation de la sensibilité érogène est au cœur de ces interventions. Le cl****is reconstruit à partir du gland conservant une innervation riche, 60 à 90 % des patientes rapportent une capacité orgasmique après l'opération. Ces chiffres sont à nuancer : la qualité de la reconstruction nerveuse, la cicatrisation, l'image corporelle et le contexte affectif jouent tous un rôle déterminant. Pour beaucoup, l'amélioration de la vie s*xuelle tient autant au sentiment de congruence entre corps et identité qu'aux seuls résultats anatomiques.

Un suivi postopératoire exigeant
La réussite fonctionnelle ne s'arrête pas au bloc opératoire. Pendant plusieurs mois, des dilatations vaginales régulières sont indispensables pour éviter la rétraction cicatricielle. Les complications les plus courantes — sténoses, perte de profondeur, troubles urinaires — restent rares dans les centres spécialisés, mais rappellent la complexité de ces interventions.

Des parcours de plus en plus individualisés
L'époque du modèle unique est révolue. Là où la vaginoplastie complète était autrefois considérée comme l'aboutissement quasi-obligatoire d'une transition, les personnes transféminines disposent aujourd'hui d'un éventail d'options :
• Orchidectomie seule (suppression de la production de testostérone)
• Vulvoplastie sans cavité vaginale (apparence génitale féminine sans néo-vagin profond), de plus en plus demandée par celles qui ne souhaitent pas de rapports vaginaux pénétratifs
Cette diversification illustre un changement philosophique profond : la chirurgie n'est plus une norme à atteindre, mais un outil au service d'un projet personnel.

Satisfaction élevée, regrets rares
Les données internationales convergent : la satisfaction après chirurgie d'affirmation de genre est globalement élevée, avec une amélioration significative de la dysphorie et de la qualité de vie. Les regrets, souvent médiatisés, restent marginaux (1 à 2 %) et sont rarement imputables au seul résultat chirurgical — ils s'expliquent plus souvent par un isolement social, un manque de soutien familial ou des attentes irréalistes. Ces constats ont conduit les équipes spécialisées à investir davantage dans l'information préopératoire et l'accompagnement psychologique.

Un changement de paradigme médical
Le regard porté sur ces chirurgies a lui-même évolué. Aux critères purement anatomiques (profondeur, esthétique, absence de complications) s'ajoutent désormais des mesures centrées sur l'expérience du patient : bien-être psychologique, qualité de la vie s*xuelle, ressenti de la sensibilité, capacité à vivre dans le genre désiré.
Ce glissement reflète une tendance de fond de la médecine contemporaine : l'objectif n'est plus de corriger un corps pour le conformer à une norme, mais de le transformer pour qu'il s'accorde à l'expérience intime de la personne qui l'habite.

Dr Patrice Cudicio, Mme jasmine Saunier, s*xologue, hypnothérapeute Paris

🧬 PEUT-ON DÉTERMINER LE SEXE DE L'ENFANT AVANT SA NAISSANCE?Aujourd’hui, oui — mais seulement en partie.Grâce aux progrè...
19/03/2026

🧬 PEUT-ON DÉTERMINER LE SEXE DE L'ENFANT AVANT SA NAISSANCE?

Aujourd’hui, oui — mais seulement en partie.
Grâce aux progrès médicaux, il est possible d’identifier très tôt le s*xe chromosomique d’un fœtus :
dès la 10ᵉ semaine via les tests prénataux non invasifs (NIPT),
voire avant l’implantation en cas de fécondation in vitro (tests génétiques préimplantatoires).
Cependant, ces techniques ne révèlent qu’un aspect du s*xe biologique, qui est en réalité plus complexe qu’un simple « garçon ou fille ».

⚙️ Le s*xe biologique : une réalité à plusieurs niveaux
Le s*xe humain ne repose pas sur un seul critère, mais sur plusieurs dimensions biologiques :
Sexe chromosomique
XX (souvent féminin), XY (souvent masculin)
Mais aussi des variations naturelles : XXY, XO, mosaïques…
Sexe gonadique
Développement des ovaires ou des testicules
Dépend notamment de certains gènes comme SRY
Sexe phénotypique (visible)
Organes génitaux, caractéristiques physiques, voix, pilosité…
C’est ce que l’on observe à la naissance

👉 Dans la majorité des cas, ces trois niveaux coïncident.
Mais ce n’est pas toujours le cas.
🔄 Quand les niveaux ne concordent pas
Certaines personnes présentent des variations du développement s*xuel (VDS).
Exemple :
une personne XY peut développer un corps féminin si ses cellules ne répondent pas aux hormones masculines.
Ces situations restent rares :
environ 1 naissance sur 4 500 à 5 500 pour les formes visibles à la naissance.

👶 Attribuer un s*xe à la naissance : une convention
À la naissance, le s*xe est attribué en fonction de l’apparence des organes génitaux.
C’est donc une décision basée sur le visible (phénotype).
Mais :
dans certains cas complexes, cette attribution peut être incertaine ou discutée,
les pratiques médicales évoluent aujourd’hui vers plus de prudence et d’éthique, en évitant les interventions précoces irréversibles.

🧠 Sexe et genre : deux réalités différentes
Sexe biologique : chromosomes, hormones, anatomie
Genre : identité vécue, dimension psychologique et sociale
Dans la majorité des cas, les deux concordent.
Mais chez certaines personnes, il peut exister un décalage.
⚖️ Ce qu’il faut vraiment retenir
La biologie humaine est majoritairement binaire (masculin / féminin).
Mais cette binarité repose sur un processus complexe, impliquant gènes, hormones et développement.
Il existe des variations naturelles, rares mais bien documentées.

👉 Autrement dit :
le s*xe n’est pas une illusion… mais ce n’est pas non plus une réalité aussi simple qu’on le pense.

🎯 En résumé
On peut aujourd’hui déterminer très tôt le s*xe chromosomique d’un futur enfant.
Mais le s*xe biologique complet est le résultat d’un développement complexe, et ne se réduit pas toujours à une classification immédiate et absolue.
*xe,

Dt Patrice Cudicio, Mme Jasmine Saunier, s*xologue, hypnothérapeute, Paris

Adresse

Paris
75016

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