Sexologie Magazine

Sexologie Magazine La sexualité sous tous ses aspects, une meilleure compréhension, ses troubles et leurs solutions expliqués Sexothérapeute et Hypnothérapeute: RV sur Doctolib

01/01/2026
23/12/2025

Lors de la conférence de presse pour la commission d’enquête sur le traitement judiciaire de l’inceste, mercredi 10 décembre, la députée socialiste Florence Herouin-Léautey, a eu des propos très forts pour condamner la pédocriminalité.

17/12/2025

🧠 Stress post-traumatique après l’inceste : pourquoi un suivi psychologique est indispensable

J’ai survécu à l’inceste, mais mon corps et mon esprit portaient encore les cicatrices.
Le stress post-traumatique (SPT) n’est pas une faiblesse : c’est une réaction normale à une violence extrême, répétée, vécue dans un lien de dépendance.

🕊️ Mon témoignage : comment j’ai retrouvé ma non-culpabilité

Lors du confinement, je suis tombée en dépression.
Mes souvenirs, jusque-là contenus, revenaient en boucle, jour et nuit.
Je souffrais de culpabilité, de honte, de dégoût envers moi-même.
La souffrance était telle que, pour moi, la seule issue semblait être de mourir.

J’ai décidé de consulter un psychologue.
Important à savoir : je n’ai jamais eu de mémoire traumatique ou de souvenirs enfouis.

💡 Ce qui m’a aidée : l’hypnose thérapeutique.

Lors d’une séance, j’étais profondément relaxée, mais pleinement consciente.
Mon psy m’a demandé de regarder la petite fille que j’étais au moment des viols.

Je l’ai vue comme on regarde une photo de soi.
Puis il m’a posé cette question :

“En regardant cette petite fille, penses-tu qu’elle puisse être coupable de ce qu’elle subit à cet âge-là ?”

À cet instant :
• mon corps s’est détendu,
• une immense paix m’a traversée,
• j’ai ressenti profondément que je n’étais pas coupable.

Je me suis vue. Je me suis crue.
J’étais légère.
Mon psy m’a demandé de garder cette sensation en moi.
👉 Aujourd’hui encore, je la ressens.

🌀 L’hypnose dans le suivi du trauma : à quoi s’attendre ?

Certain(e)s psychologues utilisent l’hypnose thérapeutique comme outil, jamais comme « spectacle ».

Contrairement aux idées reçues :
❌ on ne dort pas
❌ on ne perd pas le contrôle
❌ on ne fait rien contre sa volonté

Une séance consiste à :
• induire un état de relaxation profonde et sécurisée,
• travailler sur les sensations corporelles,
• apaiser le système nerveux,
• renforcer les ressources internes.

👉 La personne reste consciente, entend tout, peut parler, s’arrêter à tout moment.

💡 L’hypnose ne fabrique pas de souvenirs. Elle ne suggère rien, n’invente rien. Elle permet seulement de diminuer la charge émotionnelle et de vivre avec le stress post-traumatique.

🩺 À quoi sert un suivi psychologique ?

Un suivi psychologique sert à :
✅ Sécuriser le corps et le cerveau, souvent bloqués en mode danger
✅ Comprendre ses symptômes : flashbacks, dissociations, troubles sexuels, honte
✅ Replacer la responsabilité là où elle doit être : pas sur la victime
✅ Se réapproprier son corps et ses limites
✅ Se reconstruire sans se renier

⚠️ Sans accompagnement, le stress post-traumatique peut devenir chronique et épuisant.

💰 Le coût d’un suivi psychologique
• Psychologue libéral : 50 à 80 € la séance (parfois partiellement remboursée)
• CMP / structures publiques : gratuit, mais délais parfois longs
• Associations spécialisées violences sexuelles : tarifs adaptés ou gratuits

⚠️ Le coût existe, mais ne pas être accompagné(e) coûte souvent plus cher en santé mentale, corps et estime de soi.

🌱 En conclusion

Le suivi psychologique après l’inceste n’est pas un luxe, c’est vital.

L’hypnose n’efface rien, n’invente rien, mais permet à votre corps et votre esprit de comprendre enfin :

👉 Nous n’avons jamais été coupables.
👉 Se protéger psychologiquement n’est jamais trahir la vérité.

🙏🏻🙏🏻🙏🏻



QUAND L'AMOUR PREND L'AIR!L’amour en plein air : fantasme de liberté et goût de la transgressionFaire l’amour en plein a...
12/12/2025

QUAND L'AMOUR PREND L'AIR!

L’amour en plein air : fantasme de liberté et goût de la transgression

Faire l’amour en plein air figure parmi les fantasmes les plus répandus, aussi bien chez les femmes que chez les hommes. Un simple survol des médias, des magazines féminins aux plateformes numériques, confirme cet engouement persistant : conseils pratiques, récits excitants et classements des « lieux les plus hot » se succèdent, nourrissant l’imaginaire collectif.
Certains sites — parfois avec un sérieux tout relatif — dressent des listes prétendument exhaustives des endroits les plus propices à l’aventure érotique.
On commence classiquement par l’abribus, t**d le soir, quand le bus se fait attendre. La scène est presque codifiée : mini-jupe, proximité feinte, un geste anodin… et la frontière de l’interdit est franchie.
Viennent ensuite les escaliers, les voitures décapotables, la forêt (à condition qu’elle ne soit pas trop déserte, car l’excitation naît aussi du risque), les fêtes populaires, les mariages, les places de marché bondées. Curieusement, le métro aux heures de pointe reste souvent absent de ces fantasmes, peut-être trop proche du réel pour faire rêver.
Pour les amateurs de sensations fortes, l’imaginaire s’emballe : pluie battante, orage, rafting, parkings entre deux voitures, kayak au fil de l’eau… Certains évoquent même la motoneige, portée par les témoignages enthousiastes de lectrices aventureuses. Les puristes, eux, dédaignent la tente de camping jugée trop banale, mais se laissent tenter par des lieux inattendus, comme les festivals réputés ennuyeux ou — plus transgressif encore — une salle de classe, où l’on rejoue le fantasme de l’écolière ou de l’élève rebelle.
L’inventaire se conclut parfois sur le parc zoologique, où l’observation des animaux en pleine activité sexuelle serait, dit-on, source d’inspiration. Il est toutefois conseillé de garder ses distances : le regard des animaux — et l’imaginaire qu’il convoque — peut vite devenir troublant. « Gare au gorille ! », aurait sans doute conclu Georges Brassens.

Pourquoi ce fantasme est-il si puissant ?
D’un point de vue très concret, ces lieux ne réunissent pourtant ni le confort ni l’intimité habituellement nécessaires à une sexualité pleinement satisfaisante, en particulier pour de nombreuses femmes. Le risque d’être vu, les désagréments physiques (froid, humidité, insectes, sol inconfortable, saleté) et l’absence de sécurité semblent aller à l’encontre du plaisir.
Mais c’est précisément là que réside la force du fantasme. Sa valeur érotique tient avant tout à la transgression : braver les règles sociales, détourner un espace public de sa fonction, se confronter au regard potentiel de l’autre. L’excitation naît du danger symbolique, du frisson de l’interdit, bien plus que des conditions matérielles.

Contrairement à d’autres fantasmes qui restent sagement confinés à l’imaginaire, celui-ci appelle souvent le passage à l’acte. Il devient alors une sorte de rite initiatique, un jalon dans l’histoire érotique du couple ou de l’individu. On raconte, parfois avec fierté, avoir fait l’amour dans un lieu improbable : sur un bateau, dans un arbre, sur une plage déserte ou à l’arrière d’un véhicule. Ces expériences contribuent à construire un récit personnel du désir, une mémoire sensuelle qui nourrit l’estime de soi et le sentiment de liberté sexuelle.

Un fantasme lié aux débuts amoureux
L’amour en plein air semble aussi particulièrement associé aux amours naissantes. Il suppose une certaine souplesse physique, de l’énergie, un désir intense et une forte complicité. Il répond également à des contraintes très concrètes : lorsque l’on vit encore chez ses parents ou que l’intimité fait défaut, les espaces extérieurs deviennent des refuges symboliques pour le désir.
Idéalisées, scénarisées, ces situations occupent une place importante dans le paysage fantasmatique… jusqu’à ce qu’elles soient remplacées par d’autres formes de transgression ou de créativité sexuelle. Car le fantasme n’est jamais figé : il évolue avec l’âge, l’histoire affective, le rapport au corps et au plaisir.

L’amour en plein air, plus qu’un simple décor, incarne ainsi un moment de liberté, une affirmation du désir face aux normes, une expérience sensorielle et symbolique où le plaisir se mêle à l’audace — parfois plus dans l’imaginaire que dans la réalité.

Dr Patrice Cudicio, Mme Jasmine Saunier sexologue, hypnothérapeute

10/12/2025

L'hypnose devient un acte médical et s'invite dans les salles d'opérations pour l'anesthésie ou la prise en charge de la douleur. Son succès mérite cependant de la prudence en dehors des services hospitaliers, face à ceux qui revendiquent un savoir-faire qu'ils n'ont pas...

RELIGIONS MONOTHÉISTES ET SEXUALITÉLes religions monothéistes : un horizon dépassé ?Pendant des centaines de milliers d’...
09/12/2025

RELIGIONS MONOTHÉISTES ET SEXUALITÉ

Les religions monothéistes : un horizon dépassé ?

Pendant des centaines de milliers d’années, nos ancêtres ont vécu comme les autres animaux, guidés par leurs instincts. Puis, peu à peu, ils ont inventé des outils, organisé la chasse, partagé la nourriture, enterré leurs morts. Ils ont commencé à se poser des questions : d’où venons-nous ? pourquoi la mort ? comment vivre ensemble ?

Avant la science, ces questions ont reçu des réponses sous forme d’histoires : des mythes qui expliquent le monde et donnent des règles de vie. Avec l’écriture, ces récits se fixent en grands textes religieux. Ils servent à la fois à rassurer(Dieu nous aime, il y a un sens à notre souffrance) et à contrôler (obéis à la Loi, sinon tu seras puni).
Les trois grandes religions monothéistes – judaïsme, christianisme, islam – naissent dans ce contexte :

• Le judaïsme raconte l’histoire d’un peuple choisi par un Dieu unique. Ses récits (Création, Déluge, Exode) ressemblent à des mythes plus anciens du Proche-Orient.

• Le christianisme commence avec Jésus, un prédicateur juif exécuté par les Romains. Après sa mort, ses disciples le présentent comme le Sauveur de toute l’humanité. Les évangiles sont écrits plus t**d, dans un monde où circulent déjà beaucoup d’histoires de dieux qui meurent et ressuscitent.

• L’islam apparaît au VIIᵉ siècle, en reprenant et en réinterprétant des personnages de la Bible (Abraham, Moïse, Jésus). Le Coran est vu comme la parole de Dieu transmise par le prophète Muhammad.

Ces religions ont apporté des choses importantes : solidarité, œuvres de charité, art, musique, architectures magnifiques, soutien psychologique pour beaucoup de croyants. Mais elles ont aussi servi à justifier des guerres, des persécutions, des dominations.

Un des points les plus sensibles est la sexualité :
• contrôle du corps des femmes
• culpabilisation du désir
• rejet de certaines orientations sexuelles
• obsession de la pureté

Des penseurs comme Freud et Reich ont souligné que cette répression sexuelle fabriquait des personnes culpabilisées, obéissantes, faciles à manipuler.

À partir du XIXᵉ et surtout du XXᵉ siècle, deux grandes forces vont bousculer les religions :
1. Les sciences (Darwin, puis la psychologie, les neurosciences, la sociologie) montrent que nous pouvons expliquer le monde sans faire intervenir un Dieu qui tire les ficelles.
2. La libération des femmes (droit de vote, contraception, travail, luttes féministes) remet en cause l’ordre patriarcal que les religions ont longtemps présenté comme « naturel » ou « voulu par Dieu ».

Aujourd’hui, dans de nombreux pays, surtout en Europe, de plus en plus de gens se disent sans religion. Ils ne croient plus vraiment aux dogmes, mais ils restent souvent en recherche de sens, de valeurs, de liens.
Dans d’autres régions (Afrique, Moyen-Orient, Asie du Sud), les religions restent très puissantes, parfois en alliance avec des régimes autoritaires.

On peut relire certains mythes d’une manière nouvelle. Par exemple, au lieu de voir Ève comme la coupable de tous les maux, on peut dire : c’est grâce à elle – grâce à la curiosité, à la connaissance – que l’humanité sort de l’innocence animale et devient responsable de son destin. Ce n’est plus une histoire pour faire culpabiliser les femmes, mais un symbole de libération.

Face à tout cela, une autre voie apparaît : l’humanisme.
L’idée est simple :
• l’être humain, sa dignité et son bien-être, sont au centre ;
• nos règles morales doivent être discutées avec la raison, l’expérience, les sciences, et non imposées au nom d’un livre sacré ;
• chacun est libre de croire ou de ne pas croire, mais aucune religion ne peut prétendre imposer sa loi à toute la société.

On peut rester spirituel – chercher du sens, s’émouvoir, méditer, célébrer – sans se soumettre à un Dieu qui commande tout. On peut inventer des rituels laïques, des formes de fraternité et de solidarité ouvertes à tous, quelles que soient les croyances.

Dire que les religions monothéistes sont un « horizon dépassé », ce n’est pas nier leur importance historique, ni insulter les croyants. C’est constater que, pour une partie croissante de l’humanité, elles ne suffisent plus à penser le monde d’aujourd’hui : la science, l’égalité des sexes, les droits humains, l’urgence écologique demandent une éthique nouvelle, où l’homme n’est plus l’esclave de textes figés, mais l’acteur responsable de sa propre histoire.

Dr Patrice Cudicio, Mme Jasmine Saunier sexologue, hypnothérapeute

Le VIH / HIV EN 2025: UNE INFECTION CHRONIQUE, SURTOUT PAS UNE MALADIE DU PASSÉ.Pendant longtemps, le VIH a été associé ...
04/12/2025

Le VIH / HIV EN 2025: UNE INFECTION CHRONIQUE, SURTOUT PAS UNE MALADIE DU PASSÉ.

Pendant longtemps, le VIH a été associé à une image de maladie mortelle, rapide et sans issue.
Aujourd’hui, grâce aux traitements, le virus ne tue plus comme dans les années 80-90…
Mais il circule toujours activement.
La perception sociale a changé, le danger biologique, lui, n’a pas disparu.

🧬 Qu’est-ce que le VIH exactement ?
Le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine) attaque progressivement les cellules de défense de l’organisme (les lymphocytes CD4).
En les détruisant, il affaiblit les défenses naturelles jusqu’à permettre l’apparition d’infections graves, de cancers et de complications multiples.
Lorsque le système immunitaire est très atteint et que des maladies opportunistes apparaissent, on parle de SIDA (Syndrome d’Immuno-Déficience Acquise).
Le VIH n’est donc pas le sida, mais le virus qui peut y conduire lorsqu’il n’est pas traité.

🧪 Séropositivité : être porteur n’est pas être malade
Être séropositif signifie que :
Le virus est présent dans l’organisme, mais la personne peut se sentir en parfaite santé pendant très longtemps.
Sans traitement, il peut se passer plusieurs années avant que la maladie ne se déclare.
Avec le traitement, une personne séropositive peut aujourd’hui vivre aussi longtemps que la population générale.
Mais le virus est toujours présent.

💊 Le tournant des traitements : le VIH est devenu une maladie chronique
Depuis les trithérapies puis les multithérapies modernes :
• De nouveaux traitements permettent de bloquer quasi totalement la réplication du virus.
• La charge virale peut devenir indétectable dans le sang.
• Une personne bien traitée ne transmet presque plus le virus par voie sexuelle.
On parle aujourd’hui de principe I = I :
Indétectable = Intransmissible (par voie sexuelle).
Autrement dit :
une personne vivant avec le VIH et suivant bien son traitement ne contamine plus ses partenaires.
Cela a complètement transformé l’approche médicale…
mais aussi créé une fausse impression de disparition du problème.

⚠️ Car le VIH circule toujours
Malgré les progrès :
• Le VIH reste activement transmis.
• De nombreuses personnes ignorent leur statut.
• Certaines infections sont découvertes trop t**d.
• Le virus touche à nouveau les jeunes adultes, mais aussi les plus de 50 ans.
Le danger est devenu discret, silencieux, mais toujours réel.

💉 Comment se transmet le VIH ?
Le VIH se transmet uniquement par certains liquides biologiques :
• le sang
• le sperme
• les sécrétions vaginales
• le lait maternel
Il faut un contact avec une muqueuse ou une plaie pour qu’une contamination soit possible.
La transmission est possible lors de :
• Rapports sexuels non protégés
• Partage de seringues
• Matériel de tatouage ou piercing mal stérilisé
• Transmission mère-enfant (grossesse, accouchement, allaitement)
• Accidents d’exposition au sang

La transmission est impossible lors de :
• Poignée de main
• Ba**er
• Salive (sans sang)
• Toilettes publiques
• Transpiration
• Couverts
• Piscines
• Piqûre de moustique
Car le VIH meurt très vite à l’air libre.
Il ne survit pas sur les surfaces comme une bactérie peut le faire.

❤️ VIH et sexualité : ce qu’il faut savoir en 2025
Certaines zones sont plus vulnérables aux micro-lésions :
• Les muqueuses anales
• Le col de l’utérus
• Le gland
• Les muqueuses buccales en cas de plaie
La transmission ne dépend pas seulement du virus,
mais aussi de :
• l’état des muqueuses,
• la présence d’autres IST,
• la charge virale,
• les pratiques sexuelles.

🩺 Dép*stage : l’arme la plus efficace contre l’ignorance
Le VIH peut rester longtemps silencieux.
On peut être contagieux sans le savoir.
Quand se faire dép*ster ?
• Après un rapport à risque
• Avant une relation “sans préservatif”
• En cas de partenaires multiples
• En cas de fatigue chronique inexpliquée
• En cas de projet de grossesse
La séroconversion (période pendant laquelle le test peut être négatif alors que le virus est présent) dure :
→ environ 6 semaines, parfois jusqu’à 3 mois pour être certain.

🛡️ Prévention : aujourd’hui, on peut vivre ET se protéger
Préservatif
Toujours utile, même à l’ère des traitements modernes.
Traitement post-exposition (TPE)
Possible dans les 48 heures après un rapport à risque.
Traitement prophylactique (PrEP)
Traitement préventif disponible pour des personnes exposées régulièrement au risque :
Il réduit très fortement le risque d’infection lorsqu’il est bien suivi.

🎯 Ce qu’il faut comprendre
Le VIH n’est plus :
une condamnation rapide à mort.
Mais il reste :
une infection chronique lourde,
un traitement à vie,
un suivi médical régulier,
une charge psychologique non négligeable.
Le danger aujourd’hui n’est plus la mort brutale,
c’est la banalisation.

🔚 Conclusion
Quand Freddy Mercury chantait "Too much love will kill you",
la peur était brute, massive, immédiate.
Aujourd’hui,
l’amour ne tue plus comme avant…
…mais le risque n’a pas disparu.
Il a simplement changé de visage.
La différence entre liberté sexuelle et danger
n’est pas la morale.
C’est la connaissance.

Dr Patrice Cudicio, Mme Jasmine Saunier sexologue, hypnothérapeute, Paris

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03/12/2025

Dans le cadre du projet de loi-cadre contre les violences faites aux femmes et aux enfants, Aurore Bergé, la ministre chargée de l'Égalité femmes-hommes a jugé ce lundi 24 novembre qu'un casier judiciaire vierge pour tout professionnel au contact des enfants devrait être obligatoire.

IST: Les infections sexuellement transmissibles en dehors du VIH (HIV) et Sida qui seront vus dans le post suivant.Nouve...
03/12/2025

IST: Les infections sexuellement transmissibles en dehors du VIH (HIV) et Sida qui seront vus dans le post suivant.

Nouvel état des lieux des IST en 2025
🔹 Les IST restent une urgence de santé publique mondiale
• Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), chaque jour, plus d’un million de personnes de 15 à 49 ans contractent une infection sexuellement transmissible curable — comme la chlamydiose, la gonorrhée, la syphilis ou la trichomonase.

• En 2020, l’OMS estimait à 374 millions le nombre total d’infections annuelles dues à ces quatre IST soignables.

• À cela s’ajoutent d’autres IST d’origine virale (souvent persistantes) : infections à Human papillomavirus (HPV), à Herpès simplex (HSV), hépatites virales (notamment B), etc.

Conclusion : les IST ne sont ni “marginales” ni “du passé” — elles restent très fréquentes, souvent silencieuses, et donc particulièrement dangereuses en termes de propagation “inaperçue”.

📈 Une recrudescence marquée en Europe
Depuis plusieurs années, et notamment à la reprise des comportements “pré-COVID”, les cas d’IST remontent fortement dans de nombreux pays européens.

• Pour 2023, l’European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC) rapporte 96 969 cas confirmés de gonorrhée dans les 28 pays de l’UE/AELE — un bond de 31 % par rapport à 2022. C’est le niveau le plus élevé jamais enregistré depuis le début de la surveillance.
• La syphilis continue également d’augmenter : en 2023, ≈ 41 051 cas confirmés ont été recensés, soit une hausse de ~13 % par rapport à 2022, et le double du nombre de cas signalés en 2014.
• Quant à la chlamydiose (Chlamydia trachomatis), elle demeure l’IST bactérienne la plus fréquente : plus de 230 000 cas rapportés en 2023 dans l’UE/AELE.
• Ce retour des IST touche tous les groupes d’âge, y compris les jeunes adultes, et — chose à noter — les personnes plus âgées : un rapport publié en 2025 a observé une “augmentation régulière” des diagnostics d’IST chez les plus de 65 ans dans certains pays. euronews
Pourquoi cette hausse ? Plusieurs facteurs sont mis en cause par les autorités sanitaires : baisse de l’usage du préservatif, multiplication des partenaires, mais aussi plus de dép*stages et donc plus de cas détectés.

🔬 Zoom — Principales IST, ce qui a changé (ou non)

Voici un aperçu des IST les plus fréquentes ou préoccupantes aujourd’hui, avec les avancées ou les points d’attention récents.
IST / Infection Situation en 2025 / éléments à connaître:

Chlamydiose (Chlamydia trachomatis) est toujours l’IST bactérienne la plus fréquente. Assez souvent asymptomatique, surtout chez les femmes → favorise une transmission “silencieuse”. Dép*stage nécessaire.

Syphilis (Treponema pallidum) Sa hausse est constante depuis des années : doublement des cas depuis 2014. L’essor concerne aussi bien les hommes (en particulier hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, “HSH”) que les femmes.

Trichomonase (Trichomonas vaginalis) Elle est toujours classée parmi les IST curables mais fréquemment sous-estimée du fait de peu de dép*stage systématique.

Human papillomavirus (HPV) & lésions associées (condylomes, cancers). L’HPV reste l’infection virale sexuellement transmissible la plus répandue. Les formes “à haut risque” (cancérigènes) — par ex. associées aux sous-types 16 et 18 — représentent un enjeu majeur de santé publique. L’efficacité de la vaccination et du dép*stage reste déterminante.

La gonorrhée est une infection sexuellement transmissible bactérienne souvent silencieuse, transmise lors des rapports sexuels non protégés. Elle peut atteindre les organes génitaux, l’anus et la gorge, provoquant brûlures urinaires, écoulements, douleurs pelviennes ou angine. Non traitée, elle expose à des risques de stérilité et de transmission au nouveau-né. Le traitement repose sur des antibiotiques injectables en raison de résistances croissantes.

Herpès génital (Herpès simplex, HSV-1 / HSV-2) Il est très répandu, souvent latent et récurrent. Le virus ne disparaît jamais complètement ; le traitement vise à soulager, réduire la fréquence des poussées, mais sans éliminer l’infection.

Hépatites virales (notamment Hépatite B) Toujours présentes, surtout l’hépatite B — dont la transmission sexuelle reste possible. Un vaccin existe (et reste l’un des piliers de la prévention).

⚠️ Important :
le fait qu’une IST soit “traitable” (comme chlamydia, gonorrhée, syphilis) ne la rend pas moins grave si elle passe inaperçue — elle peut provoquer infertilité, complications liées à la grossesse, transmission à l’enfant, etc. Les IST virales (HPV, herpès, hépatites) posent également des risques à long terme — cancers, poussées chroniques, récidives, transmission mère-enfant.

🧩 Les dynamiques récentes : nouveaux défis

Quelques évolutions récentes changent la donne en matière de prévention, dép*stage et rapport social aux IST :

• Résistance antibiotique : particulièrement inquiétante pour la gonorrhée. Le traitement devient plus complexe, ce qui renforce l’importance de la prévention.
• Usage d’antibiotiques en prophylaxie post-exposition (PEP) : chez certains groupes à risque (notamment hommes ayant des rapports sexuels avec hommes), l’utilisation d’une PEP à la doxycycline après des rapports à risque a montré qu’elle peut réduire jusqu’à 82 % des cas incidents de chlamydiose et syphilis. Mais cela peut soulever des questions éthiques, de santé publique, de sur-consommation antibiotiques et de sélection de résistances.
• Changement des comportements sexuels : baisse de l’usage du préservatif chez certains groupes (jeunes, adolescents), multiplicité des partenaires, sexualité plus fragmentée, mobilité, applications de rencontres... Tout cela rend la prévention plus difficile.
• IST “mois visibles”, dép*stage insuffisant : beaucoup d’infections restent asymptomatiques pendant longtemps. Le dép*stage régulier même en l’absence de symptômes est donc essentiel pour limiter la propagation.
• Focus sur des populations variées : ce ne sont plus uniquement les “jeunes adultes” ou groupes “à risque”. On observe une hausse aussi chez les personnes plus âgées ce qui interroge sur les représentations habituelles d’une sexualité qui serait de "moindre risque” après 50-60 ans.

✅ Que peut’on peut faire aujourd’hui : prévention, vigilance et responsabilité
À la lumière de ces données récentes, les conseils de prévention restent plus que jamais d’actualité :
• Utiliser systématiquement un préservatif (prévention de base, mais pas infaillible : certaines IST, notamment virales, peuvent se transmettre par contacts cutanéo-muqueux non protégés).
• Limiter le nombre de partenaires, ou du moins être transparent·e·s et vérifier toujours le statut des partenaires tout en sachant que l’absence de symptômes ne garantit rien.
• Dép*stage régulier par une analyse sanguine même en l’absence de symptômes. Idéalement avant de débuter une nouvelle relation, puis à intervalles réguliers si l’on a plusieurs partenaires.
• Pour les jeunes, la vaccination anti-HPV (dans les pays qui la proposent), dès l’adolescence ou le début de la vie sexuelle est l’un des outils les plus efficaces de prévention du cancer du col de l’utérus.
• Dans certains contextes à risque élevé (HSH, sexualité “ouverte”, usage de drogues, etc.), envisager des stratégies contextuelles supplémentaires (éducation sexuelle, réduction des risques, dép*stage fréquent, éventuellement prophylaxie selon recommandations, suivi médical).
• Information, éducation, dé-stigmatisation : briser les tabous autour des IST, encourager le dép*stage, normaliser les discussions pour que la prévention ne soit pas un sujet “tabou” ou “culpabilisant”.

🎯 Ce qu’il faut retenir — et les nuances à garder
• Le tableau “IST = choses du passé” est faux. Au contraire, la recrudescence des IST bactériennes dans de nombreuses régions montre qu’on n’est loin d’avoir “gagné la guerre”.
• Beaucoup d’IST sont asymptomatiques — la vigilance et le dép*stage sont donc essentiels, même sans “malaise” visible.
• Les risques ne sont pas négligeables : infertilité, complications (grossesse, nouveau-né), cancers (HPV), hépatites, etc. Les conséquences peuvent être graves même si l’IST n’est pas “mortelle”.
• Nous avons des outils de prévention efficaces : préservatif, dép*stage, vaccination (HPV, hépatite B), mais ils nécessitent ** responsabilité, information, constance, et dé-stigmatisation**.
• La résistance aux antibiotiques rend le problème plus complexe — il ne suffit plus de “soigner quand c’est déclaré”. La prévention doit redevenir une priorité collective.

Dr Patrice Cudicio, Mme Jasmine Saunier, Sexologue, Hypnothérapeute

AMOUR OU ATTACHEMENT TOXIQUE ?Quand aimer, c’est commencer à s’oublierSophie, 38 ans, regarde les séances de cinéma sur ...
01/12/2025

AMOUR OU ATTACHEMENT TOXIQUE ?

Quand aimer, c’est commencer à s’oublier

Sophie, 38 ans, regarde les séances de cinéma sur son téléphone. Elle aimerait proposer une sortie à Rodrigue… mais elle sait déjà qu’il déteste ça. Avec son planning imprévisible, ce sera encore impossible. Alors elle renonce. Comme souvent.
Elle préfère être disponible, au cas où il aurait un moment. Elle l’attend. Elle s’inquiète. Elle espère. Elle s’oublie.
Sophie “donne tout”. Et tant p*s si elle souffre : mieux vaut patienter que risquer de perdre.
Mais est-ce encore de l’amour quand on se sent vivre à moitié ?

L’amour doit-il faire mal ?
Dans la littérature, les films et les chansons, la passion dévorante est reine.
Si l’amour n’est pas intense, fusionnel, “fou”… est-il encore de l’amour ?
Nous avons grandi avec des métaphores spectaculaires :
“tomber amoureux”, “mourir d’amour”, “brûler de désir”, “être submergé d’émotion”…
L’amour y ressemble à une tempête qui emporte tout sur son passage. Et l’être aimé devient alors le centre de gravité de notre vie.
Benjamin, 29 ans, vit exactement cela avec Émilie. Quand elle s’absente :
Il dort mal, mange peu, vérifie sans cesse son téléphone, redoute qu’elle s’éloigne, qu’elle l’oublie.
Son humeur dépend de ses messages. Sa vie intérieure aussi.
Ce qu’il ressent est intense.
Mais est-ce de l’amour… ou une forme d’attachement anxieux ?

L’amour est-il une drogue comme les autres ?
Quand on parle de “dépendance”, on pense spontanément aux drogues, à l’alcool, aux jeux, au sport, aux écrans… et désormais à l’amour.
Mais faut-il vraiment mettre l’amour dans la même catégorie qu’une addiction ?
Pas tout à fait.
Cependant, l’amour active effectivement les mêmes circuits cérébraux que certaines substances addictives :
circuit de la récompense, anticipation du plaisir, recherche compulsive, malaise du manque.
On peut donc ressentir une forme de manque émotionnel ou physique en l’absence de l’être aimé.
La dépendance amoureuse n’est pas une question de quantité d’amour…
mais de perte de liberté intérieure.
On commence à vivre en fonction de l’autre :
• ses horaires,
• ses humeurs,
• ses désirs,
• ses silences.
Et l’on finit par n’exister qu’à travers lui.

La chimie de l’amour (version moderne)
L’état amoureux n’est pas qu’un phénomène psychologique : c’est aussi une véritable tempête biologique.
• Dopamine
Hormone du désir, de la motivation et de la récompense.
Elle donne l’euphorie, l’énergie, la focalisation excessive sur l’autre.
• Noradrénaline
Responsable de l’excitation et de l’hypervigilance : cœur qui bat, pensées incessantes, impatience, nervosité.
• Phényléthylamine (PEA)
Substance naturellement produite qui agit comme un stimulant :
diminution du sommeil, perte d’appétit, sentiment de toute-puissance affective.
En bref : l’amour naissant ressemble neurologiquement à un état de “shoot”.
On plane. On idéalise. On veut recommencer.
Puis, avec le temps, d’autres molécules prennent le relais :
• Ocytocine
Hormone du lien, de la tendresse, de la sécurité affective.
• Endorphines
Produites lors des moments intimes, du plaisir et de la détente.
On passe alors de la passion brûlante… à l’attachement profond.
De l’ivresse à la présence.

Accro à l’amour… ou à quelque chose d’autre ?
Benjamin désire Émilie plus que tout. Il ne voit plus personne d’autre.
Il se sent dépendant… mais ne sait pas de quoi exactement :
du sexe ?
de la tendresse ?
de la reconnaissance ?
de la peur d’être quitté ?
Souvent, la dépendance amoureuse n’est pas une addiction à l’autre…
mais une tentative inconsciente de réparer quelque chose en soi.
Ce que l’on appelle “amour excessif” est parfois :
• une terreur de la solitude,
• un besoin irrépressible de réassurance,
• une quête de valeur personnelle à travers le regard de l’autre.

Quand l’amour sert à calmer nos peurs
Rodrigue part une semaine en formation.
Sophie ne dort plus. Elle imagine les pires scénarios. Elle attend ses appels comme une bouée.
L’amour devient alors un calmant émotionnel :
un anxiolytique affectif.
On attend de l’autre :
• qu’il rassure nos blessures anciennes,
• qu’il colmate nos insécurités,
• qu’il nous donne une identité.
Mais aucun amour ne peut porter ce poids indéfiniment.
La relation se déséquilibre.
L’un respire à peine.
L’autre étouffe.

Sommes-nous programmés pour la dépendance ?
Nos premières relations affectives — avec nos parents, nos éducateurs — laissent une empreinte durable.
La psychologie moderne parle de styles d’attachement :
• sécurisant,
• anxieux,
• évitant,
• désorganisé.
Ce que nous avons appris enfants :
• à demander de l’amour,
• à le mériter,
• à le craindre,
• à le refuser…
…nous le rejouons souvent en couple.
La dépendance amoureuse n’est pas un défaut moral.
C’est souvent une fragilité affective non reconnue.

Peut-on aimer sans se perdre ?
Oui. Mais cela s’apprend.
Aimer sans dépendre, c’est :
• rester soi en étant deux,
• désirer sans s’effacer,
• s’attacher sans se dissoudre.
La dépendance commence là où l’autonomie émotionnelle s’arrête.
Un couple ne guérit pas une enfance.
Il révèle ses cicatrices.
Quand l’amour devient souffrance permanente, peur constante ou abandon de soi…
il est temps de demander de l’aide.
Non pas pour aimer moins.
Mais pour aimer mieux.

L’amour n’est pas une maladie
Il engage le corps, le cerveau, l’histoire personnelle, l’inconscient, les émotions.
Il fait parfois trébucher… mais il n’est pas une pathologie.
Il devient dangereux seulement quand on le confond avec :
• la peur de perdre,
• la peur de manquer,
• la peur de ne pas être aimé.
Aimer, ce n’est pas s’accrocher.
C’est rencontrer l’autre… sans se quitter soi-même.

Dr Patrice Cudicio, Mme Jasmine Saunier sexologue, hypnothérapeute, Paris

Adresse

Paris
75016

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