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Ce qui n’a pas été symbolisé ne disparaît pas — il s’inscrit aussi dans le corps.Le travail psychocorporel permet d’appr...
15/04/2026

Ce qui n’a pas été symbolisé ne disparaît pas — il s’inscrit aussi dans le corps.
Le travail psychocorporel permet d’approcher ces traces restées hors langage, là où la pensée ne peut pas encore aller.
Une autre voie d’accès pour que quelque chose puisse, progressivement, se représenter.

La mémoire censurée : quand l’inconscient protège le moi du réel insoutenable

Joëlle Lanteri – Psychanalyste

I. Une mémoire qui ne se souvient pas pour survivre

Il existe des événements qui ne s’inscrivent pas dans la mémoire comme des souvenirs, mais comme des trous.

Non pas parce qu’ils ont été oubliés…
mais parce qu’ils n’ont jamais pu être pensés.

La mémoire, ici, ne faillit pas :
elle censure.

Non pas au sens d’un effacement volontaire, mais comme une opération vitale de l’appareil psychique. Une fonction de survie.

Ce qui n’est pas métabolisable — au sens où Wilfred Bion parle d’éléments bruts, non transformés — ne peut être intégré. Cela reste à l’état de fragments sensoriels, d’affects sans nom, d’impressions sans représentation.

Alors l’inconscient fait barrage.

Il tient.

Comme une main invisible qui empêcherait une gr***de de se dégoupiller.

II. Le moi en construction face à l’effraction

Chez le sujet en devenir, lorsque le moi est encore fragile, l’effraction psychique constitue un danger majeur.

Ce qui survient trop tôt, trop violemment, sans médiation, sans tiers…
ne peut être symbolisé.

Dans une lecture lacanienne, le réel fait irruption sans passer par le symbolique.
Il ne s’inscrit pas : il troue.

Le sujet ne peut alors ni dire, ni penser, ni même reconnaître ce qui s’est produit.

Il ne reste qu’une chose :
empêcher que cela revienne.

C’est là que la censure inconsciente opère comme un verrou.

III. Quand la pensée s’altère : les signes du refoulé non symbolisé

Mais ce qui est maintenu hors pensée ne disparaît pas.

Cela insiste.

Et cela revient — non pas sous forme de souvenir — mais sous forme de symptômes.

La pensée se trouble.
La perception se déforme.
Les affects débordent.

Le sujet peut dire :

« Je suis un monstre »

Non pas comme une métaphore…
mais comme une tentative désespérée de donner forme à une expérience interne restée sans nom.

Les manifestations peuvent être multiples :

pensées envahissantes, répétitives (TOC)
hallucinations
angoisses massives sans objet identifiable
sentiment d’étrangeté à soi
déréalisation, dépersonnalisation

Ce ne sont pas des défaillances du psychisme.
Ce sont des tentatives de figuration.

Comme si la psyché cherchait, coûte que coûte, à représenter ce qui n’a jamais pu l’être.

IV. Le retour du non-représenté : la “traînée de poudre”

Ce qui n’a pas été symbolisé ne reste pas immobile.

Il circule.

Il infiltre la vie psychique sous forme de signes discrets, de déformations, d’intensités disproportionnées.

La psychanalyse, dans ce contexte, ne cherche pas le souvenir perdu comme un objet à retrouver.

Elle suit une trace.

Comme un limier.

Une traînée de poudre.

Les associations, les lapsus, les rêves, les répétitions…
sont autant d’indices d’un événement qui ne peut être dit directement.

Freud parlait déjà de ces formations de compromis — lieux où le refoulé se dit sans se dire.

V. L’inconscient comme gardien… et comme prison

La censure inconsciente protège.

Mais elle enferme aussi.

Car ce qui est maintenu hors champ de la pensée ne peut être transformé.

Le sujet vit alors avec une charge interne :

sans origine identifiable
sans récit possible
sans mise en sens

Il ressent sans comprendre.
Il agit sans savoir.

Et parfois, il s’accuse.

Se désigne lui-même comme le problème :

« Je suis anormal »
« Je suis dangereux »
« Je suis monstrueux »

Alors que ce qui est monstrueux…
c’est ce qui n’a jamais pu être accueilli psychiquement.

VI. Le travail analytique : déplier sans faire effraction

La psychanalyse n’a pas pour fonction de forcer le souvenir.

Elle ne cherche pas à faire sauter la gr***de.

Elle s’approche.

Avec prudence.

Elle offre un espace où ce qui n’a jamais été pensé peut commencer à le devenir.

Progressivement.

À travers :

les associations libres
la mise en mots des affects
le repérage des répétitions
l’accueil des formations de l’inconscient

Il ne s’agit pas de “se rappeler”
mais de pouvoir penser ce qui, jusque-là, était impensable.

Encart théorique – De l’irreprésentable à la symbolisation
Freud : le refoulement protège le moi mais produit des symptômes
Bion : transformation des éléments bruts (β) en éléments pensables (α)
Lacan : ce qui n’est pas symbolisé revient dans le réel
Green : zones mortes de la psyché, marquées par l’absence de représentation
VII. Du monstre au sujet

Lorsque quelque chose commence à se symboliser…

le sujet cesse de se vivre comme une anomalie.

Ce qui était vécu comme interne — “je suis monstrueux” —
peut se déplacer :

« Il m’est arrivé quelque chose de monstrueux »

Ce déplacement est majeur.

Il réintroduit une séparation entre le sujet et l’événement.

Il ouvre la possibilité d’un récit.

D’un après.

Conclusion – Ce qui n’a pas été pensé cherche à le devenir

La mémoire ne trahit pas.

Elle protège.

Mais ce qu’elle maintient hors champ ne cesse de chercher une voie de retour.

Sous forme de symptômes, d’angoisses, de répétitions.

La psychanalyse ne révèle pas brutalement.
Elle accompagne.

Elle suit la trace de ce qui insiste,
jusqu’à ce qu’un mot, un jour, puisse venir là où il n’y avait qu’un trou.

Et peut-être que ce qui surgit en séance — ce qui déborde, ce qui ne s’explique pas — n’est pas un désordre à corriger… mais une tentative, déjà, de dire.

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« J’ai quand même constaté, enfin j’ai cru constater que, chaque fois que des artistes parlent de psychanalyse, c’est pour dire : « J’ai fait une analyse… », « J’ai été en analyse quelques années et ça m’a aidé à décoincer un truc… », etc. Mais je n’en entends pas beaucoup dire : « Je suis en analyse ». Comme si on craignait qu’il y ait là un aveu de faiblesse, et comme si, finalement, cette pression qui continue de raconter que la psychanalyse est liée à la fragilité ou à la maladie et donc à mettre en rapport avec l’anormalité, avait même réussi sur ceux qui sont passés par ce travail. Moi, je tiens à le dire, je suis en analyse et pour ne rien vous cacher, je sors tout juste de séance. Et ça fait bientôt vingt ans. Etre artiste, c’est quand même lié à une chose, une qualité dont on ne parle plus qui est la sensibilité. En général, pour écrire quand même, il faut être quelqu’un de sensible. Et être sensible, c’est vu très souvent, depuis l’enfance, comme une fragilité. Combien de fois ai-je entendu quand j’étais petite que j’étais « nerveuse » ? Je n’ai jamais été nerveuse. Sensible, oui, ça c’est sûr, j’ai toujours été sensible. Mais comment écrire si vous n’êtes pas sensibles aux choses, aux mots, aux intonations, à ce que vous voyez, à ce qui vous entoure. La sensibilité, ça n’est pas une fragilité, c’est une force. Pourquoi avoir peur de cela ?
L’autre chose que je voulais dire même si très intime, c’est que ce qui se passe dans mes séances, ce que j’ai à y faire, c’est presque exclusivement lié à mon rapport à l’écriture, à ce grand désir avec lequel j’ai quand même des rapports très passionnels et qui ne sont pas de tout repos. C’est une chose extrêmement importante pour moi, dans mon quotidien. Ce truc-là, mon désir, me complique beaucoup la vie, et si je ne faisais pas d’analyse, je ne sais pas comment je m’en sortirais avec lui. Je pense que ce serait pénible, vraiment pénible. Je le fais déjà, mais je serai tout le temps, tout le temps en train de le contester, de le rejeter… Comme
un grand désir, un grand amour. Les choses très importantes, on ne cesse de les rejeter. »
[𝘌𝘯𝘵𝘳𝘦𝘵𝘪𝘦𝘯 𝘳𝘦𝘵𝘳𝘢𝘯𝘴𝘤𝘳𝘪𝘵 𝘪𝘯 "𝘓𝘢 𝘱𝘴𝘺𝘤𝘩𝘢𝘯𝘢𝘭𝘺𝘴𝘦 𝘢𝘶 𝘳𝘪𝘴𝘲𝘶𝘦 𝘥𝘶 𝘥𝘪𝘴𝘤𝘰𝘶𝘳𝘴 𝘥𝘦𝘴 𝘮𝘦́𝘥𝘪𝘢𝘴 𝘥𝘰𝘮𝘪𝘯𝘢𝘯𝘵𝘴 𝘦𝘯 𝘍𝘳𝘢𝘯𝘤𝘦 - 𝘜𝘯 𝘤𝘩𝘰𝘪𝘹 𝘱𝘰𝘭𝘪𝘵𝘪𝘲𝘶𝘦, 𝘦́𝘤𝘰𝘯𝘰𝘮𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘦𝘵 𝘦́𝘵𝘩𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘥𝘦𝘱𝘶𝘪𝘴 𝘚𝘪𝘨𝘮𝘶𝘯𝘥 𝘍𝘳𝘦𝘶𝘥", 𝘵𝘩𝘦̀𝘴𝘦 𝘥𝘦 𝘥𝘰𝘤𝘵𝘰𝘳𝘢𝘵 𝘥𝘦 𝘚.𝘛𝘰𝘳𝘳𝘦 (2025)]
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Ce qui est frappant, c’est que ces technologies fonctionnent de plus en plus comme des miroirs de nos failles, de nos manques, de nos zones de fragilité.

Pour certaines personnes, cela peut devenir un appui.
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Travailler sur soi, en thérapie, c’est rencontrer un autre, un vrai, en chair et en os, que l’on peut aussi détester, et qui va nous permettre de nous construire dans le réel en nous différenciant.



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Ce n’est pas une faiblesse morale.
C’est une vulnérabilité humaine.
C’est même cela, être humain.

Travailler sur soi, en thérapie, ce n’est pas se “corriger”.
C’est apprendre à reconnaître ses zones sensibles, pour qu’elles ne deviennent pas des portes d’entrée pour la manipulation.

Le podcast aborde des faits graves et peut être difficile à entendre.


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Prendre soin de sa santé mentale, c’est :

✔ reconnaître que chacun peut traverser des périodes difficiles
✔ apprendre à écouter ses émotions
✔ demander de l’aide quand on en a besoin
✔ être attentif à ses proches

👉 Retrouvez les informations essentielles et les évènements labellisés près de chez vous sur : https://www.info.gouv.fr/grand-dossier/parlons-sante-mentale

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