08/01/2026
Je vous partage un 𝐓𝐞𝐱𝐭𝐞 𝐞́𝐜𝐫𝐢𝐭 𝐩𝐚𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐚𝐧𝐨𝐧𝐲𝐦𝐞 𝐜𝐢𝐫𝐜𝐮𝐥𝐚𝐧𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐮𝐱.
Je trouve ce texte puissant, même s’il n’a pas d’auteur identifié.
Il n'est pas à lire comme une source historique, mais 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐮𝐧 𝐭𝐞́𝐦𝐨𝐢𝐠𝐧𝐚𝐠𝐞 𝐬𝐲𝐦𝐛𝐨𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞.
Il a la force des paroles transmises par la mémoire orale : pas besoin de signature quand "une vérité résonne jusque dans nos corps et touche nos Âmes"
𝐂𝐞 𝐭𝐞𝐱𝐭𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐞𝐧𝐭𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐨𝐢𝐱 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐧𝐜𝐞̂𝐭𝐫𝐞𝐬 — 𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐥𝐢𝐠𝐧𝐞́𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐞𝐮𝐩𝐥𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐧’𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐞́𝐜𝐫𝐢𝐭 𝐥’𝐇𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐯𝐫𝐞𝐬, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐞, 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐫𝐩𝐬, 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐀̂𝐦𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬.
• Il nous donne un autre regard sur l’histoire du Monde
• Il rappelle une évidence : L’Histoire Officielle a longtemps tenté d’adoucir, d’effacer ou d’emballer la vérité avec des mots polis.
• Il est volontairement frontal, presque rugueux — et c’est assumé. Il ne demande pas la permission, il affirme. 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧 𝐭𝐞𝐱𝐭𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐫𝐞́𝐯𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞𝐫.
On pourrait lui reprocher d’être manichéen ou victimaire comme on peut l’entendre parfois,
oui… mais franchement ?
Quand on a été nié pendant des siècles, la nuance vient souvent après la reconnaissance : “nous étions là”. Point.
Et puis il y a cette phrase — 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐢𝐞𝐮𝐱, 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐫𝐚𝐩𝐞𝐚𝐮𝐱, 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐦𝐞𝐧𝐬𝐨𝐧𝐠𝐞𝐬 — comme le son d’une cloche qui arrive jusqu’à nous depuis la nuit des temps 🔔
Elle dit quelque chose de très juste : les symboles de pouvoir passent, 𝐥𝐚 𝐦𝐞́𝐦𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐯𝐞́𝐜𝐮 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐥𝐨𝐢𝐧𝐭𝐚𝐢𝐧 𝐬𝐨𝐢𝐭-𝐢𝐥 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐞𝐫𝐚 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐡𝐞́𝐫𝐢𝐭𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐡𝐮𝐦𝐚𝐧𝐢𝐭𝐞́.
Bref, ce n’est peut-être pas un texte académique que je vous invite de lire, mais 𝐮𝐧 𝐭𝐞𝐱𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐯𝐞́𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐞́𝐦𝐨𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 et historique. Et parfois, ce sont ceux-là qui touchent le plus justement.
𝐂𝐞 𝐭𝐞𝐱𝐭𝐞 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧 𝐡𝐚𝐬𝐚𝐫𝐝 ✨ Il ne parle pas seulement à l’intellect, mais à la mémoire de chacun d’entre nous….
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USA🇺🇸,
Nous étions là avant leurs dieux, avant leurs drapeaux, avant leurs mensonges.
On nous dit souvent que l’Amérique appartient aux Américains. Mais qui sont donc ces “Américains” dont on parle avec tant d’assurance, tant d’arrogance ?
Ceux qui ont conquis la terre en exterminant ceux qui y vivaient ? Ceux qui ont arraché des hommes à l’Afrique pour les réduire en esclavage sur une terre volée ?
Ou bien ceux, silencieux et oubliés, qui, depuis la nuit des temps, marchaient sur cette terre avant même que le mot “Amérique” n’existe ?
Ceux qu’on appelle aujourd’hui les “Amérindiens”, les “Natifs”, les “peaux-rouges”, comme si ces mots suffisaient à effacer notre humanité.
L’Amérique ne leur appartient pas. Elle ne leur a jamais appartenu.
Elle ne pouvait appartenir à personne, parce qu’avant que les colons ne viennent, 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐧’𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧 𝐛𝐢𝐞𝐧, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐮𝐧 𝐄̂𝐭𝐫𝐞 𝐯𝐢𝐯𝐚𝐧𝐭. Elle respirait, elle parlait, elle nourrissait.
𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐧𝐞 𝐩𝐨𝐬𝐬𝐞́𝐝𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐚 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐞 : 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐯𝐢𝐯𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐞𝐥𝐥𝐞.
Eux sont venus avec leurs bibles et leurs fusils, leurs cartes et leurs drapeaux, leurs lois et leurs mensonges.
𝐄𝐭 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞 𝐬𝐚𝐧𝐠 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐟𝐞𝐮, 𝐢𝐥𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐠𝐫𝐚𝐯𝐞́ 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐟𝐫𝐨𝐧𝐭𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐧𝐨𝐬 𝐦𝐨𝐧𝐭𝐚𝐠𝐧𝐞𝐬, 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐧𝐨𝐦𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐧𝐨𝐬 𝐫𝐢𝐯𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬, 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐧𝐨𝐬 𝐭𝐨𝐦𝐛𝐞𝐬.
Aujourd’hui encore, ils se disent “Américains”, comme si ce mot les lavait du crime originel. Ils oublient, ou feignent d’oublier, que leurs ancêtres sont venus d’Angleterre, de France, d’Espagne, d’Allemagne.
Ils ont débarqué sur nos côtes, trempés de peur et de cupidité, fuyant leurs propres guerres, leurs rois, leurs dettes, leurs églises.
Ils disaient venir pour chercher la liberté. 𝐌𝐚𝐢𝐬 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐥𝐢𝐛𝐞𝐫𝐭𝐞́ 𝐬’𝐞𝐬𝐭 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐢𝐭𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐧𝐨𝐬 𝐜𝐚𝐝𝐚𝐯𝐫𝐞𝐬. 𝐋𝐞𝐮𝐫 𝐫𝐞̂𝐯𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐧𝐞́ 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐚𝐮𝐜𝐡𝐞𝐦𝐚𝐫.
Et ils osent encore parler du “rêve américain”, ce rêve bâti sur les ossements des peuples autochtones et sur la sueur des esclaves africains.
Oui, ils se disent les vrais Américains. Mais qu’y a-t-il d’américain dans un système fondé sur le génocide, l’esclavage et la ségrégation ?
Ils disent que l’Amérique appartient à ceux qui l’ont bâtie.
Alors, où sont les Noirs dans leur récit ? Où sont les Natifs ? Où sont les femmes, les pauvres, les exilés ?
Leur histoire est une falsification, un vol d’identité à l’échelle d’un continent.
La vérité, c’est que cette terre ne leur a jamais été donnée. Ils l’ont arrachée avec le feu et les mensonges.
De Wounded Knee à Sand Creek, de la Piste des Larmes jusqu’aux réserves où l’on nous a parqués comme des bêtes, l’Amérique s’est construite sur un cimetière.
𝐄𝐭 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐦𝐨𝐫𝐭, 𝐢𝐥𝐬 𝐧𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐚𝐢𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐞𝐧 𝐩𝐚𝐢𝐱 : ils exploitent nos symboles, nos plumes, nos noms, nos langues, pour vendre leurs films et décorer leurs stades. 𝐈𝐥𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞́ 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐟𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐧 𝐟𝐨𝐥𝐤𝐥𝐨𝐫𝐞, 𝐧𝐨𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐞𝐧 𝐚𝐭𝐭𝐫𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐭𝐨𝐮𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬, 𝐧𝐨𝐬 𝐜𝐡𝐞𝐟𝐬 𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐬𝐜𝐨𝐭𝐭𝐞𝐬.
Voilà leur respect pour “l’Amérique originelle”.
Mais malgré tout, nous sommes encore là. Nous n’avons jamais disparu, quoi qu’ils aient voulu croire.
Dans chaque enfant navajo, chaque femme sioux, chaque vieil homme cherokee, chaque poing noir levé dans les rues de Minneapolis, bat le cœur vivant d’une Amérique qu’ils n’ont pas réussi à tuer.
𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐬𝐨𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐥𝐚 𝐦𝐞́𝐦𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐞.. Nous sommes sa respiration, son sang et son cri. Et c’est cela qu’ils craignent : que la vérité finisse par parler plus fort que leurs mensonges.
Ils disent que l’Amérique appartient à la loi du plus fort.
Mais si la force n’est qu’un autre nom pour la brutalité, alors leur empire n’est qu’un château de sable.
Car la force du plus fort finit toujours par s’épuiser, 𝐭𝐚𝐧𝐝𝐢𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐚 𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐞 𝐬𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐝𝐨𝐮𝐥𝐞𝐮𝐫.
Nous, les peuples natifs, avons survécu à la variole, aux fusils, aux réserves, aux pensionnats, à la honte imposée. Nous avons survécu à l’invisibilité. Et si nous avons survécu à tout cela, c’est parce que cette terre, malgré les frontières et les pipelines, ne les reconnaît pas comme ses enfants.
Quand ils coupent les arbres, le vent gémit. Quand ils creusent la terre pour extraire le pétrole, la pluie se venge. Quand ils polluent les rivières, le ciel s’assombrit.
Ils croient dominer la nature, mais ils ne font que scier la branche sur laquelle ils sont assis.
𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐚𝐯𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐢𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐚 𝐓𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐧’𝐚𝐩𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞. Ils ont ri. Aujourd’hui, les ouragans, les incendies, les sécheresses leur répondent. Voilà la vraie justice du monde.
Ce qu’ils appellent “Amérique” n’est pas une nation : c’est une illusion.
Une illusion entretenue par la peur, la propagande, et l’oubli. Une illusion que même leurs enfants commencent à rejeter.
Les jeunes blancs eux-mêmes, parfois, découvrent la vérité : que leurs privilèges reposent sur un massacre qu’ils n’ont jamais appris à l’école.
Que leur drapeau, celui qu’ils brandissent au-dessus de nos tombes, a plus de sang que d’étoiles.
Mais malgré tout, il y a de l’espoir. Car 𝐥𝐞 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐦𝐩𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐞́𝐭𝐞𝐫𝐧𝐞𝐥. 𝐋’𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐫𝐧𝐞, 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐞𝐮𝐩𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐞 𝐫𝐞́𝐯𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞𝐧𝐭, 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐦𝐞́𝐦𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐫𝐞𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝 𝐬𝐞𝐬 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬.
Les Natifs, les Noirs, les Latinos, les pauvres, les oubliés : tous les visages de l’Amérique réelle se lèvent, peu à peu, pour dire “non”.
Non au mensonge. Non à l’effacement. Non à l’arrogance de ceux qui croient qu’on peut effacer trois continents d’histoire avec une Constitution écrite par des colons.
Nous, les enfants de la terre, n’avons plus peur. Nous savons que le monde change. Nous voyons les anciens empires s’effondrer, nous voyons les jeunes remettre en question tout ce qu’on leur a appris. Nous savons que la vérité finit toujours par percer, même à travers les murs les plus épais.
Et quand ce jour viendra, quand les peuples d’Amérique se souviendront de ce qu’ils sont vraiment — des migrants, des esclaves, des survivants — alors, peut-être, cette terre redeviendra libre.
𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐧𝐞 𝐯𝐨𝐮𝐥𝐨𝐧𝐬 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐚 𝐯𝐞𝐧𝐠𝐞𝐚𝐧𝐜𝐞. 𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐧𝐞 𝐯𝐨𝐮𝐥𝐨𝐧𝐬 𝐩𝐚𝐬 𝐞𝐟𝐟𝐚𝐜𝐞𝐫 𝐪𝐮𝐢𝐜𝐨𝐧𝐪𝐮𝐞. 𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐯𝐨𝐮𝐥𝐨𝐧𝐬 𝐬𝐞𝐮𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞, 𝐥𝐚 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐩𝐚𝐢𝐱.
Nous voulons que l’Amérique regarde enfin son vrai visage dans le miroir de l’histoire. Qu’elle cesse de se prendre pour le modèle du monde, alors qu’elle n’a toujours pas réparé ses crimes.
Nous voulons qu’elle apprenne à dire “pardon”.
Oui, ils ont les armes, les banques, les satellites et les bombes. 𝐌𝐚𝐢𝐬 𝐧𝐨𝐮𝐬, 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐯𝐨𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐦𝐞́𝐦𝐨𝐢𝐫𝐞
𝐄𝐭 𝐥𝐚 𝐦𝐞́𝐦𝐨𝐢𝐫𝐞, 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐫𝐦𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐝𝐞́𝐭𝐫𝐮𝐢𝐫𝐞. Elle traverse les siècles, les frontières, les mensonges. Elle se transmet dans le silence des anciens, dans le souffle du vent, dans la danse des tambours. Et cette mémoire là ne mourra pas, parce qu’elle porte la vérité.
Alors oui, qu’ils se disent Américains s’ils le veulent.
Mais nous savons, nous, les vrais enfants de cette terre, que l’Amérique ne leur appartient pas.
L’Amérique appartient à ceux qui l’aiment, à ceux qui la respectent, à ceux qui n’ont jamais cessé de la défendre — même quand elle saignait sous les coups de ses propres fils.
Et cette Amérique là, ni les colons, ni les marchands, ni les présidents ne pourront jamais la posséder.
𝐏𝐚𝐫𝐜𝐞 𝐪𝐮’𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐧’𝐚𝐩𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞. 𝐏𝐚𝐫𝐜𝐞 𝐪𝐮’𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐯𝐢𝐯𝐚𝐧𝐭𝐞. 𝐄𝐭 𝐩𝐚𝐫𝐜𝐞 𝐪𝐮’𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐬𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐢𝐞𝐧𝐝𝐫𝐚 𝐭𝐨𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐬