01/04/2026
"Je veux tout".
J’ai toujours eu une nature extrêmement désirante, une soif de plein,
d’intense, de tout.
Bien sûr, une soif qui était corroborée par l’expérience du manque d’amour pendant l’enfance. Et celle-ci, à différents degrés et à différents degrés de conscience aussi, est l’expérience de tous les humains nés et grandis avec des parents pas “éveillés” — donc souvent manquants d’attention, de présence, de tendresse, de sécurité, etc.
Ensuite, à l’âge adulte, cette soif de tout, “désorientée”,
peut devenir toutes sortes de choses, comme ca a été le cas pour moi : dépendance affective (c’est de cela dont on parle quand on dit “on aime trop”, en réalité on a une infinie soif d’être aimés), dépendance aux substances, dépendance aux techniques de développement personnel, dépendance au succès, à l’argent, au sexe, etc.
À mes 20 ans, j’ai été boulimique, puis anorexique, puis dépendante aux substances. Puis à mes 30 ans, dépendante affective, dépendante au succès, dépendante de l’intensité (ce qui a produit un accident de voiture, car j’adorais la vitesse, le risque me faisait me sentir vivante — je cherchais sans le savoir la puissance de l’être), etc.
Je ne me suis rien fait manquer, il faut dire, dans cette incarnation.
Cette soif d’absolu, qui de mon point de vue vit en chaque être humain — mais avec laquelle on peut être plus ou moins en contact —, quand elle est désorientée, devient un Ferrari qui se crashe contre un mur.
Le problème n’a jamais été l’intensité du désir, au contraire.
Ce désir de “tout” est ce qui nous mène à chercher intensément, à ne pas pouvoir nous résigner à la simple survie, à la non-réalisation.
Mais le réorienter est central.
Cela change tout.
C’est le tournant auquel cette intensité de désir nous guide.
Le réorienter vers l’absolu que le désir cherche et qui ne peut pas se trouver dans une forme.
Ensuite, et seulement ensuite, cela s’incarne. Devient expérience, charnelle, concrete, humaine.
On n’est pas là pour passer nos journées sur des canapés les yeux fermés, ni pour se retirer dans une montagne en ermite, ni au couvent.
C’est en vivant nos vies, en riant avec nos amis, en faisant l’amour, en nous réjouissant de ce voyage, de ce que nos sens peuvent nous permettre d’expérimenter.
Mais sans réorienter le désir, nous avançons avec un manque immense que nous ne savons ni prendre en charge, ni satisfaire, ni oublier, ni supprimer.
Quand notre désir — plus c'est puissant, plus c’est le cas — s’enferme dans une forme, nous sommes prêts à tout pour l’obtenir, la maintenir.
Et c’est à ce moment que la joie laisse place à la peur, l’ouverture laisse place à la contraction, la liberté laisse place à l’esclavage.
Notre nature désirante est une bénédiction.
Et plus les désirs sont vivants, intenses, plus leur désorientation est pénible, frustrante, désespérante. Et plus leur reorientation est l'access à la paix et à la joie qu'on cherche.
Tout est déjà là.
Le désir est là, et la réponse au désir est là.
Ce n’est pas plus t**d.
Ce n’est pas “quand” ou “si” cela se passe.
Ce n’est pas tant que cela dure.
Désir et réponse sont là.
Maintenant, depuis toujours, à jamais.
On plonge dans ce cheminement dans les prochains voyages.
Clairement, on y plongera à la Sainte-Baume,
dans l’immersion au féminin du 7 au 10 mai :
Deuxième naissance, la femme que Je Suis.
Car Marie Madeleine elle est bien l'enseignante du chemin du Désir reorienté.
Mais on y plonge finalement dans toutes mes propositions, collectives et individuelles.
Car le désir est la flamme de vie, est la soif d’absolu qui nous conduit à l’absolu — là où on ne s’attend pas qu’il soit.
Et à cet absolu, non pas comme une réalité non manifestée uniquement, que l’on capte, à laquelle on se relie dans nos silences méditatifs.
Mais un absolu qui devient forme,
qui aime, qui danse, qui rit, qui crée, qui voit, qui ressent, qui s’unit.
Avec atout mon amour
Ilaria