Cabinet de Psychocriminologie - Salomé Sperber

Cabinet de Psychocriminologie - Salomé Sperber Psychocriminologue spécialisée sur les violences intrafamiliales et sexuelles. Spécialisée sur les violences intrafamiliales et sexuelles.

Accompagnement psycho-socio-judiciaire de toute personne impliquée dans des violences interpersonnelles. Prise en charge de toute personne impliquée: victime directe, victime indirecte, mise en cause ou condamnée en matière de violences interpersonnelles. Accompagnement psycho-socio-judiciaire. Accompagnement personnalisé et individualisé en fonction du rythme de la personne, son vécu mais également des contraintes spécifiques (judiciaires, médicales, etc.). Consultation sur RDV au cabinet ou en téléconsultation. Paiement en espèces ou CB

Consultation individuelle ou en couple. Prise en charge des personnes majeures ou adolescentes.

La justice adoooore les récits propres. Clairs, lisses, sans contradiction. Le bon déroulé, dans le bon ordre, avec les ...
07/04/2026

La justice adoooore les récits propres. Clairs, lisses, sans contradiction. Le bon déroulé, dans le bon ordre, avec les bonnes émotions au bon moment. 🍿

Sauf que le psychotrauma ne lit pas le Code pénal (il pourrait faire un effort et lire 3 614, c’est vrai).

👉 Une personne peut oublier des éléments, se contredire, mélanger les temporalités, ou raconter des faits très graves avec une apparente froideur. Et c’est souvent là que ça coince. “C’est flou.” “Ça change.” “Ce n’est pas cohérent.” Donc… doute.

Comme si la mémoire, pour être crédible, devait être parfaitement rangée.

Sauf que face à un danger extrême, le cerveau ne cherche pas à faire un joli récit. Il cherche à survivre comme il peut : sidération, dissociation, amnésie traumatique …
Résultat : le souvenir ne s’enregistre pas comme une histoire, mais comme des fragments, des sensations, parfois très (trop) précis… et parfois absents.

Donc oui, quand on demande ensuite de “raconter”, ça peut être décousu, incomplet, pas dans le bon ordre.

👀 Mais le problème n’est pas forcément le récit. C’est peut-être ce qu’on attend de lui.
Parce qu’à force de chercher une cohérence parfaite, on finit parfois par prendre un symptôme du trauma… pour un manque de crédibilité.

Donc si un jour on a douté de toi à cause de ça, ça ne veut pas dire que ton histoire n’est pas grave, ni qu’elle n’est pas crédible.

Ça veut peut-être simplement dire que ton cerveau a fait ce qu’il pouvait pour te protéger. Et qu’en face, on n’a pas toujours su écouter.

On adore les réponses simples.“Il est malade.”“Il a choisi.”“C’est la société.”👀 En réalité, un crime, c’est rarement un...
03/04/2026

On adore les réponses simples.

“Il est malade.”
“Il a choisi.”
“C’est la société.”

👀 En réalité, un crime, c’est rarement une seule explication.
Et c’est justement ça qui rend les choses difficiles à comprendre…(et à juger). 🧑‍⚖️

On dit souvent : “Elle n’avait qu’à porter plainte.”Comme si c’était simple. 😅Comme si c’était une formalité administrat...
24/03/2026

On dit souvent : “Elle n’avait qu’à porter plainte.”

Comme si c’était simple. 😅
Comme si c’était une formalité administrative.
Mais déposer plainte, ce n’est pas remplir un formulaire.

C’est :
Revivre les faits.
Les raconter à un inconnu.
Accepter d’être questionnée dans les détails.
Supporter le doute.
Supporter la lenteur.

C’est prendre le risque que la procédure n’aille pas au bout.
C’est parfois affronter des représailles.
C’est parfois perdre plus que ce qu’on imaginait.

❤️‍🩹 Comment aider quelqu’un qui veut déposer plainte ?
Pas en décidant à sa place. Pas en disant “tu devrais”.
Mais en écoutant sans interrompre, en respectant son rythme, en expliquant calmement les étapes, proposant de l’accompagner (physiquement, si elle le souhaite), en l’aidant à conserver les éléments utiles, en restant présent, surtout si la procédure est longue.

Déposer plainte, ce n’est pas seulement un acte juridique.
C’est un engagement émotionnel, social, psychologique.
Ça demande du courage. Un courage qu’on sous-estime beaucoup. 🫣

On parle souvent de “dérapage”. Comme si la violence avait glissé sur une peau de banane. 🍌Oups. Mauvais jour. Trop de s...
17/03/2026

On parle souvent de “dérapage”. Comme si la violence avait glissé sur une peau de banane. 🍌
Oups. Mauvais jour. Trop de stress. Ça arrive.

NON.

La violence ne dérape pas. Elle s’installe.

Au début, ce n’est même pas spectaculaire. Juste une tension. Un regard. Un silence un peu trop long. Tu te dis que tu es peut-être trop sensible.

Puis ça explose. ⚡️

Et après ? Il y a les excuses. Les explications. La pression au travail. L’enfance difficile (Pratique, ça.). Ah, et ta “réaction excessive”. C’est vrai quoi, apprend à te contrôler aussi… 😅😫

Et là, discrètement, quelque chose bascule. Les rôles s’inversent.
Ce n’est plus la violence le sujet. C’est ton comportement. Tu aurais provoqué, insisté, mal parlé, “poussé à bout”….

La violence est minimisée.
Et toi, tu doutes.
C’est ce que j’appelle la culpabilisation inversée. Et c’est redoutablement efficace.

Et puis vient la phase préférée du cerveau : l’espoir. ✨
Les promesses.
Les attentions.
Le “je vais changer”.
Et cette petite voix qui veut tellement y croire. ❤️‍🩹
C’est ça, le piège.

La violence dans le couple, ce n’est pas un événement isolé.
C’est une mécanique qui alterne peur et soulagement.
Et le soulagement, parfois, attache plus fort que la peur.
Si ça recommence, ce n’est pas un hasard. C’est tout simplement (et malheuresement) parce que c’est un cycle.

💻 Si tu veux comprendre ces mécanismes plus en profondeur, savoir comment sortir d’une relation violente ou accompagner un proche, j’aborde toutes ces notions dans mes e-formations.
En ligne, à ton rythme, selon tes disponibilités.
👉 Rendez-vous en DM ou dans la bio pour en savoir plus.

En criminologie, on ne parle pas seulement de droit pénal.On parle de normes, de transgressions, de ce qu’une société ac...
13/03/2026

En criminologie, on ne parle pas seulement de droit pénal.
On parle de normes, de transgressions, de ce qu’une société accepte… ou pas.

⚖️ La criminalisation primaire, c’est le moment où une société décide qu’un comportement n’est pas acceptable. Elle l’inscrit dans la loi. On dit alors que le comportement est incriminé. Autrement dit : ça, on n’en veut pas.

🧑‍⚖️ La criminalisation secondaire, c’est ce qui se passe après. La loi existe, et elle est appliquée. Le comportement est réprimé, une personne est sanctionnée, un·e auteur·ice est poursuivi·e.

Ces deux niveaux sont essentiels.
Sans criminalisation primaire, il n’y a rien à sanctionner.
Sans criminalisation secondaire, la loi reste symbolique.

Et c’est là qu’intervient un point clé en criminologie : la transgression.
Transgression légale, bien sûr, mais aussi normative, sociale, culturelle (coucou les violences sexistes 👋).

Parce qu’en criminologie, on ne s’intéresse pas uniquement aux infractions. On s’intéresse à ce qu’une société choisit de nommer, d’interdire, de sanctionner… ou de tolérer. 🤯

En ce 8 mars, on va entendre partout à quel point le droit des femmes a avancé.Et oui. Heureusement.En France, le droit ...
08/03/2026

En ce 8 mars, on va entendre partout à quel point le droit des femmes a avancé.
Et oui. Heureusement.

En France, le droit a évolué. Des combats ont permis des avancées majeures.
L’égalité est inscrite dans les textes.

Mais pendant qu’on célèbre ces avancées, ailleurs dans le monde, des droits reculent. L’accès à l’avortement est restreint. Les libertés sont fragilisées. Des protections disparaissent… Les droits ne sont jamais acquis.

Et même là où ils existent encore… essayez d’y accéder.

Le droit dit que les violences sont punies.
Le droit dit que les victimes doivent être protégées.
Le droit dit que l’égalité est un principe fondamental.

Sur le papier, le cadre est là. Dans la réalité ?
🤥 La peur de ne pas être crue.
🤯 La complexité des procédures.
⚖️ La lenteur judiciaire.
💔 Le coût émotionnel d’un dépôt de plainte.
🫣 La crainte des représailles.
😔 L’isolement.

Le droit existe. Mais l’accès au droit a un prix.
Un prix psychologique.
Un prix social.
Un prix professionnel.
Et parfois, un prix disproportionné.

Un droit qui existe mais que l’on ne peut pas exercer sereinement reste un droit fragile.
Alors aujourd’hui, la question n’est pas : “Avons-nous des droits ?”
La vraie question est : Comment peut-on réellement les exercer sans y laisser sa stabilité ?

Mars s’annonce intense ! 🔥(Ah… comme tous les autres mois en fait)Le 20 mars à 12h30, je serai en live avec .On parlera ...
04/03/2026

Mars s’annonce intense ! 🔥
(Ah… comme tous les autres mois en fait)

Le 20 mars à 12h30, je serai en live avec .

On parlera des violences de l’intime. Celles qu’on peine à nommer.
Celles qu’on minimise. Celles qui s’installent parfois sans bruit.

Violences psychologiques, emprise, mécanismes du passage à l’acte, banalisation, silence… Comprendre, c’est déjà commencer à prévenir.

👉 Vous pouvez envoyer vos questions en DM, ou directement à l’association.

Puis, les 28 et 29 mars, week-end de sensibilisation aux violences s€xuelles organisé par . Je serai présente le dimanche 29 mars, à l’Hôtel Ternelia à Saint-Jorioz.

Deux temps, deux formats, mais un même exigence : regarder les choses en face.

Si vous aimez les sujets confortables… ce n’est peut-être pas pour vous. Sinon, bienvenue ! ☺️

« Je vais mieux… c’est que ce n’était pas si grave, non ? » 👀Cette phrase, je l’entends souvent. Et elle dit beaucoup de...
27/02/2026

« Je vais mieux… c’est que ce n’était pas si grave, non ? » 👀
Cette phrase, je l’entends souvent. Et elle dit beaucoup de la culpabilité qu’on fait peser sur les victimes.

Alors on va le redire clairement : on peut aller mieux même en ayant vécu des situations graves et sans que tout soit réglé.

Le fait d’aller mieux n’annule ni les faits, ni leur gravité, et ne devrait jamais être utilisé pour douter de ce qui a été vécu. Ni par les autres, ni par soi-même.

Parfois, aller mieux, c’est juste respirer un peu plus. Dormir un peu mieux. Avoir moins peur certains jours. Retrouver des moments de sécurité, même fragiles. Ce n’est pas une trahison de son histoire.

Le mieux-être n’est pas une preuve contre soi. Ce n’est ni du déni, ni une minimisation a posteriori.

On a le droit d’aller mieux ! ✨

Même quand une procédure est en cours.
Même sans que tout soit réglé.
Et sans que ça devienne une source de culpabilité face aux violences subies. 🙌

On me demande souvent si je reçois plus de femmes que d’hommes en consultation. La réponse pourrait se résumer à des chi...
17/02/2026

On me demande souvent si je reçois plus de femmes que d’hommes en consultation. La réponse pourrait se résumer à des chiffres, mais ce serait trop simple.

Oui, les femmes et les filles sont largement surreprésentées parmi les victimes de violences de l’intime. Oui aussi, la violence est majoritairement masculine, parce qu’elle est socialement construite. Les hommes sont d’ailleurs les premières victimes de la violence interpersonnelle au sens large.

Mais quand il s’agit de violences de l’intime, les auteurs sont très majoritairement des hommes, (très) souvent des proches des victimes. Alors certes, . Mais des hommes quand même comme le dis si bien .
Et surtout, les violences qui ne relèvent pas d’une nature individuelle, mais de normes de genre, de rapports de pouvoir et d’apprentissages sociaux. Autrement dit, d’un fonctionnement systémique.

👀 Et puis il y a ce que je vois au cabinet : les codes de la masculinité laissent encore peu de place au fait de demander de l’aide. Résultat, je reçois beaucoup de personnes (souvent des femmes), qui consultent, pensent, portent… souvent à la place de celles qui ne viendront sûrement jamais (souvent des hommes…).

👉 À ton avis, qu’est-ce qui empêche encore autant d’hommes de consulter ?

Il y a des boucles que la vie referme plutôt bien.Le ski, ça fait partie de moi depuis toute petite. Ski club, compétiti...
13/02/2026

Il y a des boucles que la vie referme plutôt bien.

Le ski, ça fait partie de moi depuis toute petite. Ski club, compétitions, beaucoup d’entraînements, beaucoup de week-ends sur les pistes. J’étais plutôt douée. On m’a même proposé de partir vers le haut niveau en descente (oui, les gens un peu fous qui trouvent ça normal d’aller à 200 km/h 🙃).

Pendant mes études sup’, j’ai tenté le monitorat. Trois ans à jongler entre la fac, le travail et l’entraînement. Jusqu’au jour où j’ai loupé le test technique. Et où j’ai dû faire un choix : continuer à courir après le ski… ou poursuivre mes études en criminologie. J’ai choisi la crimino.

Début décembre dernier, j’étais à Val Thorens pour un événement organisé par l’. Dix ans pile après cet échec, juste au dessus de la station des Menuires, où j’avais loupé mon test technique. J’ai toujours dit que je reviendrais au ski. Je n’avais juste jamais imaginé que ce serait comme ça.

Cet hiver, j’ai débuté une collaboration avec le Syndicat National des Moniteurs de Ski Français et l’ESF, aux côtés de garant moral du dispositif.
De mon côté, j’interviens comme experte technique : accompagnement à la mise en place de protocoles, outils de formation et de prévention des violences sexistes et sexuelles dans le milieu du ski.

Associer le ski et la criminologie, je ne l’avais pas vu venir. Mais visiblement, je suis meilleure en crimino qu’en ski ! 😅⛷️ (mon égo va bien)

🎂 4 ans déjà !Quand j’ai ouvert mon cabinet, je ne pensais pas “anniversaire” ou “durée”. Je voulais surtout créer un es...
10/02/2026

🎂 4 ans déjà !

Quand j’ai ouvert mon cabinet, je ne pensais pas “anniversaire” ou “durée”. Je voulais surtout créer un espace où les violences de l’intime pourraient être nommées sans être minimisées ou corrigées trop vite. Si le cabinet existe encore aujourd’hui, ce n’est pas une “réussite” au sens classique du terme, mais le reflet d’une réalité qui continue d’exister… et d’un besoin toujours là.

Ces 4 années m’ont appris des choses qu’on ne dit jamais dans un post anniversaire : le malaise à monétiser une spécialité aussi lourde mais indispensable, le fait d’aimer profondément ce métier tout en étant traversée par le doute, la responsabilité, la charge émotionnelle et la solitude du libéral. Et surtout, apprendre à ne pas tout porter.

Bref, pas de success story bien lisse, mais beaucoup de réalité… et quand même un gâteau avec 4 bougies pour fêter ça ! 🕯️

08/02/2026

💻 Site Internet en cous de création et flyers distribués :
voici nos dernières occupations.

Notre site Internet
www.renaitreensemble.fr est encore en construction, mais peu à peu il prend forme pour vous présenter notre démarche, nos valeurs et les ateliers proposés.

👉 En attendant, nous continuons à faire connaître l'association sur le terrain.
Des flyers, comme celui en photo, ont été distribués à Sallanches afin de faire connaître Renaître Ensemble et, notamment, l’atelier théâtre qui démarre très prochainement.

🎭 Cet atelier est l’une des premières actions concrètes de l’association.
Un espace collectif, confidentiel et bienveillant, pensé pour permettre aux femmes de se retrouver, de s’exprimer et d’avancer à leur rythme.

👉 Si vous vous sentez concernée, si vous êtes curieuse, ou si vous connaissez quelqu’un à qui cela pourrait parler,
n’hésitez pas à partager ou à nous écrire en message privé. 🙏

📧 Contact :
renaitre.ensemble74@gmail.com
🌐 Site internet (en construction) :
www.renaitreensemble.fr

Merci à toutes celles et ceux qui soutiennent, relaient et accompagnent cette aventure humaine. 🤍

Adresse

21 Avenue Joseph Thoret
Passy
74190

Heures d'ouverture

Mardi 09:30 - 18:30
Mercredi 09:30 - 18:30
Jeudi 09:30 - 18:30
Vendredi 09:30 - 18:30
Samedi 10:00 - 18:00

Téléphone

+33602405574

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