Centre de Formation Clinique - TDAH

Centre de Formation Clinique - TDAH Une page consacrée au Trouble Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH)

Retour en Belgique, terre natale, pour trois jours de formation au Palais des Congrès de Liège.Je suis à Liège ces 13, 1...
13/04/2026

Retour en Belgique, terre natale, pour trois jours de formation au Palais des Congrès de Liège.

Je suis à Liège ces 13, 14 et 15 avril pour animer une formation sur les Programmes d'Entraînement aux Habiletés Parentales, en collaboration avec KYMO Formation .

Les PEHP constituent l'une des interventions les mieux validées empiriquement dans l'accompagnement du TDAH et du Trouble Oppositionnel avec Provocation chez l'enfant. Les méta-analyses convergent : lorsque les parents disposent d'outils concrets pour ajuster leurs pratiques éducatives, l'impact sur les comportements perturbateurs, la relation parent-enfant et le sentiment de compétence parentale est significatif et durable.

Pourtant, ces programmes restent encore insuffisamment déployés dans l'espace francophone. Trop de familles naviguent sans accompagnement structuré, entre culpabilité et épuisement, face à des comportements qu'elles ne parviennent pas à décoder.

Former les professionnels à la mise en œuvre rigoureuse de ces programmes, c'est leur donner les moyens d'offrir aux parents ce dont ils ont réellement besoin : une compréhension fonctionnelle des comportements de leur enfant, des stratégies concrètes issues de la recherche, et un cadre bienveillant pour les expérimenter.

Revenir en Belgique pour transmettre cette expertise a une résonance particulière. C'est ici que tout a commencé pour moi, et c'est avec beaucoup d'engagement que j'accompagne ce groupe de professionnels pendant ces trois journées.

Les diagnostics de TDAH augmentent. C'est ce que confirme une étude de grande envergure portant sur plus de 2,7 millions...
13/04/2026

Les diagnostics de TDAH augmentent.

C'est ce que confirme une étude de grande envergure portant sur plus de 2,7 millions de jeunes en Colombie-Britannique. Mais faut-il s'en inquiéter ou s'en réjouir ?

Samuele Cortese propose une lecture équilibrée de ces résultats.

D'un côté, cette hausse reflète probablement une meilleure reconnaissance du trouble, notamment chez les adolescentes et les jeunes femmes historiquement sous-diagnostiquées, et chez les individus dont les symptômes sont apparus après 7 ans désormais identifiables grâce à l'élargissement du critère d'âge dans le DSM-5.

De l'autre, l'absence de biomarqueurs objectifs, la non-spécificité des symptômes attentionnels et le risque de confondre une détresse post-pandémique avec un TDAH appellent à la prudence.

Le constat le plus frappant reste celui-ci : malgré l'augmentation des diagnostics, le sous-diagnostic et le sous-traitement du TDAH demeurent le défi majeur à l'échelle mondiale. Pour une personne traitée sans diagnostic formel, trois personnes diagnostiquées n'accèdent pas au traitement dont elles pourraient bénéficier. Ces chiffres doivent nous interpeller.

J'ai rédigé une analyse complète de ce commentaire sur mon Substack.

Lien en commentaire.

Nouvelle vidéo sur la chaîne TDAH LAB.Quand on parle de la neurobiologie du TDAH, le récit dominant tourne autour de la ...
12/04/2026

Nouvelle vidéo sur la chaîne TDAH LAB.

Quand on parle de la neurobiologie du TDAH, le récit dominant tourne autour de la dopamine, de la noradrénaline et de la sérotonine. C'est justifié, c'est documenté, et c'est le socle de la pharmacopée actuelle. Mais ce récit est-il complet ?

Depuis une quinzaine d'années, un nombre croissant de travaux pointent vers un autre acteur : l'orexine, un neuropeptide hypothalamique découvert en 1998, qui régule l'éveil, la stabilité veille-sommeil, la motivation et les fonctions exécutives.

On le connaît surtout comme le système défaillant dans la narcolepsie de type 1, où la perte de plus de 85 % des neurones orexinergiques entraîne cataplexies, hypersomnie et fragmentation du sommeil. Ce que l'on sait moins, c'est que la prévalence du TDAH dans la narcolepsie atteint 25 à 33 % selon les méta-analyses récentes.

Dans cette vidéo, je fais le point sur l'état des connaissances : les données épidémiologiques, les premières mesures biologiques chez l'enfant TDAH (dont un résultat contradictoire important à connaître), les modèles précliniques reliant l'orexine à l'impulsivité, et les perspectives thérapeutiques avec les agonistes orexinergiques et les DORAs désormais disponibles en France.

Le constat central est aussi le plus important : il n'existe à ce jour aucune méta-analyse dédiée au lien direct entre orexine-TDAH. C'est un champ émergent, prometteur, mais encore fragile. Ce que l'on sait, ce que l'on ne sait pas, et ce qu'il reste à démontrer.

Lien vers la vidéo en commentaire.

11/04/2026

Quand un clinicien reçoit un patient pour une suspicion de TDAH, le vrai travail ne consiste pas à vérifier si les critères diagnostiques sont remplis. Il consiste à comprendre quel mécanisme génère les symptômes observés.

L'inattention, l'agitation, l'impulsivité, la désorganisation, ce sont des manifestations. Pas des diagnostics. Et ces manifestations peuvent être produites par des processus très différents : un déficit exécutif, une anxiété qui capte les ressources attentionnelles, un trouble du langage qui surcharge le canal verbal, un trouble moteur qui épuise les capacités cognitives, un trouble de l'attachement qui colore toute la régulation émotionnelle.

J'ai développé un outil de raisonnement clinique qui structure cette démarche différentielle. Seize comparaisons processuelles, des questions discriminantes concrètes, des vignettes cliniques pour s'exercer, et un mode raisonnement qui vous pose la question avant de vous donner la réponse.

L'outil est pensé pour les professionnels qui évaluent le TDAH et qui veulent affiner leur raisonnement clinique au-delà de la check-list critériologique. Il ne remplace pas votre jugement. Il l'accompagne.

Je dois encore aujourd'hui consacrer un post à une question qui me préoccupe parce qu'elle touche à la qualité de l'info...
10/04/2026

Je dois encore aujourd'hui consacrer un post à une question qui me préoccupe parce qu'elle touche à la qualité de l'information mise à disposition des parents francophones.

Le site TDAH Focus (une nouvelle fois) diffuse depuis plusieurs mois des contenus sur le TDAH de l'enfant qui posent un problème grave de probité scientifique.

Je reprends aujourd'hui un nouvel exemple récent et précis, parce qu'il illustre un mode de fonctionnement éditorial qui mérite d'être nommé publiquement. Dans une publication récente, TDAH Focus affirme ceci : une étude publiée dans Frontiers in Psychiatry en 2024 aurait quantifié une relation dose-réponse entre temps d'écran et risque de TDAH chez l'enfant, avec un risque multiplié par 1,6 à une heure par jour, par 2,8 à deux heures, et par 3,7 au-delà de deux heures.

La phrase est accompagnée d'un visuel choc et d'un lien vers un article du site. J'ai pris le temps de remonter à la source. Voici ce qu'on découvre :

1. Les chiffres cités ne proviennent d'aucun article publié dans Frontiers in Psychiatry. Ils proviennent d'une preprint déposée en octobre 2024 sur la plateforme medRxiv, signée Wu et collaborateurs, portant sur 41 494 enfants du district de Longhua à Shenzhen. Cette preprint porte explicitement, en bas de chaque page, la mention rappelant qu'elle n'a pas été certifiée par évaluation par les pairs et qu'elle ne doit pas être utilisée pour guider la pratique clinique. Attribuer ces chiffres à Frontiers in Psychiatry est factuellement faux.

2. Plus troublant encore, il existe bien un article publié dans Frontiers in Psychiatry en 2024 sur le lien entre écrans et TDAH chez l'enfant. Il s'agit de Meng et collaborateurs, qui utilisent une méthodologie plus solide. Leurs résultats sont nettement plus prudents, ils ne fournissent aucun gradient dose-réponse du type cité, et les auteurs eux-mêmes précisent que la causalité identifiée n'est pas robuste et nécessite confirmation.

TDAH Focus passe cette étude sous silence et lui substitue les chiffres frappants d'une preprint non validée, tout en empruntant la légitimité de la r***e dans laquelle elle aurait dû être citée. Cette opération mérite d'être nommée pour ce qu'elle est, à savoir un emprunt d'autorité scientifique au service d'un effet rhétorique.

3. L'étude réellement citée, par ailleurs, ne mesure pas le risque de TDAH diagnostiqué. Elle mesure un score de dépistage rempli par les parents, le SDQ, qui peut refléter de l'anxiété, des troubles du sommeil, une dysrégulation émotionnelle ou un tempérament actif. Transformer ce score en risque de TDAH est précisément le type de raccourci qui alimente le surdiagnostic et la confusion clinique chez les francophones.

Si l'on s'en tenait à cette seule publication, on pourrait parler d'erreur isolée. Mais l'article complet hébergé sur le site, intitulé « TDAH et Écrans : Pourquoi la fin du jeu déclenche une crise », accumule d'autres affirmations qui ne résistent pas à la vérification.

On y lit que le cerveau TDAH produirait 30 à 40 pour cent de dopamine en moins en baseline, chiffre inventé qui ne correspond à aucune mesure validée en neurochimie du TDAH à ma connaissance.

On y lit que les écrans déclencheraient une libération dopaminergique de plus 200 à 400 pour cent en 10 à 15 minutes, chiffre tout aussi fabriqué.

On y lit que l'activité du noyau accumbens d'enfants TDAH jouant à Fortnite serait comparable à celle d'adultes consommant de la cocaïne légère, comparaison sensationnaliste qu'aucune étude n'a jamais établie.

On y trouve une référence à une étude attribuée à Volkow 2021, dans le Journal of Child Psychology, avec des effectifs précis de 184 enfants TDAH versus 156 neurotypiques, dont la trace est introuvable dans la littérature scientifique (il n'y a pas les références de toutes ces affirmations à la fin de l'article ...).

On y lit que jouer dehors produirait 30 pour cent de dopamine sur une heure quand jouer à Fortnite produirait 350 pour cent en 15 minutes, phrase qui n'a aucun sens neurochimique et qui n'est sourcée nulle part.

À cette accumulation de potentielles inventions chiffrées s'ajoute un problème éditorial qui frappe dès la lecture.

De larges portions du texte ne sont tout simplement pas écrites en français. On y trouve des phrases comme « Cerveau TDAH produit 30-40% dopamine inférieure baseline neurotypique », « Concentration jeux symptôme TDAH, pas preuve absence TDAH », « Pression sociale pairs renforce obligation ».

Ce style télégraphique sans articles, sans verbes conjugués, sans liaisons grammaticales, n'est ni du français standard ni du français professionnel. Il porte la signature caractéristique d'un texte généré par intelligence artificielle puis publié sans relecture humaine. Un témoignage attribué à une mère contient même la phrase « Mon fils pouvait passer littéralement 8 décembre », fragment incompréhensible qui suggère une hallucination de génération non corrigée.

Pour un site qui se présente comme rédigé par une pharmacienne et révisé médicalement par une psychologue clinicienne, et qui vend par ailleurs un programme à 87 euros, cette qualité éditoriale n'est pas acceptable.

Je tiens à être clair sur une chose. Cette critique n'est pas dirigée contre les personnes qui animent le site à titre individuel. Elle est dirigée contre une pratique éditoriale qui mélange fabrication de chiffres, attributions scientifiques fausses, génération automatisée non relue, et exploitation commerciale de l'angoisse parentale.

Cette pratique a un coût réel. Elle culpabilise des parents qui ne le méritent pas. Elle re**rde le diagnostic différentiel chez des enfants dont les difficultés relèvent en réalité d'anxiété, de troubles du sommeil ou de difficultés contextuelles, parce que les écrans deviennent le coupable désigné. Elle pollue le travail des cliniciens francophones qui doivent ensuite défaire ces croyances en consultation. Elle contribue à dégrader la confiance générale dans l'information sur le TDAH au moment précis où cette confiance est la plus nécessaire.

Aux parents qui me lisent, je veux dire ceci. Vous méritez mieux que des chiffres inventés et des comparaisons avec la cocaïne. Vous méritez une information honnête sur ce qu'on sait, ce qu'on ne sait pas, et ce qui reste à explorer.

Aux confrères et consœurs du champ francophone, je veux dire qu'il devient à mon sens nécessaire que les voix scientifiquement compétentes prennent position publiquement quand des pratiques éditoriales de cette nature se généralisent. Le silence collectif les laisse prospérer.

Une étude parue cette semaine apporte un éclairage inédit sur une question que tout clinicien travaillant avec le TDAH d...
10/04/2026

Une étude parue cette semaine apporte un éclairage inédit sur une question que tout clinicien travaillant avec le TDAH devrait se poser : l'âge auquel le diagnostic est posé change-t-il la trajectoire scolaire de l'enfant ?

La réponse, fondée sur le suivi de 580 132 individus en Finlande sur 20 ans, est oui, et de façon marquée. Chaque année de re**rd diagnostique est associée à une érosion mesurable de la performance scolaire, à un rétrécissement de l'accès aux filières académiques, et à une augmentation du risque de décrochage.

Le groupe le plus vulnérable est celui des adolescents diagnostiqués en fin de scolarité obligatoire, avec un taux de décrochage atteignant près de 30 % à 20 ans.

Les filles, diagnostiquées en moyenne trois ans plus t**d que les garçons, paient un prix éducatif comparable lorsque le diagnostic est t**dif. L'argument selon lequel elles « compensent mieux » ne tient pas face à ces données longitudinales.

J'ai publié une analyse complète de cette étude sur mon Substack, avec une discussion des implications pour la pratique clinique francophone et la question de la formation des professionnels au repérage préscolaire.

Lien du substack en commentaire

Trois nouvelles ressources viennent d'être ajoutées à la TDAH Académie.La première est une présentation consacrée au rôl...
09/04/2026

Trois nouvelles ressources viennent d'être ajoutées à la TDAH Académie.

La première est une présentation consacrée au rôle de l'oréxine dans le TDAH, disponible dans la section Cerveau et TDAH — Neurotransmetteurs. Ce neuropeptide, encore très peu abordé dans la littérature francophone sur le trouble, est pourtant impliqué dans la régulation de l'éveil, de l'attention et de la motivation. Les slides synthétisent les données et vous permettront d'intégrer cette dimension neurobiologique à votre compréhension clinique du trouble.

La deuxième ressource porte sur la simulation de symptômes chez l'adulte, dans la section Évaluation. Comment repérer les indicateurs d'une présentation non authentique, quels outils mobiliser et quelle posture adopter face à cette question sans compromettre l'alliance thérapeutique : ce module propose des repères concrets et nuancés pour un sujet délicat mais incontournable dans la pratique clinique.

Enfin, je suis particulièrement content de vous présenter la ligne du temps développementale. C'est le premier outil d'aide à la décision clinique que j'ai développé dans le cadre de la TDAH Académie. Son objectif est de vous aider, avec vos patients et leurs proches, à poser de manière rigoureuse la temporalité des difficultés rencontrées (un élément central du raisonnement diagnostique) qu'il s'agisse de distinguer un TDAH d'apparition précoce d'un trouble à début t**dif, ou d'identifier des ruptures développementales évocatrices d'autres trajectoires cliniques. L'outil se présente sous la forme d'un fichier HTML téléchargeable, fonctionnant entièrement hors ligne, directement depuis votre ordinateur ou votre tablette. C'est un outil que je compte faire évoluer, et vos retours d'utilisation en contexte clinique m'intéressent énormément.

Tout est accessible depuis l'espace membre de la TDAH Académie.

⚠ Ca pique ! ⚠ On fait une nouvelle analyse critique d'une vidéo qui m'a hérissé les poils. Il circule actuellement une ...
09/04/2026

⚠ Ca pique ! ⚠ On fait une nouvelle analyse critique d'une vidéo qui m'a hérissé les poils.

Il circule actuellement une vidéo dans laquelle une personne affirme que les troubles neurodéveloppementaux n'existent pas dans les grandes écoles et qu'ils ne seraient qu'une réponse à l'échec du système scolaire ordinaire. Les données disent autre chose.

Sciences Po Paris accompagne 754 étudiants en situation de handicap, dont 80 % présentent des handicaps invisibles, et dispose d'une fiche pédagogique dédiée au TDAH. Harvard, Stanford et le MIT disposent chacun de services structurés d'accompagnement du TDAH, avec évaluations, coaching académique spécialisé et aménagements formalisés. Stanford a même créé un Neurodiversity Project complet. En France, l'ENS a adhéré au programme national Atypie-Friendly, dont la formation TDAH a réuni plus de 700 participants, et le réseau s'étend désormais aux grandes écoles d'ingénieurs et de commerce via France Universités.

L'OMS estime la prévalence du TDAH chez les étudiants universitaires à environ 16 % dans neuf pays. Le TDAH est bien présent dans l'enseignement supérieur, y compris dans les institutions les plus sélectives au monde. Et les étudiants qui y parviennent ne sont pas épargnés par les difficultés fonctionnelles du trouble, puisque seulement 49 % des étudiants TDAH non médicamentés complètent huit semestres universitaires.

Les grandes écoles n'ont pas créé ces services par complaisance. Elles les ont créés parce que le besoin est réel, documenté et cliniquement significatif.

L'école fait son travail avec les moyens qu'on lui donne et il est irrespectueux d'aller les mettre en cause dans la "création" des troubles.

PS : On notera au passage dans les commentaires de ce monsieur que le TDAH n'existe pas et que c'est une invention des laboratoires pharmaceutiques ... j'ai envie de dire ... comme par hasard.

Lien vers la vidéo en commentaire

Il y a une question qu'on me pose rarement mais qui guide tout ce que je fais : pourquoi est-ce si difficile de bien éva...
08/04/2026

Il y a une question qu'on me pose rarement mais qui guide tout ce que je fais : pourquoi est-ce si difficile de bien évaluer le TDAH ?

La réponse ne tient pas au manque d'information. Les connaissances sont de plus en plus accessibles, les formations de sensibilisation se multiplient, la prise de conscience progresse. Le problème est ailleurs. Il se situe dans l'écart entre savoir que le TDAH existe et savoir raisonner cliniquement face à un patient chez qui le TDAH coexiste avec l'anxiété, la dépression, un trouble du sommeil, un vécu traumatique, ou plusieurs de ces dimensions à la fois.

Je le vois chaque semaine en supervision. Des cliniciens sérieux, investis, qui veulent bien faire, mais qui se retrouvent démunis face à la complexité du diagnostic différentiel et comorbide. Faire la part des choses entre ce qui relève du TDAH, ce qui relève d'un autre trouble, ce qui est primaire, secondaire, réactionnel. Inscrire le raisonnement dans la trajectoire développementale du patient plutôt que dans une lecture transversale figée.

C'est exactement cet espace que j'ai décidé d'occuper. Je ne cherche pas à convaincre ceux qui doutent de la légitimité du trouble. Je travaille pour ceux qui ont déjà franchi cette étape et qui veulent avancer.

Formation, supervision clinique, outils de raisonnement, communication scientifique : tout ce que je développe converge vers un même objectif. Permettre aux professionnels de mieux raisonner pour mieux accompagner. Et accompagner, cela signifie construire une compréhension avec le patient, pas décider pour lui. Le raisonnement clinique rigoureux n'est pas une fin en soi. C'est ce qui rend possible une véritable décision partagée.

C'est cette conviction qui structure mon travail. Et c'est à ceux qui la partagent que je m'adresse.

Petit ajout pratique sur la ligne du temps développementale que je vous ai présenté hier en vidéo, directement remonté p...
08/04/2026

Petit ajout pratique sur la ligne du temps développementale que je vous ai présenté hier en vidéo, directement remonté par les professionnels qui testent l'outil.

La saisie manuelle de l'âge est remplacée par deux champs : date de naissance et date du jour. L'âge est calculé automatiquement en années et mois, et la ligne du temps s'adapte en conséquence. Pour un enfant de 9 ans, la frise couvre de la naissance à 10 ans. Pour un adulte de 43 ans, elle s'étend jusqu'à 44 ans. Chaque année occupe le même espace, ce qui rend la lecture proportionnelle au temps réel.

C'est exactement comme ça que l'outil va évoluer : sur base de vos retours, un ajustement à la fois.

N'hésitez pas à continuer à me faire part de vos remarques. Tant que cela reste possible pour moi et que cela ne vient pas compliquer l'outil inutilement, je ferai mon possible :)

Nouveau dossier de la semaine sur le Substack L'année passée j'échangeai avec Annick Vincent sur l'orexine. Je ne connai...
08/04/2026

Nouveau dossier de la semaine sur le Substack

L'année passée j'échangeai avec Annick Vincent sur l'orexine. Je ne connaissais pas du tout et je ne comprenais pas bien mais ...
.. quand on parle de la neurobiologie du TDAH, le récit dominant tourne autour de deux neurotransmetteurs : la dopamine et la noradrénaline. C'est justifié, c'est documenté, et c'est la base de l'essentiel de la pharmacopée actuelle. Mais ce récit est-il complet ?

Depuis une quinzaine d'années, un nombre croissant de travaux pointent vers un autre acteur : l'orexine, un neuropeptide hypothalamique découvert en 1998, qui régule l'éveil, la stabilité veille-sommeil, la motivation et les fonctions exécutives. On le connaît surtout comme le système défaillant dans la narcolepsie de type 1, où la perte de plus de 85 % des neurones orexinergiques entraîne cataplexies, hypersomnie et fragmentation du sommeil. Ce que l'on sait moins, c'est que la prévalence du TDAH dans la narcolepsie atteint 25 à 33 % selon les méta-analyses récentes, avec un facteurs de risque de 9,6 par rapport à la population générale.

Ce dossier fait le point sur l'état des connaissances. On y aborde les données épidémiologiques issues des méta-analyses narcolepsie-TDAH, les premières études mesurant les niveaux d'orexine sérique chez des enfants TDAH, les données précliniques reliant le récepteur HCRTR2 aux circuits dopaminergiques de l'impulsivité, et les perspectives thérapeutiques.

Le constat principal est aussi le plus important : il n'existe à ce jour aucune méta-analyse dédiée au lien orexine-TDAH. En effet, les études portent actuellement sur des groupes présentant un TDAH et une narcolepsie. C'est un champ émergent, prometteur, mais encore fragile. Le dossier présente ce que l'on sait, ce que l'on ne sait pas, et ce qu'il reste à démontrer.

Lien vers le dossier complet en commentaire.

07/04/2026

Comment reconstruire la trajectoire développementale d'un patient de manière claire, visuelle et exploitable cliniquement ?

Je viens de finaliser la première version d'un outil que je développe depuis quelques jours : une ligne du temps développementale interactive, pensée pour être utilisée directement en consultation avec les patients, les parents et tout informateur pertinent.

Le principe est de placer librement sur un axe chronologique deux types d'éléments. D'une part, les observations cliniques avec pour chacune les signes et le fonctionnement observé, les événements de vie associés et les réactions de l'entourage. D'autre part, les interventions et suivis (orthophonie, psychomotricité, thérapie, médication) avec leurs objectifs, leurs modalités et leur évolution. Chaque élément est positionné à l'âge exact où il débute et se termine, indépendamment des découpages scolaires classiques.

Le résultat est une frise qui rend visible en un coup d'oeil ce que le récit verbal met parfois du temps à révéler : l'ordre d'apparition des difficultés, les périodes sans signes, la correspondance ou le décalage entre problèmes identifiés et prises en charge initiées. Un récapitulatif chronologique peut être généré en un clic pour alimenter directement un compte-rendu.

Je vous montre le fonctionnement en vidéo. C'est un outil en développement, cette première version sera disponible dès cette semaine dans la TDAH Académie. Une version accessible indépendamment est également prévue. Vos retours et idées d'amélioration m'intéressent, n'hésitez pas.

Adresse

1764 Avenue De Toulouse
Payrac
46350

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Une page et un site tout deux consacrés aux troubles neurodéveloppementaux