01/01/2026
Accueillir sa souffrance, car lutter contre soi-même est une bataille perdue d’avance.
Je ne me place pas en donneur de leçons. Je parle depuis l’expérience, depuis cette connaissance intime qui naît des épreuves traversées.
Un rêve, à l’aube de cette nouvelle année 2026, m’a offert une leçon de vie aussi simple que puissante.
Alors que je luttais contre un virus intestinal — nausées, fatigue, corps en résistance —, j’ai choisi, après des heures d’insomnie, de me laisser glisser dans une forme de transe. En quelques minutes, à travers des soubresauts salutaires, des torsions libératrices de la colonne vertébrale, j’ai senti mon ventre se détendre, mon cœur s’apaiser. Puis, comme une évidence, le sommeil m’a enveloppé.
Au petit matin, un rêve m’attendait. Clair. Net. Un message sans équivoque de mon inconscient : Ne lutte pas…
Voici le rêve.
Je me retrouve face à un géant, tout en muscles, au visage dur, agressif. Instantanément, la crainte m’envahit. Sa simple présence me semble si menaçante que je choisis de l’attaquer — un réflexe archaïque, comme la fuite ou la paralysie.
Je me débats avec une violence désespérée. Plus je lutte, plus la peur grandit en moi. Plus la peur grandit, plus ma violence envers lui devient démesurée. Pourtant, lui, ne me fait aucun mal. Je veux le détruire. C’est une rage sourde, viscérale.
Et plus je frappe, plus il grandit, se transformant en une créature monstrueuse, un Frankenstein de mes propres blessures.
Puis vient l’évidence : je ne gagnerai pas. Il est invincible.
Alors, je change de stratégie. Je lui parle.
« Que me veux-tu, au fond ? »
À mesure que je m’intéresse à lui, il rapetisse. Il n’est plus qu’un enfant, un peu tremblant, la tête basse. Stupéfait, je reste méfiant. Il s’apprête à monter un escalier en colimaçon, vers un grenier dont le plancher s’ouvre sur l’univers — mon inconscient, je le sais soudain.
Je ne peux me résoudre à le laisser partir, seul, dans les recoins de mon être.
« Viens, reste avec moi. Apprenons à nous connaître. »
Il redescend. Me prend la main. Nos regards se croisent, complices. Ensemble, nous traversons un tunnel vers la lumière du dehors.
Pour cette nouvelle année, je pourrais vous souhaiter mille choses.
Mais je commencerai par ceci :
Soyons en accueil et en paix avec nous-mêmes.
Car c’est cette paix intérieure qui nous permet de nous aimer, de nous respecter — et, par extension, d’aimer et de respecter l’Autre, la différence, l’étranger, le singulier.
Tous mes vœux de Paix et de Lumière, en vous et autour de vous
🙏✨💫
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