07/01/2026
CES HOMMES QUI AIMENT UNIQUEMENT LA PARTIE YANG DES FEMMES
Il existe des hommes qui disent aimer les femmes mais qui n’aiment en réalité que leur Yang. Ils aiment la femme active, lumineuse, performante. Celle qui avance, qui comprend vite, qui s’adapte. Celle qui agit, qui rassure, qui porte, qui soutient. La femme solaire, efficace, désirable parce qu’elle ne déborde pas. Ils aiment le Yang des femmes parce qu’il leur ressemble, parce qu’il est lisible, contrôlable, valorisé. Parce qu’il ne remet pas en cause leur structure intérieure.
Mais le Yin, eux, le rejettent. Le Yin des femmes les dérange. La profondeur émotionnelle. L'intuition, La lenteur, La réceptivité. Le chaos fertile des sentiments. Les silences lourds de sens. Les vagues qui montent sans demander la permission. Ils ont peur du Yin parce que le Yin ne s’explique pas, il se ressent. Il ne s’organise pas mentalement, il se traverse. Le Yin oblige à descendre dans le corps, dans l’émotion, à les vivre sans les rationaliser ni les cadrées pour être convenable, à être pleinement dans la vulnérabilité dans ses peurs, dans ses inconstances.
Et beaucoup d’hommes n’ont pas été éduqués à habiter ces espaces-là. Alors ils préfèrent une femme Yang : celle qui fait, plutôt que celle qui sent. Celle qui gère, plutôt que celle qui vit. Celle qui contient, plutôt que celle qui déborde.
Mais une femme coupée de son Yin, n’est pas une femme entière. Elle devient une fonction, une alliénée, un rôle, pas une force vivante.
Le paradoxe, c’est que ces hommes désirent le féminin mais refusent son essence car le féminin véritable est Yin. Mystérieux. Cyclique. Émotionnel. Profond. Imprévisible.
Aimer une femme, vraiment, ce n’est pas aimer seulement son Yang sa capacité à agir dans le monde masculin, c’est pouvoir rester présent quand son Yin s’ouvre. Quand elle ressent fort. Quand elle pleure sans raison apparente. Quand elle ralentit.
Quand elle ne sait pas encore. Quand elle est traversée.
Peu d’hommes sont prêts à cela. Parce que cela demande un Yang solide, pas dominateur, pas fuyant, mais ancré. Un Yang capable de contenir le Yin sans vouloir le corriger. Et tant que certains hommes aimeront le Yang des femmes tout en rejetant leur Yin, ils n’aimeront pas des femmes, mais une version amputée du féminin.