13/02/2026
🏦🙋 J’avais un rendez-vous à la banque hier matin. Outre l’objet de ce rendez-vous, m’est revenu un point que je voulais aborder avec Monsieur le Banquier. Je lui ai fait part de mon souhait de récupérer mes « parts sociétaires » à hauteur de 15 €. Là, il se lance dans une explication détaillée de ce à quoi servent ces parts, à savoir soutien de projets locaux (c’est-à-dire, tenez-vous bien, aider les commerçants du village à offrir un panier garni d’une valeur de 20 € aux habitants… on ne rigole pas, hein ?!). Il me redemande si je voulais vraiment récupérer mes 15 €. Je lui que oui et derechef il m’explique ce à quoi servent mes 15 €, en optant cette fois-ci pour un speech à potentiel culpabilisant avec des phrases du genre « c’est grâce à votre investissement que des projets peuvent être soutenus, vous êtes sure que vous voulez retirer votre argent ? » (nb : je vous rappelle qu’il me parle de mes 15 € qui soutiennent un panier garni…).
𝗩𝗼𝗶𝗹à 𝗼ù 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗷𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗮𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲 𝗱𝗲𝘃𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗶𝗻𝘁é𝗿𝗲𝘀𝘀𝗮𝗻𝘁.
Pendant que ce cher banquier me parlait, je sentais en moi monter le tumulte émotionnel. Je sentais que je ne voulais pas d’affrontement d’opinion, et que me retrouver à soutenir ma position m’était vraiment inconfortable.
Je ne voulais pas être vue comme une radine.
Je voyais la culpabilité monter en moi de ne plus soutenir de projets locaux.
L’autorité que représentait la fonction de banquier faisait vaciller ma propre souveraineté décisionnelle.
La colère et l’énervement de ne pas être juste écoutée, sans avoir à me justifier, grondaient fortement.
Ce que j’ai donc fait en temps réel (et ça va plus vite en dialogue intérieur que ce que je vais vous retranscrire), c’est d’écouter ce paysage intérieur tout chaotique. Je me suis accueillie, dans mes ressentis, en temps réel, en me donnant de l’empathie.
𝘙𝘢𝘥𝘪𝘯𝘦𝘳𝘪𝘦 𝘦𝘵 𝘤𝘶𝘭𝘱𝘢𝘣𝘪𝘭𝘪𝘵é :
– cela te dérange d’être vue comme radine ? Tu te dis qu’il pense de toi que tu n’en a rien à faire des autres ?
– oui, c’est super désagréable d’être vue comme ça.
– est-ce vrai ? es-tu radine et te fiches-tu des gens ?
– Bah non, pas du tout, et je choisis les projets que je veux soutenir.
– Bingo, tu sais donc qui tu es et ce que pense un autre de toi, lui appartient.
– Ah oui, ça va mieux.
𝘈𝘶𝘵𝘰𝘳𝘪𝘵é 𝘦𝘵 𝘯𝘰𝘯-é𝘤𝘰𝘶𝘵𝘦 :
– As-tu l’impression d’être devant quelqu’un qui peut te dicter une conduite à tenir et que tu n’as pas le choix de faire autrement ? Te sens-tu impuissante face à cette sensation de devoir te justifier ?
– Oui, si ça se trouve, par la suite, il ne voudra pas être sympa si un problème survient car je ne suis plus « sociétaire » et je me retrouve à devoir argumenter pour faire valoir mes choix.
– Ok, je sens bien que tu ressens une certaine crainte. Est-elle plus importante que ce que tu juges bon pour toi ? Que souhaites-tu là maintenant ? Qu’est-ce qui est juste pour toi ?
– C’est vrai tu as raison, ce qui compte c’est ma décision. Je ne vais pas laisser quelqu’un d’autre m’imposer sa vision sous prétexte d’une peur hypothétique.
S’il vous arrive de vous retrouver dans ce genre de situation, 𝗼ù 𝘂𝗻 𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲 𝘁𝗲𝗻𝘁𝗲 𝗱𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗮𝗱𝗼𝗽𝘁𝗲𝗿 𝘀𝗼𝗻 𝗽𝗼𝗶𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝘃𝘂𝗲. Où un autre argumente pour vous faire changer d’avis et que vous vous sentez mal, que vous sentez que vous vacillez intérieurement… tourner de suite votre attention vers vous en laissant l’autre parler.
Demandez-vous ce qui est important pour vous, ce qui compte à vos yeux. Et surtout, vérifiez en vous-même que si vous changiez d’avis (parce que oui c’est aussi possible 😉), vous le feriez parce que cela a du sens pour vous et qu’en réévaluant la situation, vous trouveriez que c’est juste selon vos valeurs et aspirations, et non par culpabilité, honte ou peur de décevoir et de passer pour un.e « méchant.e ».
📩🤔 𝐋’𝐢𝐧𝐯𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐣𝐨𝐮𝐫 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐨𝐧𝐜 : quand quelqu’un tente de me faire adopter sa vision et que je sens un tumulte émotionnel en moi, est-ce que j’arrive à me tourner vers moi plutôt que réagir en attaquant l’autre en combattant argument contre argument ? Est-ce que j’arrive à me faire confiance dans mes décisions et me soutenir… sans avoir besoin d’en mettre « plein la tête » à l’autre ?
De l'âme divin au coeur humain
Céline