Stéphanie Lafarge

Stéphanie Lafarge Psychologue Clinicienne, Psychothérapeute - Praticienne EMDR Europe - Praticienne en TCC
consultation adulte, sur RDV

Master 2 Psychologie Clinique et Psychopathologie - Université d'Angers
DU Psychotraumatologie - Université Clermont Auvergne
Praticienne EMDR (niveau 1 et 2, accréditation EMDR France et Europe
2023/2025) - EDEPHE
Thérapeute en Thérapie Comportementale et Cognitive, (3em année/3) - AFTCC

07/05/2026

Quand certaines réactions deviennent difficiles à comprendre

Anxiété, irritabilité, blocages, émotions envahissantes… Certaines réactions du quotidien peuvent être liées à des expériences passées que le cerveau n’a pas encore complètement retraitées.

La thérapie EMDR permet d’identifier ces mécanismes et d’aider le cerveau à retraiter les souvenirs difficiles afin qu’ils aient moins d’impact dans le présent.

24/04/2026

Inceste entre enfants du même âge : ce que la loi dit, et ce que les victimes vivent

On parle souvent de l’inceste comme d’une violence exercée par un adulte sur un enfant.
Mais il existe une réalité beaucoup moins connue, souvent minimisée, parfois même niée :
l’inceste entre enfants d’une même fratrie, ou entre cousin(e)s du même âge.

Et avec elle, une confusion immense.

⚖️ Ce que dit la loi

En droit français, l’inceste est une qualification liée au lien familial (fratrie, ascendants, certains membres de la famille élargie).

👉 Dans la fratrie (frère et sœur) :
Le lien familial peut permettre de qualifier l’inceste.
Mais pour qu’une infraction sexuelle soit retenue, il faut analyser les circonstances :

* contrainte
* menace
* violence
* surprise
* ou absence de consentement légal selon l’âge

➡️ Ainsi, même sans différence d’âge, des faits peuvent être reconnus comme infraction sexuelle dans un cadre incestueux selon la situation.

👉 Entre cousin(e)s :
Les relations ne sont pas considérées comme de l’inceste au sens juridique strict.
Mais des infractions peuvent être retenues en cas de :

* contrainte, même psychologique
* différence de maturité importante
* pression ou emprise

⚠️ La loi donne un cadre.
Mais elle ne décrit pas toujours la réalité vécue par les enfants.

🧠 Ce que vivent les victimes

Dans ces situations entre enfants du même âge, une question revient très souvent :

“Est-ce que c’était vraiment un abus… si j’ai participé ? si je n’ai pas dit non ? si j’ai ressenti du plaisir ?”

Ces questions sont fréquentes. Et elles enferment.

🚫 Un enfant ne peut pas consentir

Même si les enfants ont le même âge :

👉 Un enfant ne peut pas consentir à une relation sexuelle.

Non pas seulement parce qu’il est mineur, mais parce que :

* il n’a pas la maturité affective et sexuelle
* il ne comprend pas les implications de ce type de situation
* il n’a pas les repères pour identifier ce qui est acceptable ou non
* il peut reproduire, imiter ou suivre sans comprendre

➡️ Ce qui peut sembler être une “participation” est souvent une adaptation à la situation, pas un choix libre.

🔍 “J’ai participé”… ou je me suis adapté(e) ?

Beaucoup de personnes concernées racontent :

* avoir suivi
* avoir imité
* avoir été curieuses
* avoir vécu cela comme un “jeu” ou une “expérience”

👉 Cela ne correspond pas à un consentement.

Un enfant ne “décide” pas dans un cadre qu’il ne comprend pas.

⚠️ Le plaisir physique : une réaction du corps, pas un consentement

C’est l’un des points les plus douloureux et les plus culpabilisants.

Certaines personnes se disent :

* “Mon corps a réagi…”
* “J’ai ressenti du plaisir…”
* “Donc j’étais d’accord…”

👉 Non.

Le corps peut réagir indépendamment de toute volonté consciente.

Le plaisir physique peut être :

* une réponse réflexe du corps
* une réaction neurologique automatique
* une réponse à une stimulation
* ou une forme d’adaptation du système nerveux face à une situation confuse ou stressante

➡️ Le plaisir physique ne valide jamais une situation. Il décrit une réaction corporelle, pas un consentement.

💬 Le flou qui enferme

Parce qu’il n’y avait pas toujours de violence visible, parce que les âges étaient proches, parce que le corps a pu réagir…

➡️ beaucoup de victimes ne se reconnaissent pas comme telles.

Et elles portent souvent :

* de la culpabilité
* de la confusion
* un sentiment de responsabilité

👉 Pourtant, un enfant ne peut pas être responsable d’une situation sexuelle.

🌱 Nommer, c’est comprendre

Parler de ces situations, ce n’est pas accuser un enfant.

C’est reconnaître :

* une exposition trop précoce à la sexualité
* une confusion des repères
* une expérience inadaptée au développement de l’enfant

Et permettre que ces vécus puissent enfin être compris, sans honte.

💬 Si ce post fait écho à quelque chose que vous avez vécu :

👉 vous avez le droit de vous poser des questions
👉 vous avez le droit d’avoir du flou ou des doutes
👉 vous avez le droit d’en parler à votre rythme

Et surtout :

Vous n’avez pas à porter cela seul(e). 🤍

Si ce texte peut aider à mettre des mots ou à ouvrir des compréhensions, vous pouvez le partager autour de vous.

27/03/2026
23/03/2026
18/03/2026
16/03/2026

🧠 Le saviez-vous ? Pourquoi le cerveau reste en alerte après un traumatisme

À l’occasion de la Semaine du Cerveau, EMDR France vous propose un éclairage simple sur le fonctionnement du cerveau face au traumatisme.

Après un événement vécu comme menaçant ou brutal, le cerveau peut continuer à agir comme si le danger était toujours présent.

Pourquoi ?
Parce que sa mission première est de protéger.

Certains systèmes d’alerte peuvent alors rester activés plus longtemps que nécessaire. Cela peut entraîner :

🔹 une sensation de tension permanente
🔹 des sursauts au moindre bruit
🔹 des difficultés à dormir
🔹 une impression de ne jamais être totalement en sécurité
🔹 une vigilance accrue face à l’environnement

Ces réactions ne sont ni un manque de volonté, ni une faiblesse. Elles correspondent souvent à la trace d’un cerveau qui a appris, dans l’urgence, à rester prêt à réagir.

👉 Autrement dit : ce qui semble disproportionné aujourd’hui a souvent été un mécanisme de survie hier.

Mieux comprendre ces réactions est une première étape pour sortir de la culpabilité et de l’incompréhension.

10/03/2026

🧠 EMDR : démêler le vrai du faux

La thérapie EMDR est aujourd’hui utilisée dans le traitement des traumatismes psychologiques. Pourtant, elle reste parfois entourée d’idées reçues.

👉 Alors, mythes ou réalités ?

Nous vous proposons de faire le point.

❌ Mythe : « L’EMDR n’est pas scientifique »
✅ Réalité : De nombreuses recherches scientifiques ont démontré son efficacité pour le TSPT (trouble de stress post-traumatique). L’EMDR est aujourd’hui reconnue et recommandée par plusieurs organisations internationales de santé (INSERM, HAS, OMS).

👀 Mythe : « L’EMDR consiste simplement à bouger les yeux »
✅ Réalité : Les mouvements oculaires sont un outil utilisé dans la thérapie, mais l’EMDR repose surtout sur un protocole thérapeutique structuré permettant de retraiter des souvenirs traumatiques.

🧠 Mythe : « L’EMDR efface les souvenirs »
✅ Réalité : L’EMDR ne supprime pas les souvenirs. Elle aide à réduire la détresse émotionnelle associée à un souvenir traumatique, afin qu’il puisse être intégré de manière plus apaisée.

⚡ Mythe : « C’est un remède miracle en une séance »
✅ Réalité : L’EMDR peut parfois agir rapidement dans certains cas, mais plusieurs séances sont généralement nécessaires. Chaque parcours thérapeutique est unique.

🎓 Mythe : « On peut pratiquer l’EMDR sans formation spécifique »
✅ Réalité : L’EMDR est une méthode thérapeutique structurée qui nécessite une formation spécialisée et un cadre clinique adapté.

🩺 Mythe : « L’EMDR traite tous les problèmes »
✅ Réalité : L’EMDR est particulièrement indiquée pour le traitement des traumatismes psychologiques et leurs conséquences.

💬 Connaissiez-vous ces idées reçues sur l’EMDR ?

Partagez vos avis ou vos questions en commentaire.

18/02/2026
02/02/2026

🔴 Les titres « Accrédité EMDR Europe » sont désormais protégés dans toute l’Union européenne

Cette reconnaissance juridique européenne permet une identification claire des professionnels accrédités EMDR Europe et une distinction sans ambiguïté avec les formations ou pratiques se revendiquant de l’EMDR sans reconnaissance officielle.

Il s’agit du plus haut niveau de protection actuellement accessible, renforçant la crédibilité, la lisibilité et la sécurité institutionnelle d’EMDR Europe et de ses associations nationales.

👇 Plus d’informations dans la note officielle ci-dessous.

29/01/2026
21/12/2025

De nos jours, c’est un phénomène sociétal qui concerne jeunes et vieux, mais les enfants et adolescents s’y livrent avec une insouciance apparente confondante : lorsqu’on les croise sur un trottoir, ils ne dévient pas de leur trajectoire à notre passage.
Comment expliquer cela ? On peut utilement mobiliser les travaux d’Edward T. Hall sur la proxémie, c’est-à-dire la manière dont les individus organisent inconsciemment l’espace autour d’eux.Traditionnellement, marcher sur un trottoir impliquait une négociation implicite de l’espace, une anticipation de l’autre,un léger déplacement corporel réciproque (micro-ajustement). Or, chez beaucoup de jeunes aujourd’hui, on observe une non-négociation de l’espace partagé : « Je suis là, je continue, à l’autre de se pousser. » L’espace public n’est plus vécu comme relationnel, mais comme un couloir individuel. Il ne s’agit pas d’un simple manque de politesse, mais d’une « egocentration » incarnée, plus perceptive que volontaire : l’espace devient une extension du Moi, non un espace commun, l’autre est perçu tardivement, parfois seulement au moment de l’impact potentiel. L’hyper-connexion (smartphone, écouteurs, scroll permanent) contribue à ce phénomène, par réduction drastique de l’attention périphérique,dissolution du champ social immédiat, instauration d’une sorte de bulle perceptive. Le trottoir devient un décor traversé, non un espace partagé. L’autre est une interférence, pas un sujet.
Que faire ? La question éducative n’est pas de « réapprendre la politesse » au sens moral, mais de réintroduire du tiers, du commun et du perceptif dans des corps devenus trop autocentrés. En réintroduisant notamment très tôt des microcodes explicites là où régnait l’implicite, et en encourageant les activités qui exigent une coordination spatiale avec autrui (sports collectifs, danse, théâtre, arts martiaux). Mais ne faudrait-il pas d’abord nous remettre en question lorsque nous transmettons aux jeunes nos propres incivilités ?

Adresse

11 Boulevard Anatole
Poitiers
86000

Heures d'ouverture

Mercredi 10:00 - 19:00
Jeudi 10:00 - 19:00
Vendredi 10:00 - 19:00

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Stéphanie Lafarge publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter La Pratique

Envoyer un message à Stéphanie Lafarge:

Partager