Psychanalyste / Sophrologue / Thérapeute de couple Cathia Doreau

Psychanalyste / Sophrologue / Thérapeute de couple Cathia Doreau Notre entreprise propose des séances de sophrologie en téléconsultation pour aider nos clients... .

21/05/2026

Le grand pédiatre français Aldo Naouri est mort. Il avait 88 ans. Figure connue de la pédiatrie française et des débats sur l’éducation parentale, il avait exercé pendant près de quarante ans la "médecine d’enfant", avant de faire de son cabinet un lieu d’observation des relations familiales.

Dans cet entretien de 2014, Aldo Naouri revenait sur ce qui a traversé son travail : écouter l’enfant au-delà du seul symptôme, comprendre sa place dans une histoire familiale, et rappeler l’importance du langage dans son développement. Pour lui, "un enfant n’est pas un individu qui est un corps seulement", mais aussi un être "inscrit dans un langage" et "dans le désir de ses parents".

À rebours d’une époque qu’il jugeait trop centrée sur la satisfaction immédiate, il défendait une idée simple et discutée : "la frustration est l’instrument majeur de l’éducation". Une manière de rappeler que grandir, c’est aussi apprendre l’attente, l’effort, les limites et le rapport au temps.

Nous vous proposons de réécouter cet entretien de 2014, dans lequel Aldo Naouri apportait son éclairage sur l’éducation parentale et les conditions qui permettent à un enfant de grandir, d’apprendre et de développer au mieux ses capacités.

➡️ https://l.franceculture.fr/BcG

21/05/2026

Que ce soit sur les réseaux sociaux, dans notre pratique sportive ou même dans nos amitiés, nous serions aujourd’hui contraints par une "obligation de productivité" qui régit nos actions quotidiennes, selon la docteure en philosophie politique Léa Antonicelli ➡️ https://l.franceculture.fr/PNS

21/05/2026

"Connaître et accepter son ombre achemine vers cette modestie qui est nécessaire à la reconnaissance de ses imperfections. Mais précisément c'est cela l'acceptation consciente de ses petitesses et la prise en considération de ses mesquineries personnelles et de ses imperfections, qui est l'attitude la plus nécessaire chaque fois qu'il s'agit d'établir une relation humaine. Car la relation humaine ne repose pas sur la perfection (...) elle repose bien plus sur ce qui dans l'être est imparfait, faible, ce qui a besoin de secours et de soutien, sur tous ces éléments qui sont le fondement et le motif de la dépendance. Ce qui est parfait n'a pas besoin de l'autre"

Jung - Présent Et Avenir

05/05/2026

"Prendre la responsabilité de sa vie : voilà la preuve qu’une personne est devenue pleinement adulte . Il n’y a rien ni personne à blâmer, ni ses origines ni ses ancêtres ni ses parents ni le sort ! Prendre la responsabilité de sa vie, c’est dire oui. Oui à ce que je suis, oui à ce que j’ai vécu, oui à ce qui vient ! Ce serait tellement plus confortable de pouvoir trouver des excuses, de blâmer quelqu’un d’autre ! Parfois, cela semblerait plus normal , car d’autres ont reçu plus et mieux. Pourquoi n’ai-je pas eu les mêmes chances ? Cette question reste ouverte. À première vue, rien n’est équitable dans la vie. Il se peut que la question à se poser soit autre : que puis-je réaliser avec ce que j’ai reçu ? Quelle attitude, quelle manière de vivre puis-je adopter pour transformer les obstacles sur ma route en tremplins pour m’élever ? Être capable et désireux de prendre la responsabilité de sa vie, c’est ce qui fait la grande dignité de l’aventure humaine !"

Rosette Poletti et Barbara Dobbs
Art ; Bernard Buffet

05/05/2026

Leïla Slimani nous invite à découvrir les livres qui peuplent sa bibliothèque.
S'y trouvent des livres sur le corps dominé, la violence coloniale et la question de la langue, de Steinbeck à Toni Morrison, de Camus à Kundera, en passant par Tolstoï.
➡️ https://l.franceculture.fr/yYV

05/05/2026

Être une personne stoïque, c'est posséder une force de caractère qui permet de rester calme et maître de soi, quelles que soient les difficultés rencontrées.
Voici les trois piliers pour mieux comprendre :
1. La distinction entre ce que l'on contrôle et le reste
C'est le cœur du stoïcisme. Une personne stoïque sait faire la différence entre :
Ce qui dépend d'elle : ses pensées, ses actions, ses réactions et sa volonté.
Ce qui ne dépend pas d'elle : la météo, l'opinion des autres, le passé ou les embouteillages.
Elle ne perd pas d'énergie à s'énerver contre des choses qu'elle ne peut pas changer.
2. La maîtrise des émotions
Être stoïque ne signifie pas être un robot sans sentiments. C'est plutôt ne pas se laisser submerger par ses émotions.
Au lieu de paniquer face à un problème, la personne stoïque l'analyse froidement.
Elle remplace la plainte par la recherche d'une solution ou par l'acceptation.
3. La sérénité (l'impassibilité)
On dit souvent qu'une personne est stoïque quand elle endure une douleur ou un malheur sans se plaindre. C'est cette fameuse "force tranquille" : elle reste stable comme un rocher au milieu d'une tempête.
En résumé : Une personne stoïque, c'est quelqu'un qui se dit : "Je ne peux pas contrôler ce qui m'arrive, mais je suis le seul maître de la façon dont je vais y réagir."

27/01/2026

"Celui qui veut connaître l'âme humaine, n'apprendra à peu près rien de la psychologie expérimentale. Il faut lui conseiller d'accrocher au clou la science exacte, de se dépouiller de son habit de savant, de dire adieu à son bureau d'étude et de marcher à travers le monde avec un cœur humain... dans la terreur des prisons, des asiles d'aliénés, des hôpitaux, de voir les bouges des faubourgs, les bordels, les tripots, les salons de la société élégante, la bourse, les meetings socialistes, les églises, le revival et les extases des sectes, d'éprouver sur son propre corps amour et haine, les passions sous toutes ses formes. Alors, il reviendra chargé d'un savoir plus riche que celui que lui auraient donné des manuels épais et il pourra être, pour ses malades, un médecin, un véritable connaisseur de l'âme humaine."

L'Âme et la Vie , Carl Gustav Jung

16/11/2025

À 21 ans, Simone de Beauvoir a décroché la deuxième place au concours de l'agrégation de philosophie, un examen réputé pour sa difficulté extrême, en 1929. Jean-Paul Sartre, qui a terminé premier, ne lui a pas proposé le mariage, mais quelque chose de plus radical : un partenariat égalitaire, un "pacte d'amour essentiel" sans possession, sans tradition, sans autres règles que la sincérité. À une époque où les femmes étaient définies par leurs maris, Beauvoir a choisi de se définir elle-même.

Ils sont devenus le couple intellectuel le plus célèbre du XXe siècle, mais leur histoire n'a jamais été simple. Ils s'aimaient, se blessaient, se donnaient mutuellement la liberté et en payaient le prix. Si Sartre est devenu le visage public de l'existentialisme, Beauvoir a écrit ses vérités les plus durables.

En 1949, elle publie "Le Deuxième Sexe", un livre qui bouleverse le monde. Il commence par neuf mots qui ont changé la donne : "On ne naît pas femme, on le devient." Elle y soutient que la féminité n'est ni biologique ni un destin : c'est une performance, une construction, une cage déguisée en nature. Ce livre a été immédiatement censuré par l'Église catholique et critiqué par des hommes comme étant amer et hystérique, mais les femmes l'ont lu en secret, en soulignant chaque page et en ressentant pour la première fois qu'on mettait des mots sur ce qu'elles avaient toujours su mais n'avaient jamais pu exprimer.

Beauvoir n'a pas cherché la facilité. Elle a vécu dans les contradictions, les erreurs et la solitude de celle qui voit ce que les autres refusent de voir. Sa relation avec Sartre a été passionnée, honnête, un rejet des contes de fées.

En 1980, Sartre meurt, et Beauvoir ne romantise pas leurs décennies passées ensemble. Elle écrit "Adieux : Un adieu à Sartre", un mémoire dépouillé de sentiment, rempli de vérité. Six ans plus t**d, elle décède en avril 1986.

Des milliers de femmes ont suivi son cortège funèbre à Paris, portant des copies usées de "Le Deuxième Sexe" et marchant derrière son cercueil comme des porteuses de torches, continuant d'illuminer le chemin qu'elle avait tracé pour elles.

Simone de Beauvoir n'a pas été enterrée à côté de Sartre parce qu'elle lui appartenait, mais parce qu'elle l'avait choisi. Même dans la mort, elle a fait ses propres choix.

Son héritage ne réside pas dans la perfection, mais dans la permission qu'elle a donnée aux femmes de penser sans s'excuser, d'aimer sans se soumettre, de créer sans demander de permission et de vivre sans attendre l'approbation du monde. Elle n'a pas seulement posé la question : pourquoi les femmes sont-elles définies comme "l'Autre" ? Elle y a répondu en devenant son propre sujet—pleinement, sans peur, enfin. Et en faisant cela, elle a offert à chaque femme qui viendrait après elle un simple et révolutionnaire cadeau : le droit de devenir elle-même.

15/11/2025

Des romans arthuriens aux réseaux sociaux, l’homme idéal n’est plus seulement musclé et barbu.
La douceur et la sensibilité sont redevenues des valeurs admirées.
➡️ https://l.franceculture.fr/Smk

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