20/03/2026
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L’Homme connaîtra trois étapes possibles d’intelligence. Trois étapes consécutives : le mental ; le surmental, qui est une période intérimaire ; et le supramental, la période finalisante. L’Homme connaît le mental, mais ne connaît pas le surmental, ni le supramental. Le surmental est l’ouverture partielle sur l’intelligence cosmique de l’Homme vers une conscience plus vaste et plus parfaite, que l’on appelle «le supramental».
Le surmental comprend deux étapes majeures dans la vie de l’Homme. La première étant la réalisation de l’illusion de la pensée subjective, et l’élévation de cette pensée subjective, jusqu’à un mode d’entendement impersonnel et de plus en plus réel, c’est-à-dire : non subjectif.
Le surmental est la première étape de l’Homme vers la conscience de son intelligence réelle. Alors que le surmental permet à l’Homme de voir plus loin dans son esprit, il n’est pas suffisamment puissant, pour lui donner la vision totale et parfaite de lui-même, car la Lumière de l’intelligence pure du supramental, n’est pas encore arrivée jusqu’à lui.
Alors que le surmental indique à l’Homme un mouvement évolutif intérieur, il ne peut lui faire réaliser et connaître la nature de son mouvement, car seule la perfection de l’intelligence permet à l’Homme de comprendre parfaitement, c’est-à-dire, sans se servir d’aucun point d’appui subjectif. Le surmental n’est pas encore dépouillé totalement de la subjectivité de l’être, de sorte que les émotions et les pièges des pensées personnelles peuvent encore à l’occasion, faire interférence et créer la cloison entre le surmental et le supramental : conscience suprême.
Le surmental sait reconnaître un aspect du réel, mais ne peut pas vivre du réel, car le réel est encore trop difficile à vivre. Alors que l’être supramental possède la vision parfaite de la totalité ; l’être surmental procède par étape vers la compréhension de lui-même, qui lui ouvrira la porte de sa conscience parfaite. Il faut voir dans l’être surmental, une qualité de l’ego suffisamment grande, pour le distinguer du reste des Hommes qui sont encore au stage de l’être mental. Cette qualité coïncide avec l’évolution de son être psychique - son âme, sans pour cela lui permettre une intégration totale.
Alors que l’être supramental conscientise instantanément l’intelligence universelle en lui, sans ombrage, sans faille, ce qui lui assure la certitude totale et parfaite : «sûr d’être sûr» ; l’être surmental perçoit toujours un peu de faiblesse dans son intelligence, un manque de clarté ; l’hésitation n’existe pas chez l’être supramental, alors qu’elle peut exister chez l’être surmental, car même s’il n’appréhende plus la réalité par les moyens limités de la raison, il ne peut encore agir d’une façon totalement unifiée, c’est-à-dire : libre de toute émotion. La paroi entre la perfection supramentale et l’imperfection du surmental, s’amincit avec le temps, alors que l’ego de l’être surmental apprend à se détacher émotivement de lui-même.
Alors que l’émotivité déclenche dans l’être surmental une vibration qui le fait souffrir ou j***r émotivement, ce phénomène disparaît chez l’être supramental pour laisser place à un vide parfait, qui constitue la nature-même de cette grande nature humaine et cosmique. Alors que l’être surmental soit encore entaché du désir spirituel, sa conversion éventuelle vers l’être supramental établit une fois pour toutes, l’illusion de la spiritualité, telle que la conçoit l’Homme au cours de ces étapes, mentale et surmentale.
Communications Préparatoires
Chapitre : L’Être Mental, Surmental, Supramental
Bernard de Montréal