01/02/2026
Je suis Caroline.
Une femme.
Une thérapeute.
Une survivante.
À 28 ans, ma vie a basculé : un cancer du sein est venu frapper à ma porte.
À cette époque, je prenais la pilule, je n’étais pas connectée à mon cycle, je vivais vite, souvent en mode automatique. J’étais coupée de mon corps, de mes émotions, de mes besoins profonds. Je pensais que je ne méritais pas d’être heureuse et je me sentais enfermée dans une vie qui ne me ressemblait pas.
La maladie a tout arrêté.
Et en même temps, elle a tout ouvert.
Elle m’a appris que la santé n’est pas simplement l’absence de symptômes, mais un équilibre vivant, subtil, mouvant — un dialogue constant entre le corps, le système nerveux, les émotions et la vie intérieure.
Après le cancer, il n’a pas seulement fallu “guérir”.
Il a fallu réapprendre à faire confiance.
Confiance en mon corps, que j’avais vécu comme traître.
Confiance en la vie, sans rester figée dans la peur que tout recommence.
Confiance en mes sensations, sans être prisonnière du trauma du passé.
C’est à ce moment-là que la régulation du système nerveux est devenue une clé essentielle pour moi.
Comprendre que mon corps n’était pas cassé, mais en état de protection.
Que l’hypervigilance, la fatigue, les tensions n’étaient pas des faiblesses, mais des réponses intelligentes à ce que j’avais traversé.
J’ai aussi compris que l’alimentation ne pouvait pas être dissociée de cet état intérieur.
Que manger “sain” dans un corps stressé, tendu, en hypervigilance, ne suffisait pas.
La digestion, comme le système nerveux, a besoin de sécurité pour fonctionner, assimiler, transformer.
C’est dans cette compréhension globale que j’ai découvert l’Ayurvéda.
Une médecine ancestrale qui relie intimement l’alimentation, la digestion, le système nerveux et les émotions.
Une approche qui ne m’a pas appris à mieux contrôler ce que je mangeais, mais à sentir ce qui me soutenait réellement, selon mon état, mon rythme, la saison, le moment de vie.
L’Ayurvéda m’a permis de comprendre mon corps, de l’écouter, de l’honorer — sans le forcer.
Je me suis formée en gynécologie et obstétrique ayurvédiques, en nutrition ayurvédique, en santé digestive, hépatique et cardiaque selon l’Ayurvéda.
Je suis actuellement en formation en psychologie ayurvédique.
En parallèle, je me suis formée en micronutrition péri/ménopause, en phytothérapie (périménopause et cancer du sein) et au yoga.
Mais au-delà des outils, j’ai fait de la régulation du système nerveux et de l’écoute fine du corps le socle de ma pratique.
C’est aussi pour cela que le Restorative Yoga s’est imposé comme une évidence.
Parce qu’il agit là où l’on ne peut pas forcer.
Parce qu’il apprend au corps qu’il peut relâcher, se déposer, sortir du mode survie.
Aujourd’hui, j’ai bientôt 37 ans et je suis maman d’une petite fille de 21 mois.
Je vis connectée à mes saisons intérieures, au rythme de la nature.
J’habite mon corps avec plus de douceur, d’écoute et de confiance.
Je vis entourée de forêt, d’herbes médicinales, de carnets et de silence.
Mon quotidien est aussi nourri par la présence d’un compagnon, de deux chiens, d’un chat, et par le temps que je consacre à la lecture.
Des présences simples, vivantes, qui soutiennent l’ancrage et apaisent le système nerveux.
Ce qui m’anime profondément aujourd’hui, c’est d’accompagner les personnes qui ressentent le besoin de revenir à leur corps.
D’apaiser leur système nerveux.
De retrouver une relation plus simple, plus vivante et plus sûre avec l’alimentation, la digestion et le corps dans son ensemble.
À travers l’Ayurvéda, la nutrition ayurvédique et le Restorative Yoga, je tiens un espace doux et profond pour celles et ceux qui, comme moi, veulent cesser de lutter contre leur corps…
et s’en faire enfin une maison.
📷 Amandine Bezelga