12/02/2026
On a reçu le courrier du Ministre sur les violences à l’école.
On y parle beaucoup de la violence des élèves.
On appelle les parents à la responsabilité.
Très bien.
Je suis d'accord !!!
Mais parlons de TOUTE la violence.
Cette année, on a entendu parler :
– des 52 animateurs périscolaires écartés à Paris après des signalements graves,
– d’une ATSEM mise en cause pour des faits pendant la sieste,
– d’une enseignante accusée de violences physiques sur un enfant,
– d’enquêtes ouvertes pour agressions sexuelles en maternelle,
– d’enfants harcelés jusqu’au su***de,
– et des défaillances graves révélées aussi dans le système de l’ASE.
Ce ne sont pas “l’école contre les parents”.
Ce n’est pas “les enfants contre les adultes”.
C’est un système sous tension.
Un système qui manque de moyens.
Un système qui manque de formation.
Un système qui protège parfois plus son image que la parole des enfants.
La majorité des professionnels sont engagés et font un travail remarquable.
Mais minimiser, éluder , mettre à la marge qu’il existe aussi des violences institutionnelles, c’est empêcher toute amélioration.
📊 1 élève sur 10 concerné par le harcèlement.
📊 8 parents sur 10 reconnaissent des violences éducatives dites ordinaires.
📊 Des enquêtes régulières pour des faits graves impliquant des adultes encadrants.
La violence n’est pas un problème “de jeunes”.
C’est un problème de société.
On ne peut pas cultiver l'empathie des enfants dans un système saturé, avec 28 élèves pour un adulte épuisé.
On ne peut pas prêcher la non-violence sans regarder celle des adultes.
Ce dont on a besoin :
– formation massive et continue de TOUS les adultes au contact des enfants sur les droits de l'enfant !!!!
– transparence réelle quand il y a des fautes,
– réduction des effectifs,
– éducation socio-émotionnelle dès la maternelle,
– travail collectif parents-école,
– et protection absolue de la parole des enfants.
Le sursaut collectif ne peut pas être à sens unique.
Il commence par nous, les adultes.