06/02/2026
L’anxiété autistique, c’est la même anxiété que tout le monde peut vivre.
Mais elle est déclenchée par plus de choses.
Et elle ne se gère souvent pas de la même façon.
Notre routine, c’est notre sécurité.
Quand quelqu’un d’autre que nous change les plans à la dernière minute, ça peut déclencher de l’anxiété.
Imagine que tu traverses le même pont tous les jours… et qu’un matin, il se met à br***er.
La sensation que tu aurais, c’est très proche de ce que vit une personne autiste quand sa routine est brisée soudainement.
L’inconnu fait peur à tout le monde.
Parce qu’une menace peut s’y cacher.
On ne peut pas se préparer à ce qu’on ne connaît pas.
Et pour se sentir en sécurité, les humains ont besoin de savoir ce qui s’en vient, d’avoir le temps de se préparer.
Ça nous amène directement au manque de contrôle, ou au sentiment de ne pas avoir de pouvoir dans une situation.
Et honnêtement… c’est un déclencheur de stress très humain.
On a besoin d’un minimum de contrôle pour se sentir en sécurité, pour sentir que si quelque chose tourne mal, on peut s’en sortir.
Se sentir coincé, impuissant, sans porte de sortie… ça déclenche l’anxiété.
Il y a aussi la peur que notre intégrité soit attaquée ou ignorée.
Le risque d’être ridiculisé.
De ne pas être cru.
D’être jugé.
D’être mal compris.
(Celle-là est énorme.)
Quand on a une idée très claire de ce qu’on veut faire, sans plan B, et sans pouvoir accepter une autre option.
Il peut y avoir une peur que ça ne fonctionne pas, justement parce qu’on n’a pas tout le contrôle.
Et ça devient anxiogène très vite.
Quand les choses n’ont pas de sens.
Les doubles standards. Les exceptions illogiques.
C’est frustrant et stressant parce qu’on sent une pression à adopter certains comportements.
Mais comme ça ne fait pas de sens, notre cerveau ne l’intègre pas.
Sauf qu’on essaie quand même, pour ne pas être rejeté ou exclu.
On cherche du sens.
On n’en trouve pas.
Et bam… boucle anxieuse.
Quand on attend de nous qu’on sache ou qu’on décide quelque chose, et qu’on ne sait pas.
C’est quoi les conséquences?
Est-ce qu’on va perdre des amis?
Notre job?
Est-ce qu’on parle?
Est-ce qu’on va être cru?
Et finalement, être forcé de rester dans une situation où les stimuli sensoriels sont douloureux ou agressants.
Encore une fois… manque de contrôle.
Ça ne fait pas de sens.
On ne sait pas comment gérer.
Le corps panique.
Ce n’est pas de la fragilité.
C’est un système nerveux qui réagit à ce qu’il perçoit comme une menace.
On ne décide pas ça!