07/01/2026
Le côlon et le psoas sont deux structures que le corps utilise quand la vie devient sérieuse.
Pas quand tout va bien.
Quand tu dois résister.
Quand il y a quelque chose à retenir.
Quand tu dois survivre sans être vu.
Ce n'est pas une relation symbolique.
C'est une relation anatomique, neurologique, faciale, endocrinienne et psychosomatique.
Une relation qui décide posture, digestion, douleur, anxiété, fatigue, raideur émotionnelle.
ANATOMIE PROFONDE ET CONTINUITÉ FASCIALE
Les psoas majeurs proviennent de corps vertébraux, de processus transversaux et de disques intervertébraux de L1–L5. C'est l'un des très rares muscles qui naissent directement de la colonne vertébrale et qui traverse le bassin sans interruption. Il est enveloppé dans une bande robuste, la bande psoas, qui est en continuité avec la bande rétropéritonéale.
Le côlon ascendant et descendant sont des organes rétropéritonéaux secondaires. Cela signifie une chose précise : ils partagent le même espace de lifting que les psoas. Ils ne sont pas séparés. Ils ne sont pas indépendants.
Quand la bande psoas perd de l'élasticité, le colon perd le flux.
Lorsque le côlon est enflammé ou hypertonique, la bande rétropéritonéale transmet des tensions au psoas.
Le groupe n'est pas un emballage.
C'est un organe sensoriel, richement nerveux, capable de transmettre des tensions mécaniques et des informations nerveuses.
C'est là que le problème commence. Et voici aussi la solution.
NEUROLOGIE DE LA SURVIE
Le psoas est intimement connecté au système nerveux central à travers le plexus
C'est l'un des premiers muscles à réagir au stimulus de danger. Il est impliqué dans les réflexes d'évasion, la défense.
Le côlon est gouverné par le système nerveux, un réseau neuronal autonome avec des centaines de millions de neurones. Produit des neurotransmetteurs, dialogues avec le nerf vague, répond à l'état émotionnel avant la qualité de une théorie.
C'est de la physiologie mesurable.
Quand une personne vit longtemps en alerte, le corps s'organise pour tenir bon.
Mais tenir bon n'est pas vivre.
BLOQUER LA BIOMÉCANIQUE
Les douleurs lombaires augmentent ou se raidisent.
Diaphragme perd la randonnée caudale.
Le résultat est une compression chronique des viscères abdominaux.
Le colon perd sa mobilité physiologique tridimensionnelle.
Les péristaux se désorganisent.
Ballonnements, ciblage, douleurs abdominales, sensation de lourdeur, fatigue profonde.
Et souvent, en parallèle : anxiété, hypervigilance, difficulté à se détendre, sommeil léger.
Ce ne sont pas deux problèmes différents.
Je suis la même histoire racontée sur deux tissus différents.
PSYCHOSOMATIQUES DU COLON ET DU PSOAS
Le colon est l'organe de tenir et de lâcher prise.
Le colon réagit aux émotions inexprimées, aux décisions reportées, aux limites non respectées.
Le psoas répond à la peur première : celle de ne pas être en sécurité.
Les gens qui ont vécu :
– instabilité émotionnelle
- responsabilités précoces
- traumatisme relationnel
- hypercontrôle
- un besoin constant d'adaptation
ils développent souvent un psoas hypertonique et un côlon réactif.
Le corps n oublie pas.
TRAITEMENT INTÉGRÉ
Le traitement ici n'est pas technique. C'est systématique.
Vous commencez toujours par créer un environnement de sécurité. Le système nerveux doit sentir qu'il n'y a pas d'urgence. Sans elle, aucune sortie n'est possible.
Le psoas est approché indirectement, par respiration, bande, contact lent. Jamais forcé. Jamais repassé. La libération se produit lorsque les tissus cessent de se défendre.
Le colon est traité avec des mobilisations viscérales profondes et respectueuses. En train de travailler sur :
- côlon ascendant
– colon transversal
- côlon descendant
Pas pour le déplacer, mais pour lui redonner du flux.
Le diaphragme fait toujours partie du traitement.
Sans diaphragme il n'y a pas de régulation du système autonome.
Lorsque les psoas, le côlon et le diaphragme deviennent cohérents, le patient change de statut. Pas juste un symptôme.
SOIN DE SOI COMME RÉÉDUCATION NERVEUSE
L'auto-traitement c'est apprendre au corps qu'il n'est plus en danger.
Plie les genoux. Inspire lentement, inspire profondément. Cela stimule le nerf vaginal.
Douces oscillations du bassin. Genoux à la poitrine en alternance.
Auto-massage abdominal lent, suivant le cours du côlon.
RÉGLEMENTATION GYMNASTIQUE
Aucun exercice agressif.
Pas d'étirement forcé.
Mouvements lents, continus et cycliques :
- extensions conscientes de la hanche
- position de l'enfant
Marcher lentement est une thérapie pour les psoas et le côlon.
Le mouvement devrait rassurer, pas stimuler.
LE RÉGIME VEGAN COMME SYSTÈME THÉRAPIE
Le côlon est un organe inflammable.
Le stress ne fait que l'enflammer
La nourriture peut aider ou empirer les choses.
Un régime végétalien fonctionnel réduit l'inflammation systémique et soutient le microbiome intestinal, qui dialogue directement avec le système nerveux.
Des aliments simples, chauds et prévisibles.
Légumes cuits.
Légumes bien cuits.
Grain entier.
Manger lentement est déjà une thérapie
MANTRA SOMATIQUE
Je peux juste arrêter de me retenir.
Je ne suis pas en danger
Mon ventre est un endroit sûr.
Mon corps sait quoi faire.
Je lâche le contrôle.
Je reste.
EN BIEN
Quand le colon et le psoas recommencent à parler, ça change tout.
La posture se réarrange.
Le souffle baisse.
Le ventre devient doux.
L'esprit s'arrête pour anticiper.
Vous ne traitez pas un organe.
Tu rééduques un système.
Et quand le système cesse de se défendre, la santé ne se cherche pas.
Ça arrive.