19/02/2026
Il y a des choses qu’on m’a demandé de faire dans le funéraire…
que je n’ai jamais faites.
Et que je ne ferai jamais.
Toujours pendant la période Covid.
Les familles étaient paniquées. Dévastées.
On leur interdisait parfois d’être plus de 10 aux obsèques.
Et au milieu de ça, on me demandait de proposer en option :
– Des marque-pages avec la photo du défunt.
– Une “prestation collation” après les obsèques.
– La captation vidéo des funérailles.
Les marque-pages… sincèrement, j’ai trouvé ça absurde.
La collation ?
Un thermos de café.
Des bouteilles d’eau.
Du sirop de menthe.
Facturé à prix d’or.
Et la vidéo des obsèques…
Oui, certaines familles ne pouvaient pas être présentes.
Oui, c’était douloureux.
Mais transformer cette restriction en ligne supplémentaire sur un devis ?
Alors qu’un simple téléphone posé discrètement peut suffire ?
Non.
Tout était bon pour ajouter une option.
Pour augmenter un montant.
Pour “optimiser”.
Je n’ai jamais vendu ces prestations.
Et je ne les ai jamais imposées.
On m’a aussi demandé autre chose.
Recevoir les familles avec des gants…
Pas pour une raison sanitaire.
Pour cacher mon tatouage sur la main.
On m’a demandé de maquiller chaque jour tous mes tatouages visibles.
En 15 ans de métier, je n’ai jamais eu une seule réflexion d’une famille sur mon physique.
Pas une.
Ni sur mes tatouages.
Ni sur ma façon de m’habiller.
Parce que ce que les familles regardent, ce n’est pas une main tatouée.
C’est une présence.
Une écoute.
Une capacité à tenir debout quand eux ne le peuvent plus.
Mes tatouages n’ont jamais empêché une cérémonie d’être digne.
Ils n’ont jamais empêché un hommage d’être beau.
Et d’ailleurs, mon tout premier patron m’avait déjà fait le coup.
Après une cérémonie, il m’avait affirmé que “des gens avaient fait des remarques” sur mon tatouage à la main.
Je savais très bien que ce n’était pas vrai.
À l’époque, je voulais partir en école de thanatopraxie et nous n'étions pas d'accord
Ce prétexte a été la goutte de trop.
J’ai démissionné.
Avec le recul, j’en souris.
Si mon ancien patron me lit aujourd’hui… je ne t’en veux pas.
On était sûrement tous les deux un peu têtus.
Moi, j’étais jeune, déterminée, avec des projets plein la tête.
Et comme quoi…
En 15 ans, mes tatouages sont toujours là.
Et ma façon d’accompagner les familles aussi
👇🏻 Le fameux tatouage 🙃