Pompes funèbres de Sologne

Pompes funèbres de Sologne Agence funéraire 100 % indépendante – permanence décès 24h/24, 7j/7.

Expliquer le funéraire sans tabou, pour comprendre, apprendre et accompagner autrement.
📞02.54.88.20.87
📧 pfdesologne@gmail.com

Il y a des choses qu’on m’a demandé de faire dans le funéraire…que je n’ai jamais faites.Et que je ne ferai jamais.Toujo...
19/02/2026

Il y a des choses qu’on m’a demandé de faire dans le funéraire…
que je n’ai jamais faites.
Et que je ne ferai jamais.

Toujours pendant la période Covid.
Les familles étaient paniquées. Dévastées.
On leur interdisait parfois d’être plus de 10 aux obsèques.

Et au milieu de ça, on me demandait de proposer en option :
– Des marque-pages avec la photo du défunt.
– Une “prestation collation” après les obsèques.
– La captation vidéo des funérailles.

Les marque-pages… sincèrement, j’ai trouvé ça absurde.

La collation ?
Un thermos de café.
Des bouteilles d’eau.
Du sirop de menthe.
Facturé à prix d’or.

Et la vidéo des obsèques…
Oui, certaines familles ne pouvaient pas être présentes.
Oui, c’était douloureux.
Mais transformer cette restriction en ligne supplémentaire sur un devis ?
Alors qu’un simple téléphone posé discrètement peut suffire ?

Non.

Tout était bon pour ajouter une option.
Pour augmenter un montant.
Pour “optimiser”.
Je n’ai jamais vendu ces prestations.
Et je ne les ai jamais imposées.

On m’a aussi demandé autre chose.
Recevoir les familles avec des gants…
Pas pour une raison sanitaire.
Pour cacher mon tatouage sur la main.
On m’a demandé de maquiller chaque jour tous mes tatouages visibles.

En 15 ans de métier, je n’ai jamais eu une seule réflexion d’une famille sur mon physique.
Pas une.
Ni sur mes tatouages.
Ni sur ma façon de m’habiller.
Parce que ce que les familles regardent, ce n’est pas une main tatouée.

C’est une présence.
Une écoute.
Une capacité à tenir debout quand eux ne le peuvent plus.
Mes tatouages n’ont jamais empêché une cérémonie d’être digne.

Ils n’ont jamais empêché un hommage d’être beau.
Et d’ailleurs, mon tout premier patron m’avait déjà fait le coup.

Après une cérémonie, il m’avait affirmé que “des gens avaient fait des remarques” sur mon tatouage à la main.

Je savais très bien que ce n’était pas vrai.
À l’époque, je voulais partir en école de thanatopraxie et nous n'étions pas d'accord
Ce prétexte a été la goutte de trop.
J’ai démissionné.

Avec le recul, j’en souris.
Si mon ancien patron me lit aujourd’hui… je ne t’en veux pas.
On était sûrement tous les deux un peu têtus.
Moi, j’étais jeune, déterminée, avec des projets plein la tête.

Et comme quoi…
En 15 ans, mes tatouages sont toujours là.
Et ma façon d’accompagner les familles aussi

👇🏻 Le fameux tatouage 🙃

✨ Et si la plaque funéraire ressemblait vraiment à la personne que vous aimez ? ✨Au cimetière, au columbarium ou en cavu...
19/02/2026

✨ Et si la plaque funéraire ressemblait vraiment à la personne que vous aimez ? ✨

Au cimetière, au columbarium ou en cavurne, les possibilités de souvenirs sont parfois limitées…

Et pendant longtemps, on choisissait une plaque “par défaut”, avec un motif standard qui ne correspondait pas toujours à la personnalité du défunt.

Aujourd’hui, ce n’est plus le cas.
Grâce à notre logiciel de personnalisation, nous créons votre plaque de A à Z, ensemble, directement en boutique.

Choix de la matière :
– Granit
– Verre
– Porcelaine
– Altuglas (résistant et conçu pour durer dans le temps)

Choix de la dimension
Choix de la forme
Choix de la couleur
Texte personnalisé
Fond, dessins, symboles
Photo du défunt
Prénom, message personnel, citation…

Rien n’est imposé.
Tout est pensé pour que la plaque raconte une histoire. La sienne. La vôtre.

📍 Nous réalisons le devis immédiatement en boutique.
Vous repartez avec une vision concrète du rendu final.

💻 À distance, partout en France :
Vous pouvez m’envoyer votre demande par message ou par mail.
Je vous renvoie une maquette personnalisée.
Nous ajustons ensemble si nécessaire, par téléphone.
Une fois validée, la plaque est fabriquée puis livrée directement chez vous, partout en France.

⏳ Délais courts :
– Plaques en granit : 24 à 48 heures
– Plaques en altuglas : environ 10 jours

N’hésitez pas à venir nous rencontrer pour créer ensemble un hommage unique, à l’image de la personne que vous aimez.

📍 Pompes Funèbres de Sologne
60 rue Aristide Boucicaut
📞 02 54 88 20 87 ou pfdesologne@gmail.com

Il y a un sujet dont on parle peu dans le funéraire.Les objectifs.Les commissions.Les primes à la vente.La première fois...
18/02/2026

Il y a un sujet dont on parle peu dans le funéraire.
Les objectifs.
Les commissions.
Les primes à la vente.

La première fois qu’on m’en a parlé, c’était en pleine période Covid, confinement, dans une entreprise que je venais tout juste d’intégrer.
On m’expliquait que :

– si je vendais un accompagnement administratif après décès → j’avais une prime.
– si je vendais tel capiton → j’avais une place de cinéma.
– si je vendais un monument → j’avais une prime.
– si je vendais des soins de conservation (qui ne sont pas obligatoires) → il y avait aussi un avantage.

Comme si on parlait d’options sur une voiture.
Je suis restée six mois.
Pas uniquement pour ça.
Mais ça en faisait partie.
La hiérarchie cherchait à imposer une vision très commerciale du métier.

On m’expliquait comment recevoir une famille alors que certaines personnes au-dessus de moi n’avaient ni diplôme, ni expérience dans le funéraire.

On m’a même demandé de recevoir les familles avec des gants… parce que j’ai un tatouage sur la main 🙃

Tout était prétexte à cadrer, formater, rentabiliser.
Mais le funéraire n’est pas un commerce classique.

Oui, nous sommes une entreprise.
Oui, nous vendons un service (qui est obligatoire en France).
Mais nous ne sommes pas dans un magasin de prêt-à-porter.
On ne fait pas de vente additionnelle sur un moment de deuil.

J’ai un BEP vente. Je connais les techniques commerciales.
Justement.
Et c’est pour ça que je sais qu’elles n’ont pas leur place quand quelqu’un est dans le moment le plus vulnérable de sa vie.

Après ma démission, j’ai postulé dans un grand groupe.
L’entretien s’est très bien passé. Très chaleureux.
J’étais presque convaincue.
Puis la question est arrivée :
« Atteindre des objectifs financiers, est-ce un problème pour vous ? »

J’ai répondu honnêtement : oui.
Et j’ai commencé à rassembler mes affaires en expliquant que je ne donnerais pas suite.
Elle m’a dit :
« Vous savez, j’allais vous donner le poste. »

Mais peu importe.
Quand les valeurs ne sont pas alignées, ça ne peut pas fonctionner.

Je ne dis pas que toutes les entreprises fonctionnent ainsi. Heureusement non.
Mais certaines le font.

Et dans ces moments-là, il est important que les familles sachent une chose :
– Les soins de conservation ne sont pas obligatoires.
– Certains services sont optionnels.
– Vous avez le droit de comparer.
– Vous avez le droit de poser des questions.
– Vous avez le droit de dire non.

Dans un moment de deuil, on ne devrait jamais se sentir poussé à la consommation.
On devrait se sentir accompagné.

👉 Et vous, est-ce que vous avez déjà eu le sentiment qu’on vous orientait fortement vers un cercueil, un monument ou une prestation en particulier, sans vraiment vous laisser le choix ?

17/02/2026

On me dit souvent :
“On aurait aimé passer par vous… mais vous êtes trop loin.”

En réalité, la distance n’est pas un obstacle.
Une entreprise de pompes funèbres peut intervenir bien au-delà de sa commune d’implantation.

Les démarches peuvent être organisées à distance, les échanges se font par téléphone ou en visio, et nous pouvons nous déplacer pour la mise en bière ainsi que la cérémonie.

Qu’il s’agisse d’un accompagnement administratif, de l’organisation complète des obsèques ou simplement de conseils, il est possible de choisir l’entreprise qui vous inspire confiance, où que vous soyez en France.

J’ai par exemple accompagné une famille dont le proche est décédé du côté de la Vendée.
Je suis allée le chercher sur place, puis j’ai accompagné la famille de A à Z dans l’organisation complète des obsèques.

La cérémonie religieuse a été célébrée en région parisienne, suivie de l’inhumation sur place.
Du premier appel jusqu’au dernier geste, j’ai été présente .

Chaque histoire est différente.
Mais le libre choix de l’entreprise funéraire est un droit, quel que soit le lieu du décès.

Le libre choix des familles est un droit.
Et l’accompagnement humain ne connaît pas de frontière géographique.

☎️ 02.54.88.20.87
📧pfdesologne@gmail.com
Les devis sont gratuits

Il y a des décisions qui ne naissent pas d’une envie… mais d’une histoire.En mars 2021, j’ai perdu ma maman.Nous savions...
17/02/2026

Il y a des décisions qui ne naissent pas d’une envie… mais d’une histoire.

En mars 2021, j’ai perdu ma maman.
Nous savions que ce moment allait arriver. Nous avons eu quelques semaines pour nous y préparer… ou du moins essayer.

Pendant ce temps, j’ai cherché. Beaucoup cherché.
L’entreprise qui pourrait prendre en charge ses obsèques avec justesse, avec humanité, avec respect de qui elle était.

Sans jamais vouloir dénigrer qui que ce soit, d’autant plus que j’ai, côtoyé beaucoup de professionnels investis, je ne trouvais simplement pas ce que je cherchais.

Pas quelque chose qui me semblait suffisamment… personnalisé. Suffisamment vivant. Suffisamment fidèle à elle.

Alors j’ai fait comme j’ai pu.
J’ai géré. Organisé. Ajusté.
Parce que je voulais que son dernier hommage soit à la hauteur de sa vie.
À la hauteur de ce qu’elle avait été.
À la hauteur de ce qu’elle m’avait demandé.

Et puis il y a eu d’autres décès. Parfois brutaux. Parfois injustes.
Et une évidence s’est imposée à moi :
ça ne pouvait pas continuer comme ça.

Pas des obsèques “types”.
Pas des discours qui se ressemblent.
Pas des hommages où l’on ne reconnaît pas vraiment la personne qu’on vient de perdre.

Chaque vie est unique.
Chaque départ devrait l’être aussi.
Parce qu’il ne faut pas l’oublier :
des obsèques, on n’en a qu’une seule fois.
Il n’y a pas de seconde chance.
Pas de possibilité de revenir en arrière.

Alors, pour moi, cela doit être un beau moment.
Un moment juste. Un moment vrai.
Il ne doit pas y avoir de loupé.
Il ne doit pas être gâché par un manque de communication,
ni par un manque d’investissement.

Une famille n’est pas un numéro.
Il y a des vies derrière. Des histoires. Des liens.
Et ces moments-là… on s’en souvient toute une vie.

C’est pour ça que je crois vraiment que :
ça doit être beau,
ça doit être sincère,
ça doit être personnalisé.

Et surtout, il doit y avoir une vraie proximité.
Prendre le temps. Écouter. Comprendre.
Pour accompagner au mieux… parce que ça n’arrive qu’une seule fois.

Alors autant en laisser un souvenir digne,
un souvenir apaisant,
un souvenir qui fait du bien, malgré tout.
C’est avec cette conviction que j’ai décidé de créer mon entreprise.

Seule. Avec peu de conseils. Beaucoup de doutes.
Mais avec une certitude profonde.

Aujourd’hui, ce n’est pas un long fleuve tranquille.
Mais je suis fière de pouvoir proposer autre chose.
Des hommages pensés pour la personne.
Des cérémonies qui ont du sens.
Un accompagnement sincère.
Et même un lieu différent…
Pensé pour accueillir, apaiser, et non pas simplement “recevoir”.

Parce qu’au fond, ce métier ne devrait jamais être une routine.
Il devrait être une attention portée à chaque histoire.
Et c’est exactement pour ça que je me lève chaque matin.

Et je termine par quelque chose d’important.
Dans mon malheur, j’ai quand même eu la “chance” de pouvoir anticiper.

Ma maman était plongée dans le coma. Nous savions que ses jours étaient comptés.
Nous avons pu réfléchir. Nous avons pu choisir. Nous avons pu préparer.

Mais je me mets souvent à la place des familles confrontées à un décès brutal.
Dans ces moments-là, on va très souvent vers l’entreprise que l’on connaît de nom,
ou celle à laquelle on a déjà eu affaire.

On ne prend pas vraiment le temps de se poser, de comparer, de personnaliser,
ou simplement de se demander si une autre entreprise correspondrait davantage à nos attentes.

Et pourtant… je le répète :
il n’y a pas d’urgence.
Il n’y a zéro urgence.
On peut prendre le temps.
Le temps de choisir.
Le temps de réfléchir.
Le temps de faire les choses comme on le souhaite vraiment.
Parce que ça n’arrive qu’une seule fois ✨

16/02/2026

Il était pour moi essentiel lorsque j'ai créé mon entreprise d'en faire un lieu apaisant et réconfortant.

✨Suite à mon dernier post, je ne m’attendais pas à autant de réactions.Autant de témoignages. Autant de blessures encore...
16/02/2026

✨Suite à mon dernier post, je ne m’attendais pas à autant de réactions.

Autant de témoignages. Autant de blessures encore présentes.
Je savais que cette période avait marqué beaucoup de monde… mais je crois que nous avons été encore plus nombreux que je ne l’imaginais à en garder quelque chose d’inachevé.

Je ne souhaite pas revenir sans cesse sur cette période. Nous en avons parlé.
Mais je ne peux pas ignorer tout ce que cela a réveillé chez vous.

Beaucoup d’entre vous m’ont écrit qu’ils avaient encore des questions.
Des incompréhensions.
Des choses qu’ils n’ont jamais osé demander.
Des décisions prises à l’époque qu’ils n’ont jamais vraiment comprises.

Il faut savoir que durant cette période, énormément de règles ont été imposées aux familles comme aux professionnels. Certaines décisions n’étaient pas humaines, mais strictement réglementaires. D’autres pouvaient dépendre des pratiques de chaque entreprise.

Alors je vous propose quelque chose.
Si vous ressentez le besoin d’expliquer ce que vous avez vécu, ou si vous avez encore une interrogation précise sur la manière dont se sont déroulées les obsèques d’un proche, vous pouvez l’écrire en commentaire 👇🏻

Je ne pourrai pas répondre à tout individuellement, mais je prendrai le temps d’éclairer certaines situations, d’expliquer ce qui relevait de la loi, et ce qui relevait d’un choix professionnel.

Peut-être que comprendre permettra d’apaiser un peu.
Peut-être que poser des mots aidera à avancer.

Merci simplement de rester respectueux dans vos échanges et de ne pas citer d’entreprises ou de noms.

Il n’y a pas de délai pour comprendre ce que l’on a vécu.
Et il n’est jamais trop t**d pour apaiser un deuil.

Et surtout, il ne faut jamais avoir honte d’aller chercher de l’aide auprès d’un professionnel (psychologue, thérapeute, groupe de parole…). Parler à quelqu’un d’extérieur peut parfois soulager ce que l’on porte seul depuis trop longtemps.

16/02/2026

Souvent, quand j’invite les familles à entrer, j’entends :
“Non, non… je vais attendre dehors.”

Et pourtant… il faut savoir qu’on n’arrive pas directement face au défunt.

Il y a toujours un petit salon d’accueil, un espace calme, discret, où l’on peut s’installer, respirer, prendre le temps.

Un endroit pour se poser, échanger, se préparer… ou même décider de ne pas aller plus loin.

Entrer dans une chambre funéraire, ce n’est pas forcément affronter tout de suite.
C’est avancer à son rythme.

Le confinement.Les 5 personnes autorisées.Les cercueils fermés trop vite.Et les adieux qu’on n’a pas laissés vivre.On pa...
15/02/2026

Le confinement.
Les 5 personnes autorisées.
Les cercueils fermés trop vite.
Et les adieux qu’on n’a pas laissés vivre.

On parle souvent du Covid comme d’une période difficile.
Mais pour certaines familles, ce n’était pas “difficile”.
C’était brutal. Inhumain. Déchirant.

Au tout début du confinement, je venais d’intégrer une nouvelle entreprise.
Une semaine à peine.
On nous avait laissé le choix :
rester confinés chez nous… ou continuer à travailler.
J’ai choisi d’y aller.

Je me suis retrouvée presque seule dans une agence que je ne connaissais pas,
avec des consignes qui changeaient tous les jours,
des familles paniquées,
et nous, professionnels, complètement dans le flou.
Même les hôpitaux ne savaient pas toujours quelles directives appliquer.

On parlait de fermetures de cercueils immédiates pour les décès Covid.
Parfois sans laisser aux familles le temps de voir leur proche une dernière fois.

Pas de toilette.
Pas de moment d’adieu.
Pas de main tenue une dernière fois.

On ne savait même pas réellement si le défunt était encore contagieux.
On avançait dans la peur.

Certaines personnes décédées d’une simple grippe ou de symptômes “ressemblant” au Covid étaient immédiatement classées Covid.
Et derrière cette case administrative, il y avait des conséquences terribles.

Des familles privées d’au revoir.
Des conjoints qui n’ont pas pu embrasser leur moitié.
Des enfants qui n’ont pas pu dire adieu à leur parent.

Et puis il y avait cette règle :
5 personnes maximum aux obsèques.
Comme si une famille pouvait se résumer à un chiffre.

Je me souviens d’un homme d’une quarantaine d’années,
décédé brutalement dans un accident de la route.
Rien à voir avec le Covid.
Une épouse.
Des enfants.
Des parents.
Des frères et sœurs.
Des amis. Des collègues.

On devait leur dire :
“Choisissez-en cinq.”
C’était impossible.

Ils ont décidé d’inhumer dans le petit cimetière de leur village.
Tout le monde portait un masque.
Tout le monde respectait les distances.
Mais il y avait du monde.

Parce qu’on ne peut pas empêcher les gens d’aimer.
Et on ne peut pas empêcher les gens de se recueillir dans un cimetière.

Le maire a appelé les gendarmes.

Je me souviens de la tension.
Je me souviens de ma colère.

Les gendarmes sont venus.
Mais ils sont restés à l’entrée.
Ils n’ont pas interrompu la cérémonie.
Parce qu’il y a des moments où l’humanité doit passer avant la rigidité d’un texte.

Oui, en tant que pompes funèbres, nous avons appliqué des consignes.
Mais nous avons aussi subi la colère, l’incompréhension, les reproches.
On était en première ligne.
On exécutait des décisions qui nous dépassaient.

Et je vais être honnête.
Je n’ai pas toujours appliqué les règles à la lettre.
Parce que je me mettais à la place des familles.
Parce qu’un adieu n’est pas une procédure.
Parce qu’on ne peut pas réduire la douleur à un protocole.

Cette période a laissé des cicatrices invisibles.
Chez les familles.
Et aussi chez les professionnels.
On ne peut pas parler du Covid sans parler de ces adieux empêchés.

Quelques mois plus t**d, j’ai perdu ma maman.
Elle était malade.
Et elle a attrapé le Covid.
C’est ce qui l’a malheureusement emportée.

Même à ce moment-là, les conditions étaient encore très strictes.
Pas de soins de conservation.
Cinq minutes seulement pour la voir, dans un salon funéraire.

Cinq minutes.

Mais parce que je suis du métier,
parce que j’avais certaines connaissances,
j’ai eu ce privilège.

J’ai pu moi-même lui faire sa toilette.
J’ai pu prendre le temps.
Et nous avons pu, tous ensemble, nous recueillir auprès d’elle
avant de fermer son cercueil.

Ce privilège, beaucoup de familles ne l’ont pas eu.
Cette photo, c’est son cercueil fermé.
Et derrière cette image, il y a une injustice immense.

Le Covid n’a pas seulement tué.
Il a volé des adieux.
Et ça, on ne pourra jamais l’oublier

Quand j’ai débuté dans le funéraire, il y a une quinzaine d’années, on m’a confié mon tout premier transport de corps av...
14/02/2026

Quand j’ai débuté dans le funéraire, il y a une quinzaine d’années, on m’a confié mon tout premier transport de corps avant mise en bière.

Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’aller chercher un défunt sur son lieu de décès , ici, un hôpital et de le ramener à la chambre funéraire, sans cercueil, dans une housse, à l’aide d’un brancard.

Ce jour-là, c’était une dame décédée dans un hôpital situé à plus d’une heure du funérarium.
Mon collègue, porteur et maître de cérémonie, avec beaucoup d’années d’expérience, me demande si je me sens capable d’y aller.

J’étais la petite dernière.
Jeune.
Une femme dans un milieu encore très masculin.
Et lui m’intimidait un peu, pour être honnête.
Alors évidemment, j’ai dit oui.

Et là, il ajoute :
« Vas-y toute seule. Ne t’inquiète pas, à l’hôpital ils vont t’aider. »
Me voilà partie.

J’arrive sur place, je me présente à la chambre mortuaire.
L’agent me regarde, me sourit… puis me dit :
« Vous êtes toute seule ? »
Je lui réponds que oui, et que mon collègue m’a dit qu’on pourrait me donner un coup de main.
Et là… il éclate de rire.
Bon. Premier doute.

Il faut savoir que selon les établissements, les équipes, la charge de travail… parfois on nous aide, parfois pas du tout.

Et ce jour-là, clairement, ça aurait pu être compliqué.
Mais il me dit :
« Allez, c’est votre jour de chance, je vais vous aider… sinon vous n’y arriverez jamais. »
Sur le moment, je ne comprends pas trop.
Jusqu’à ce que je vois la défunte.

Une dame très, très forte, sans aucun jugement mais qui faisait au moins trois fois mon gabarit.
Et là, j’ai compris.
Même avec toute la volonté du monde, toutes les techniques possibles… seule, je n’y serais jamais arrivée.

Alors oui, ce jour-là, j’ai eu de la chance.
Et je remercie encore cet agent.
S’il passe par ici, peut-être qu’il se reconnaîtra.

Au retour, mon collègue m’attend, avec un petit sourire en coin :
« Alors, ça s’est bien passé ? »

En réalité, c’était un test.
Voir si j’allais me débrouiller.
Si j’allais oser demander de l’aide.
Si j’allais trouver des solutions.

Parce que dans ce métier, il n’y a pas toujours quelqu’un pour vous tendre la main.
On manipule des défunts.
Un poids mort. Et c’est extrêmement lourd.

Et même si la force ne dépend pas que du fait d’être un homme ou une femme, il faut être lucide :
quand on est de petit gabarit comme moi, chaque intervention demande de l’adaptation, de la technique… et parfois de l’humilité.

Parce que savoir demander de l’aide, ce n’est pas une faiblesse.

Une pensée particulière à mon ancien collègue, avec qui j’ai vraiment aimé travailler malgré son côté stricte ,aujourd’hui parti en retraite, et que, entre collègues, on surnommait affectueusement “Moustache”.

Anecdote du terrain👇🏻Lorsque je travaillais chez mon ancien employeur, nous avions une pièce un peu à part. Une salle où...
13/02/2026

Anecdote du terrain👇🏻

Lorsque je travaillais chez mon ancien employeur, nous avions une pièce un peu à part. Une salle où l’on préparait les cercueils, où l’on stockait du matériel… et où, parfois, le silence pesait un peu plus qu’ailleurs.

Un jour, quelque chose m’a interpellée.
Sur une étagère, plusieurs urnes. Identifiées. Accompagnées de leurs certificats de crémation. Pleines… mais oubliées.
Je me suis tournée vers mon patron, intriguée.

Il m’expliqua simplement :
Ce sont des défunts dont les familles doivent venir récupérer les cendres… mais certaines ne viennent jamais.

Certaines urnes étaient là depuis des mois. D’autres… depuis des années.

Alors nous avons repris les dossiers, retrouvé des numéros, contacté les familles. Parfois, il s’agissait juste d’un oubli, d’un moment difficile qu’on repousse. Et les urnes retrouvaient enfin leur place auprès des proches.

Mais il en restait une.
Une seule.
Personne à appeler. Personne pour répondre.

Et là, mon patron m’a raconté son histoire.
C’était un homme qui avait tragiquement tué son épouse… avant de se donner la mort.

Une histoire qui avait fait l’effet d’une bombe dans ce petit village de campagne, où tout le monde se connaît… et où cet homme était connu, notamment pour son ancien métier.

La famille de son épouse avait organisé les obsèques de celle-ci. Mais pour lui… personne.
Avec l’accord de la mairie, une crémation avait été réalisée, respectant sa volonté.

Mais son urne, elle, était restée là. Des années.
Alors j’ai pris mon téléphone.
J’ai appelé la mairie de la commune où il vivait et où tout s’était passé.
Ils m’ont confirmé ce que l’on redoutait :
Il n’avait plus personne. Et surtout… personne ne souhaitait s’en occuper.

Alors, ensemble, nous avons pris une décision.
Nous sommes allés déposer ses cendres au jardin du souvenir du cimetière de la commune.

Dans mon métier, j’ai toujours à cœur d’accueillir chaque famille avec empathie, chaque défunt avec respect et compassion, sans jugement.
Mais il y a des histoires qui viennent bousculer tout ça.

Parce que, malgré tout, nous restons humains.
Et même en mettant de côté tout jugement… il est parfois difficile d’imaginer créer quelque chose de beau, de doux, de sincère, pour quelqu’un qui a commis l’irréparable.

C’est aussi ça, la réalité de ce métier.

Adresse

60 Rue Aristide Boucicaut
Pruniers
41200

Heures d'ouverture

Lundi 09:00 - 18:00
Mardi 09:00 - 18:00
Mercredi 09:00 - 18:00
Jeudi 09:00 - 18:00
Vendredi 09:00 - 18:00
Samedi 09:00 - 16:00

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