17/02/2026
Explication du 1er exercice que nous faisons à l'atelier parents-enfants (sans métronome pour nous mais des bruitages!)
Un métronome.
À chaque bip, on passe un objet. Même main. Même rythme. Assis en tailleur.
Et très vite, tu vois tout.
Celui qui anticipe trop.
Celui qui est en re**rd.
Celui qui change de main sans s’en rendre compte.
Celui qui s’effondre dans sa posture au bout de quelques minutes.
Sans test formel.
Sans pression.
Juste un jeu.
Le rythme impose une structure temporelle. Le cerveau doit prédire le prochain bip, inhiber l’envie d’agir trop tôt, ajuster son geste au bon moment. Les recherches en neurosciences montrent que le traitement du rythme mobilise fortement le cervelet et les réseaux frontaux, impliqués dans la coordination mais aussi dans l’attention et le contrôle exécutif.
La posture compte aussi. Rester assis en tailleur demande une stabilité de base. Quand l’axe n’est pas solide, l’énergie part dans le maintien… et l’attention baisse. Or, posture et performance cognitive sont liées : un corps stable libère des ressources pour la tâche.
Enfin, la coordination bilatérale — utiliser la même main, au même moment que les autres — sollicite l’organisation interhémisphérique. Cette capacité à synchroniser les deux côtés du corps soutient de nombreuses activités scolaires, notamment celles qui demandent précision et continuité gestuelle.
Ce jeu ne sert pas seulement à « faire passer un objet ».
Il permet d’observer le rythme, la coordination, la posture…
et de les retravailler sans que personne n’ait l’impression d’être évalué.
Parfois, pour comprendre ce qui se joue dans les apprentissages,
il suffit de regarder comment un enfant passe un objet… au bon moment.
Source : Adrien Chartier