21/04/2026
Aujourd’hui, je suis entrée dans une chambre d’hôpital.
Deux femmes étaient là.
L'une à 79 ans et l'autre 68 ans.
Deux femmes en train de lutter contre un cancer.
Je leur propose un massage plantaire.
La première, que je connais déjà, accepte.
Pendant le soin, elle s’excuse… pour quelques poils sur ses jambes.
Elle, qui traverse un cancer du poumon, des métastases au cerveau, une opération récente de l’épaule… s’excuse encore.
Comme si son corps devait rester “présentable”, même dans l’épreuve.
Je la rassure .
Puis vient le tour de la seconde dame.
Plus discrète. Plus retenue.
Elle me dit qu’elle a honte de me montrer ses pieds.
Honte de leur sécheresse, de ses ongles abîmés par les traitements.
Honte aussi de ses jambes non épilés
Honte de déranger.
Honte d’être vue, tout simplement.
Alors je m’assois à côté d’elle.
Je lui dis que moi aussi, j’ai des poils !
Des pieds secs !
Des cheveux que je ne maîtrise pas toujours ( pas souvent enfaite !)
Juste nous...
Trois femmes.
Trois corps imparfaits, vivants.
Trois histoires différentes…
Mais un même besoin de douceur.
Parce qu’au fond, c’est peut-être ça dont on manque le plus : de sororité.
De ces espaces où l’on peut déposer les armes,
où l’on n’a plus besoin de s’excuser d’exister,
où l’on se rappelle que nos corps ne sont pas faits pour être jugés, mais pour être vécus… et soutenus.
Aujourd’hui, il y avait simplement
trois femmes…et oui, avec des poils aux pattes! 🤍
Zoé