30/12/2025
Quand je parle de conflits intérieurs, je parle d’un tiraillement très simple à comprendre :
le besoin d’appartenir VS le besoin d’être soi.
Ces deux besoins sont essentiels.
Le problème, c’est qu’ils ne vont pas toujours dans le même sens.
Dès la petite enfance, appartenir est une question de survie.
Un enfant a besoin de ses parents pour manger, être protégé, se sentir en sécurité.
Il apprend donc très tôt à repérer ce qui est attendu de lui : comment se comporter, quoi montrer, quoi éviter.
C’est ainsi que se construit l’adaptation.
L’enfant ne se demande pas s’il a envie ou non de faire ainsi.
Il fait ce qui lui permet de garder le lien avec ses figures d’attachement.
Peu à peu, cette adaptation devient une manière d’être.
La croissance personnelle continue, mais dans un cadre étroit, façonné par ce qui est acceptable ou non dans son environnement.
Or, le besoin d’être soi ne disparaît jamais.
Même s’il est mis de côté, il cherche toujours à s’exprimer.
Chez l’enfant, cela peut prendre la forme de colères ou d’oppositions.
À l’adolescence, cela se manifeste souvent par des remises en question plus intenses.
À l’âge adulte, cela peut apparaître lors de périodes charnières : difficultés relationnelles, questionnements professionnels, sentiment de décalage, fatigue profonde, perte de sens.
Dans beaucoup de cas, ces moments finissent par passer… et la personne s’adapte de nouveau.
Mais quand cette adaptation devient trop coûteuse, elle peut laisser place à des troubles plus durables, qu’ils soient émotionnels, relationnels ou corporels.
On parle alors de perturbation symbiotique.
Elle apparaît principalement dans deux situations.
La première, lorsque l’un des parents est trop présent, trop envahissant, ce qui empêche l’enfant de se construire comme un être séparé.
La seconde, lorsque l’un des parents est absent ou peu disponible, ce qui prive l’enfant d’un appui sécurisant.
Dans les deux cas, l’enfant ne parvient pas à trouver sa juste place, ni à l’intérieur de lui, ni dans ses relations futures.
À cela peuvent s’ajouter d’autres événements marquants, comme la perte d’un frère ou d’une sœur avant ou après la naissance, ou des situations de violence.
L’enfant comprend alors que montrer ce qu’il ressent peut mettre la relation en danger, et il apprend à contenir ce qui le traverse.
Avec le temps, ce mode de fonctionnement peut générer un profond tiraillement intérieur.
La personne fait de son mieux, mais quelque chose reste en déséquilibre.
C’est lorsque ces mécanismes sont reconnus et accompagnés — par exemple à travers la kinésiologie ou les constellations — qu’un apaisement devient possible.
Peu à peu, la personne peut retrouver un équilibre plus juste entre appartenance et individualité.
C’est souvent à ce moment-là que de nouvelles questions émergent naturellement :
Qui suis-je vraiment ?
Et comment puis-je vivre en accord avec moi-même ?
Kinésiologue Rouen
Constellations familiales
Ennéagramme
Réflexes archaïques