23/12/2025
Un matin, le vent se tut.
Plus un souffle, plus une note, comme si la mélodie du monde s’était suspendue. Pollen leva les yeux, inquiet : le silence du vent n’était jamais anodin.
Il suivit les herbes frissonnantes, écouta les soupirs des feuilles, et finit par découvrir une minuscule cage cachée. À l’intérieur, un oiseau de fer rouillé, prisonnier, le bec et la queue dépassant d’un piège bien trop petit.
Lorsque Pollen effleura la cage, une étincelle dansa dans l’air. Le vent reprit aussitôt sa chanson, et dans un tintement presque joyeux, la cage s’ouvrit toute seule. L’oiseau s’envola sans un bruit, laissant derrière lui un bijou suspendu comme un remerciement silencieux.
Parfois il suffit d'écouter le silence.... pour entendre où l'on a encore besoin de liberté. Ecoutez bien : quand le vent se tait, c'est peut être qu'un coeur attend d'être libéré...