03/06/2025
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Il y a encore quelques mois de ça, jâavais toujours un carnet et un stylo sur moi,
Saisie dâune inspiration fulgurante, je les dĂ©gainais sans arrĂȘt.
Je me souviens mĂȘme avoir dit, Ă cette pĂ©riode, quâau niveau matĂ©riel, on pouvait tout mâenlever dans la vie, Ă lâexception dâun stylo et dâun carnet pour Ă©crire. Câest dire.
Depuis quelques annĂ©es, jâĂ©tais dans une phase profonde dâexploration personnelle qui mâavait ouvert sur une exploration beaucoup plus large.
Celle de la vie !
GrĂące Ă lâobservation de ce qui me traversait et se jouait Ă lâintĂ©rieur de moi au fil de mes expĂ©riences, jâobservais en rĂ©alitĂ© le monde autour de moi.
Les humains, le grand vivant, les relations, les lois de lâuniversâŠ
Qui sait observer depuis son cĆur peut voir ce qui est invisible !
Jâobservais telle une enfant, avec les yeux et le cĆur grand ouverts,
Sans Ă priori et sans idĂ©es arrĂȘtĂ©es.
Et la vie me rendait bien cette profonde et sincĂšre observation,
En mâoffrant, Ă profusion, le plus beau des cadeaux,
Lâinspiration.
Au dĂ©tour dâun voyage en train,
Dâun paysage qui dĂ©filait devant mes yeux,
Dâun Ă©change,
Dâune musique qui rĂ©sonnait dans mon cĆur,
Dâune expĂ©rience de vie,
Dâune couleur,
Dun moment de doute ou de joieâŠ
Lâinspiration nâĂ©tait jamais loin et surgissait sans crier gare.
Je saisissais alors mon carnet promptement pour y déposer sans attendre les idées, les découvertes, les questionnements et les mots qui me traversaient et qui jaillissaient de cette inspiration de passage.
Toutes mes journĂ©es et mes expĂ©riences avaient en fond cette vocation dâobserver,
De me laisser inspirer et transformer,
De mettre ma sensibilité et ma perception singuliÚre au service de la vie qui me traversait.
A cette période, je vivais mille et une aventures.
Autant intĂ©rieures, quâextĂ©rieures.
Comme un cercle vertueux.
Les aventures apportaient lâinspiration,
Qui a son tour amenait de nouvelles aventures.
Et ainsi de suite.
Et petit Ă petit, mon regard sur le monde se transformait.
Moi qui avais passé la majeure partie de ma vie à voir le monde en noir et à me sentir morte vivante,
Je voyais tout Ă coup les couleurs du monde et la vie autour de moi.
Et ce faisant, la vie en moi se réveillait.
Jâadorais laisser toutes ces sensations me traverser.
Jâadorais voir se dessiner tous ces fils invisibles.
Et coucher tout ça sur papier.
Lâobservation de la vie, lâĂ©criture et lâinspiration, comme une connexion Ă mon cĆur dâenfant candide, sensible, capable de ressentir et de sâĂ©merveiller sans limite.
Comme une connexion profonde Ă la vie en somme.
Toute la vie.
Pas uniquement le beau et le merveilleux,
Mais aussi les initiations, le chaos, les ombres.
Car comment ĂȘtre connectĂ© Ă la vie si on nâest pas connectĂ© Ă son cĆur ?
Ben oui, le cĆur est notre porte dâaccĂšs Ă la vie !
Je ne parle pas de la vie « des grandes personnes » comme le dit le Petit Prince de Saint-Exupery.
Vous savez, le monde des « il faut et je dois ».
Ni celui des « je gagne bien ma vie, jâai une belle maison, je pars en vacances une fois par an⊠»
Je parle de la vie avec un grand V.
Celle oĂč on se sent rĂ©ellement vivant.
Celle oĂč on sâautorise Ă Ă©couter les rĂȘves de notre cĆur et non ceux dictĂ©s par notre tĂȘte ou la sociĂ©tĂ©.
OĂč on vibre profondĂ©ment et intensĂ©ment.
OĂč on se sent ardemment Ă sa place.
La vie oĂč on ressent trĂšs souvent une grande joie,
Comme celle dâun petit enfant devant un papillon.
La Vie oĂč on suit notre Ă©lan vital et nos aspirations les plus folles !
Et puis, Ă un moment donnĂ© au cours des derniers mois, je ne sais pas pourquoi mais jâai arrĂȘtĂ© dâĂ©crire.
Jâai arrĂȘtĂ© de regarder et dâobserver.
Jâai arrĂȘtĂ© de me laisser inspirer.
Peut-ĂȘtre parce que tout Ă coup jâavais de nouveau trop dâattentes et de projets de « grande personne ».
Totalement mentaux et dĂ©connectĂ©s de mon cĆur dâenfant qui vibre et rĂȘve intensĂ©ment.
Sans mĂȘme mâen rendre compte, jâavais arrĂȘtĂ© de me connecter Ă mon cĆur et Ă ses messages.
Jâavais arrĂȘtĂ© de voir le champ des possibles infini.
MĂȘme dans mes expĂ©riences, je ne voyais plus la beautĂ© de lâexpĂ©rience.
Alors la vie mâa proposĂ© moins dâexpĂ©riences,
Moins de cadeaux,
Moins dâinspirations fulgurantes.
Et la vie qui sâĂ©tait rĂ©veillĂ©e en moi, sâest remise en veille.
Jâai quand mĂȘme vĂ©cu des traversĂ©es et des prises de conscience intĂ©rieures.
ParticuliÚrement grùce à mes expériences familiales et à ma relation amoureuse.
Mais jâai oubliĂ© de les ouvrir sur lâextĂ©rieur.
De les laisser entrer en corrélation avec le monde extérieur et avec la vie.
Pour permettre Ă lâalchimie de se faire.
Pour continuer Ă ĂȘtre inspirĂ©e et Ă inspirer.
Jâai oubliĂ© de regarder la vie dans son entiĂšretĂ© !
Enfin, ce nâest pas tout Ă fait vrai,
Je ne suis pas trĂšs juste avec moi en disant que jâai oubliĂ©.
Car en rĂ©alitĂ©, ces derniers mois, mes processus de transformation mâont amenĂ©e Ă explorer ma problĂ©matique trĂšs complexe et trĂšs profonde de lien et dâattachement,
Par consĂ©quent, jâĂ©tais la plupart du temps dans lâincapacitĂ© de me connecter Ă lâextĂ©rieur et Ă la vie dans son entiĂšretĂ©, plutĂŽt que dans lâoubli !
Mais les consĂ©quences Ă©taient les mĂȘmes.
Moins dâobservation de la vie autour de moi,
Moins de connexion,
Plus du tout dâĂ©criture,
Quasiment plus dâinspirationâŠ
Lâavantage, câest que jâai quand mĂȘme fait le chemin de plongĂ©e en moi et de navigation intĂ©rieure.
Jâai beaucoup observĂ©, traversĂ© et Ă©prouvĂ© mes processus intĂ©rieurs liĂ©s Ă la relation.
Et tout lâinconfort, les blocages et mĂȘme la terreur que cela rĂ©veillait parfois.
Et pas Ă pas, cela sâest transformĂ© et se transforme encore dans mon quotidien.
Je ressens un assouplissement,
Je ressens pouvoir davantage dialoguer avec mes parts intérieures et mes gardiens,
Et ce faisant avoir plus de fenĂȘtre de dĂ©sidentification qui me permettent plus de choix !
Ces jours-ci, je sens que lâouverture sur lâextĂ©rieur fait son retour,
Avec une pacification nouvelle qui voit le jour,
Me permettant un positionnement inédit,
Une nouvelle façon dâinteragir,
Et un nouveau regard sur le monde.
Jâobserve de nouveau la vie dans son entiĂšretĂ© et je me laisse traverser.
Je remets en perspective et en corrĂ©lation lâintĂ©rieur et lâextĂ©rieur.
Lâindividuel au service de lâuniversel.
Et inversement.
Le murmure de lâinspiration rĂ©apparait.
Et voilĂ quâun nouveau fil se montre depuis une semaine en lien avec tout ça.
Une clé qui me paraßt intéressante.
Lâimportance de se reconnecter Ă son cĆur dâenfant !
Parce que câest la base dâune vie authentique et alignĂ©e Ă sa vibration profonde.
A son essence.
Mais aussi parce que câest lui qui nous connecte Ă la joie.
Or la joie est lâingrĂ©dient primordial de tout processus de vie et de tout processus de transformation.
La transformation.
Tout un sujet.
Celui qui mâhabite et mâanime de tout temps, guidant ainsi mon chemin.
Nous sommes Ă lâheure oĂč de plus en plus de personnes sont prĂȘtes Ă une remise en question et cherchent des transformations.
Il suffit de voir lâessor des programmes de dĂ©veloppement personnel, de coaching, de thĂ©rapie et tant dâautresâŠ
Ce qui mâest apparu comme une Ă©vidence au fil de mes expĂ©riences et de mes propres transformations,
Câest quâaucunes rĂ©ponses ou transformations vĂ©ritables ne passent par la tĂȘte et le mental.
Seul notre cĆur a ce pouvoir.
Et seul notre cĆur dâenfant connaĂźt le chemin de la joie avec un grand J.
Celui de nos grands rĂȘves,
Celui qui nous fera pleinement vibrer.
Câest donc Ă partir de cet espace que le processus de transformation profonde peut sâouvrir et se vivre.
Et câest aussi Ă partir de cet espace que nous pouvons nous connecter, de maniĂšre plus large, Ă la vie et Ă lâinspiration.
Cette connexion Ă notre cĆur dâenfant peut prendre un tas de formes diffĂ©rentes.
Il nây a pas de chemin unique et universel,
Car nous avons tous nos spécificités et nos singularités.
Pour ma part, mâĂ©merveiller devant les beautĂ©s simples du grand vivant mây connecte instantanĂ©ment.
Un nuage,
Le chant dâun oiseau,
Les couleurs dâune libellule,
Lâodeur de lâair fraisâŠ
Tout comme ĂȘtre tĂ©moin dâun moment dâhumanitĂ© profonde, aussi simple soit-il.
Une personne qui en aide une autre Ă traverser,
Un pÚre qui étreint chaleureusement son enfant,
Deux passants qui échangent un sourire plein de présence et de joie,
Une initiative pour aider quelquâun Ă rĂ©aliser son rĂȘve ou quelque chose dâimportant pour lui,
Cela peut prendre une multitude de formes en réalité.
Que ce soit devant la beautĂ© du grand vivant ou celle dâun instant porteur dâune profonde humanitĂ©,
Je sais que je suis connectĂ©e Ă mon cĆur dâenfant sensible et pĂ©tillant,
Car profondément touchée, des larmes de joie se mettent toujours à couler sur mes joues,
Et je ressens ce que jâappelle un frisson paillette dans toute ma cage thoracique !
Et vous, quâest-ce qui vous connecte Ă votre cĆur dâenfant et Ă votre joie profonde ?
Avec authenticité,
Pauline (1.06.2025)
Inspiration