28/03/2026
« Les victimes traumatisées sont, le plus souvent, condamnées à survivre seules avec des symptômes psychotraumatiques incompréhensibles et très douloureux, sans se comprendre, à se sentir honteuses et coupables, à se croire folles, incapables de vivre, différentes des autres, monstrueuses (colonisation par la mémoire traumatique de l’agresseur), à avoir peur d’elles-mêmes et de tout ce qui les entoure avec un sentiment de danger permanent, contraintes de mettre en place des stratégies qu’elles se
reprochent et qui les isolent et suscitent l’incompréhension, quand ce n’est
pas le rejet, de l’entourage…
Or toutes ces conséquences sur la vie et sur la santé mentale et physique sont évitables en protégeant la victime et en traitant sa mémoire
traumatique. »
Dre Muriel Salmona, psychiatre
Présidente de l’association Mémoire traumatique et victimologie - Mai 2024