Psychologie du corps

Psychologie du corps Anna Falbo
Psychologue clinicienne spécialiste de la souffrance liée au poids. Formatrice PSSM

Quand on a soi même grandi dans un monde plein d'injonctions à la beauté, il n'est pas simple de trouver les bons mots a...
17/03/2026

Quand on a soi même grandi dans un monde plein d'injonctions à la beauté, il n'est pas simple de trouver les bons mots auprès de nos enfants afin qu'ils ne vivent pas les mêmes difficultés que nous.

Très tôt, les enfants (et particulièrement les petites filles) sont comparées, exposées aux standards de beauté, valorisées sur leurs traits physiques (tu es jolie, tu es mignonne etc...).

Alors pour renforcer leur estime d'elles et limiter les facteurs de vulnérabilité aux troubles psychiques, j'apprends à mes filles à aimer leur corps.

Ça passe par le fait de montrer l'exemple :

- je me valorise devant elles et n'utilise jamais de mots violents pour parler de moi en leur présence.
- je leur apprends à faire, accepter et apprécier des compliments qui ne concernent pas que leur physique.
-Je les invite à faire des choix pour elles mêmes et leur propre corps (choix de la coiffure et des vêtements)
- je leur apprends à se valoriser elles mêmes pour ne pas dépendre du regard des autres
- je normalise tout ce qui concerne le corps en utilisant les mots appropriés (ultra important pour l'apprentissage du consentement )
- je normalise la diversité des corps et la différence

Et vous que faites-vous avec vos enfants ?

23/02/2026

C'est mon corps qui gagne à tous les coups !

Il m'arrive souvent d'être pleine de motivation le matin, envie de faire une tonne de choses (j'ai un cerveau qui produit 10 000 nouvelles idées à la minute 😓) et mon corps fatigué me rappelle à l'ordre.

Parfois j'enchaîne tellement de boulot, de sollicitations, de gestion du quotidien que, malgré la motivation, le corps ne peut plus suivre et je me retrouve à rester dans mon canap presque toute une journée.

Alors je culpabilise, et les pensées intrusives y vont bon train : "t'es qu'une flemmarde" "tu pourrais te bouger le fiak quand même" etc...

Mais !
Ce n'est pas de la fainéantise, c'est juste un temps nécessaire pour recharger mes batteries physiques, psychiques et sociales. Sans ça, je deviens irritable, triste, oppressée et dépassée.

Prendre soin de sa santé mentale c'est aussi s'autoriser le repos quand il est nécessaire, sans culpabiliser.

08/01/2026

La goutte de morve qui fait déborder le vase.

Ici je parle de corps et de santé mentale.
La santé mentale, (comme la santé physique) se mesure sur un continuum et n'est pas binaire. On n'est pas soit en bonne santé mentale, soit en mauvaise santé mentale. On oscille plutôt, tout au long de sa vie entre une santé mentale fragile et une bonne santé.

Plusieurs facteurs de risque existent, peuvent fragiliser la santé mentale. Et certains de ces facteurs sont biologiques.

Quand le corps faiblit et que la maladie physique s'en mêle, la santé mentale peut prendre un coup dans l'aile.
Bien sûr les maladies graves, chroniques ou incurables sont des facteurs de risque très importants mais on minimise beaucoup les facteurs plus anodins comme la fatigue ou les petits maux qui s'enchaînent.

J'ai la chance d'être en bonne santé et ma famille également ce qui me permet de relativiser. Mais certains jours, c'est plus difficile. Sous le poids du quotidien à gérer, la charge mentale,etc.. il arrive que le petit rhume ou le nez qui coule c'est la goutte de morve qui fait déborder le vase déjà trop rempli.

Lors de ma dernière formation, j'étais offusquée qu'une personne se présente, clairement malade et ne prenne pas le soin, ne serait-ce que de porter un masque pour protéger les autres. Pour beaucoup, une toux peut être anodine mais on ne sait pas à qui on peut la transmettre. J'ai longtemps travaillé avec des personnes souffrant de BPCO (bronchite chronique) et le moins qu'on puisse dire c'est que c'est une véritable épreuve à chaque nouvel épisode.

Alors protégeons nous les uns les autres.

17/12/2025

Qui ne s'est jamais dit ce genre de phrase : " ça va je gère, j'ai pas besoin de voir un psy pour ça"

Et pourtant de nombreuses souffrances psychiques nécessitent un accompagnement par un(e) psy car nous ne sommes pas des robots et il arrive que nous manquions de ressources.

Ça ne fait pas de nous des êtres faibles mais des êtres faillibles à certains moments. Et dans ces moments l'accompagnement par un professionnel de santé mentale peut être utile avant que le trouble ne s'aggrave ou ne traine en longueur.

La difficulté à demander de l'aide peut s'expliquer de plusieurs façons :

La peur d'être stigmatisé en consultant un psy
La peur de ne pas être légitime à demander de l'aide
Le sur-investissement de son besoin d'indépendance etc...

Et vous, qu'est ce qui vous a déjà freiné ? Comment avez-vous levé vos freins ?

18/11/2025

Mon sommeil est l'un des piliers de ma santé mentale.

Chaque réveil imposé par une alarme est une souffrance pour moi.

Mon entourage se moque de moi depuis toujours en disant que je suis née fatiguée 😅 mais c'est vrai. J'ai une tolérance à la fatigue très limitée.

Je me connais suffisamment maintenant pour repérer ce facteur de risque, qui, l'air de rien, peut déclencher des attaques de paniques en ce qui me concerne.

Et vous ? Team crevés de naissance ou pas ?
Commentez 😴 si vous faites partie de ma team !

29/10/2025

On ne guérit pas d'un trouble alimentaire ou d'un trouble psychique quel qu'il soit.

On ne fait que se rétablir. Savoir cela, fait une grande différence car ça nous permet d'accepter plus facilement la maladie et ses rechutes lorsqu'il y en a.

Il est possible de se rétablir et de vivre une vie tout à fait paisible et épanouissante. Cependant, nous gardons toujours une fragilité, un facteur de risque, si nous avons déjà souffert d'un trouble psy.

Le rétablissement d'un trouble psy est un marathon. La connaissance de soi, du trouble, mais aussi de ses ressources permettent de vivre le mieux possible avec cette vulnérabilité. La psychothérapie, (entre autres méthodes) permet de faire une grande partie de ce travail.

24/10/2025

Les angoisses, qu'elles soient liées à la charge mentale ou non, sont souvent plus intenses en fin de journée et durant la nuit. Cela peut expliquer en partie les fringales alimentaires du soir qui arrivent pour apaiser ces émotions négatives, et ainsi contribuer à maintenir un TCA.
Cela peut également entraîner des troubles du sommeil, des troubles anxieux, des troubles dépressifs.

La charge mentale et les pensées automatiques stressantes ne sont pas des pathologies en soi mais sont des facteurs de risque de développer de nombreux troubles psychiques.

Il existe des solutions :

Techniques de relaxation musculaire progressive
Méditation pleine conscience
Exercices de respiration
Allègement de la charge mentale (planning, partage des tâches, priorisation etc...pas toujours simple j'en ai conscience)
Activités bien être avant de dormir (même manger, c'est ok)

Quelles sont vos ressources à vous ?

Prendre soin des autres c'est ok, mais pas à n'importe quel prix. On ne peut pas donner l'énergie que l'on a plus en sto...
08/05/2025

Prendre soin des autres c'est ok, mais pas à n'importe quel prix. On ne peut pas donner l'énergie que l'on a plus en stock. Le corps et parfois le trouble alimentaire deviennent une alerte, un message à écouter quand il y a un déséquilibre.

Quelques compétences psycho-sociales peuvent vous aider dans le rétablissement de cet équilibre :
- l'affirmation de soi : savoir dire non
- la communication avec l'entourage
- l'expression de ses ressentis
- la pensée critique : savoir remettre en question les schémas de pensée qui nous conduisent à nous donner moins de valeur qu'aux autres par exemple.

❤️

28/04/2025

L'une des premières choses que je mets en évidence dans mes accompagnements c'est l'impact de nos représentations sur le...
15/04/2025

L'une des premières choses que je mets en évidence dans mes accompagnements c'est l'impact de nos représentations sur le rapport que nous entretenons avec notre corps.

Le corps en lui-même n'est pas le problème. Ce qui conduit à l'insatisfaction corporelle est bien la représentation que je me fais de mon corps, mais aussi de celui des autres, du corps parfait et idéalisé. Celui-là même qui nous pousse à .....CONSOMMER !!!!

Consommer des régimes amaigrissants car les filtres et autres images photoshopées créent nos complexes.
Mais aussi, consommer des produits anti-cellulite, des crèmes anti-rides, des programmes minceur en tous genres mais aussi des produits cosmétiques, textiles et j'en passe...

Les corps lisses, sans reliefs, sans rides ni peau d'orange, sans vergetures ou imperfections n'EXISTENT PAS

Prenez l'exemple de la cellulite. La cellulite n'est pas moche en soi. C'est bien notre société qui nous apprend à la trouver repoussante et à tenter de s'en débarrasser. D'ailleurs, quand vous changez de point de vue et voyez de la cellulite sur les fesses d'un bébé, trouvez-vous cela toujours aussi repoussant ? Je parie que non..

Si la pression est mise très majoritairement sur les femmes, qui ne doivent, ni avoir de graisse, de vergetures, de cellulite, mais aussi de cheveux blancs, de rides etc...il existe également une pression sur les corps masculins a qui on vend des compléments alimentaires hyperproteinés et autres stéroïdes afin d'accroître la musculature. Créer du complexe crée de la demande ....logique non ?

Alors petit rappel pour ceux qui en auraient besoin :

👍 Votre corps n'est pas un objet esthétique à modeler
✌️Les standards de beauté irréalistes ne sont que des points de vue qui vous font complexer et vous font croire que vous devez contrôler votre corps et donc ....consommer !

Votre corps n'est pas le problème. C'est le regard trop sévère que vous portez dessus qui fait le lit de l'insatisfaction.





Vous aviez déjà pensé à ça ?

La prise de poids est multi factorielle, ce n'est pas un scoop. On l'explique souvent par l'alimentation mais on ne fait...
02/04/2025

La prise de poids est multi factorielle, ce n'est pas un scoop. On l'explique souvent par l'alimentation mais on ne fait pas toujours le lien avec les raisons psychologiques. Celles-ci sont parfois conscientisées au cours d'une thérapie. Attention, il ne s'agit pas de psychopathologiser la prise de poids (comme j'ai parfois pu le lire sur certains comptes). Mais bien de venir mettre du sens sur une souffrance psychologique qui peut, dans certains cas, s'exprimer par le corps.

Voici le témoignage d'une patiente qui m'a dit s'être aperçue que sa prise de poids était en partie liée à sa relation avec son mari. Un mari attaché aux standards de beauté féminins, auxquels elle ne correspondait pas. Elle s'est donc demandé "pourquoi moi?" "Comment peut-il être amoureux de moi alors que je ne correspond pas à son idéal ?"

Son sentiment d'insécurité l'a conduite à prendre du poids afin de voir "jusqu'à quel poids il l'amait".

Par ce mécanisme, elle pensait s'assurer de la solidité de leur couple. Et peut-être se sentait-elle rassurée de ne pas être aimée uniquement pour son corps mais bien pour la personne qu'elle est. Il arrive que le poids nous protège, aussi inconfortable soit-il.

Bien sûr tout ça n'a pas été fait consciemment et c'est au cours de la thérapie que le sens est apparu progressivement.

Est-ce que cela fait sens pour vous ?




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