01/01/2026
Très beau texte pour commencer cette nouvelle année 😊
Arriver à ce jour n’est pas anodin. Le 31 décembre n’est pas seulement la fin d’une année, c’est aussi la preuve silencieuse que tu as tenu bon. Que malgré les tempêtes, les pertes, les déceptions, les moments où tu pensais ne pas y arriver, tu es encore là. Debout. Vivant. Présent.
Beaucoup ne réalisent pas à quel point exister est déjà une victoire. Respirer sans machine. Ouvrir les yeux. Sentir son cœur battre. Entendre, marcher, penser, ressentir. Tout cela semble normal… jusqu’au jour où ça ne l’est plus. Jusqu’au jour où l’on comprend que ce que l’on considère comme acquis est en réalité fragile.
Peu importe ce qui te manque aujourd’hui. L’argent, l’amour, la stabilité, la reconnaissance, la paix intérieure. Peu importe ce qui fait mal encore : une rupture, un deuil, une solitude, un échec, une blessure invisible que personne ne voit. Tout cela compte, oui. Mais cela ne définit pas toute ton existence. Parce que malgré ces manques, tu es encore là.
Être vivant ce 31 décembre, c’est avoir traversé une année entière. Du premier au dernier jour. Avec ses hauts et ses bas. Ses moments de joie, ses périodes de doute, ses nuits difficiles, ses matins lourds. Chaque journée passée était une bataille silencieuse que tu as gagnée, même quand tu n’en avais pas conscience.
Il y a des années où l’on ne célèbre pas des réussites, mais une survie. Et survivre n’est pas une faiblesse. C’est une force immense. Continuer quand on est fatigué. Avancer quand on est blessé. Espérer quand on a été déçu. Tout cela demande un courage que peu reconnaissent.
Aujourd’hui, tu n’es pas obligé d’être heureux. Tu n’es pas obligé d’aller bien. Tu n’es pas obligé de faire semblant. Tu peux simplement reconnaître ceci : je suis encore vivant. Et cette phrase, à elle seule, mérite le respect.
Beaucoup ont perdu cette chance en cours de route. Beaucoup n’ont pas vu ce jour arriver. Beaucoup auraient aimé respirer encore une fois, voir encore une personne aimée, dire encore un mot. Toi, tu as ce privilège aujourd’hui. Et ce privilège mérite un moment de gratitude, même silencieux.
Célébrer le fait d’exister, ce n’est pas nier la douleur. C’est lui dire qu’elle n’a pas gagné. C’est reconnaître que malgré les coups, la vie circule encore en toi. Que ton cœur bat encore. Que ton histoire n’est pas terminée.
Ce 31 décembre n’est peut-être pas la fête que tu imaginais. Peut-être que tu es seul. Peut-être que ton esprit est lourd. Peut-être que tu n’as rien à célébrer en apparence. Mais en profondeur, il y a une chose immense : tu es là. Et tant que tu es là, tout reste possible.
Demain peut être différent. Demain peut être plus doux. Demain peut apporter ce qui a manqué aujourd’hui. Mais même si demain reste incertain, aujourd’hui est réel. Et aujourd’hui, tu vis.
Prends un instant. Respire profondément. Remercie ton corps d’avoir tenu. Remercie ton cœur de ne pas avoir abandonné. Remercie-toi d’avoir continué, même quand personne ne voyait ton combat.
Aujourd’hui, célèbre le simple fait d’exister.
Pas avec du bruit.
Pas avec des promesses.
Mais avec conscience.
Parce que le fait d’être vivant ce 31 décembre,
malgré tout ce qui a fait mal,
malgré tout ce qui manque encore,
est déjà un miracle silencieux.
Et tant que tu respires,
ta vie a encore quelque chose à t’offrir.