01/05/2026
EXISTER SANS TE CORRIGER
Nous sommes nombreux(se) à passer notre vie à se surveiller.
Un tyran intérieur passe la plupart de son temps à nous donner des ordres.
Nous pourrions accuser la société, nos parents, notre environnement, nous-mêmes…
Mais maintenant, une fois adulte, est-il nécessaire de continuer à se donner des ordres pour essayer d’être « la meilleure version de soi-même » ?
Vouloir se changer, se transformer, être autre chose que ce que l’on est apporte beaucoup de souffrance comme si l’on se contorsionnait à l’intérieur de soi pour sortir d’une version que l’on déteste.
Prends juste un instant et imagine que ce que tu te fais subir, tu le fais envers une personne proche, que tu aimes profondément. Es-tu aussi dur(e) avec elle que tu l’es avec toi ?
Généralement, si tu es humain, tu as de la compassion envers quelqu’un qui souffre. As-tu un minimum de compassion pour toi-même ou passes-tu ton temps à t’assener des coups psychologiques ?
Tu les connais les sempiternelles « pas assez », « trop »… mais par rapport à qui et à quoi ?
Tu considères peut-être que tu n’es pas comme les autres, et oui tu ne l’es pas et c’est ce qui te rends unique mais chacun est unique et c’est ce qui fait la richesse de l’humanité.
Finalement, n’est ce pas cela qui te fais souffrir ? Vouloir suivre le mouvement, appartenir à groupe, te sentir à la hauteur, rejoindre un clan pour éviter d’être rejeté(e)…
Si tu t’observes, tu découvriras qu’à force de te donner tout un tas d’injonctions à être ce que tu n’es pas, c’est toi qui te rejettes et si tu as ce fonctionnement envers toi-même, comment veux-tu que les autres ne le reproduisent pas ?
Toutes personnes et situations que tu rencontreras appuieront inconsciemment sur ces douleurs-là.
Alors quoi faire ?
Observer pour reconnaitre que tu te nies toi-même
Accepter comme si tu faisais rentrer un(e) ami(e) chèr(e) chez toi
Apaiser, comme un enfant en plein apprentissage de soi-même à qui tu pardonnes
Laisser-vivre, comme une libération d’avoir enfin été vu(e)
T’apporter un maximum de douceur envers toi te permets d’exister sans te corriger