28/12/2025
Ces derniers jours, je me suis offerte un vrai temps de retour sur les 9 dernières années de ma vie.
Pas un bilan rapide.
Un temps long. Émotionnel. Profond.
Ce cycle a commencé alors que j’étais enceinte de mon deuxième enfant.
Un moment de joie… mêlé à un profond sentiment d’enfermement, de perte de liberté, que je n’osais pas vraiment nommer à l’époque.
Pour tenir, j’ai beaucoup donné.
Au travail.
Aux autres.
À des causes plus grandes que moi.
Puis il y a eu la déflagration : la maladie de mon père.
La peur viscérale de perdre un pilier.
Et ce moment où mon corps et mon mental ont dit stop ensemble.
L’hospitalisation.
Le face-à-face avec moi-même.
Ensuite, le Covid.
La sensation d’être à nouveau privée de liberté.
Puis la blessure du genou, la convalescence, l’arrêt forcé.
Comme si la vie me demandait encore : « Vas-tu enfin t’écouter ? »
Et longtemps, je n’ai pas su.
J’ai remis sous le tapis.
J’ai continué à me battre.
À faire “comme si”.
Jusqu’à cet électrochoc, en 2021.
Quand j’ai compris que je ne pouvais plus vivre en étant celle que les autres attendaient.
Que la seule issue était d’aller me rencontrer vraiment, même si ça faisait peur.
Depuis, j’ai fait des choix forts.
Changer de métier.
Vendre mon cabinet.
Quitter une identité professionnelle sécurisante mais devenue trop étroite.
Me choisir, jour après jour.
En revisitant tout cela, j’ai surtout ressenti une immense tendresse pour la femme que j’étais il y a 9 ans.
Celle qui tenait.
Celle qui survivait.
Celle qui ne savait pas encore qu’elle avait le droit de se reposer.
Aujourd’hui, je la regarde avec amour.
Sans regret.
Avec gratitude.
Clore ce cycle ne me donne pas envie d’oublier.
Mais d’honorer.
Et de reconnaître que chaque étape, même les plus inconfortables, m’a conduite exactement là où je suis maintenant.
Ce soir, ce que je ressens avant tout,
c’est de la paix…
et beaucoup d’amour 🤍