31/01/2026
En tant qu'enseignante, j'ai le sentiment d'avoir une grande responsabilité.
Mon travail ne se résume pas à vous faire faire 2/3 postures, shavasana et hop hop hop emballé c'est pesé, merci ma p'tite dame.
Mon métier, c'est comprendre comment le yoga peut se mettre au service du fonctionnement du corps humain dans toutes ses dimensions, physique, mentale et émotionnelle.
J'ai besoin de comprendre pourquoi on fait telle posture ou telle respiration.
J'ai aussi besoin de vous transmettre que les yamas et niyamas sont des principes tout aussi importants que les postures.
Préparer un cours demande une certaine exigence, de la recherche et de la cohérence.
J'en suis, je crois à mon 17e carnet de notes; je note absolument tout, sinon j'oublie.
Enseigner, c'est donc une responsabilité; on ne peut pas dire n'importe quoi, d'autant plus que nos cours sont fréquentés par quelques professionnels de santé, infirmières, kinés/ostéos, alors il vaut mieux que je maîtrise un peu le sujet.
J'ai fait le lien récemment entre la préparation d'un cours et la façon dont j'écrivais un article il y a quelques années.
Lorsque j'étais correspondante de presse, le rédacteur en chef répétait: 'Maud, vérifie toujours tes sources'.
Des sources fiables, pas des théories plus ou moins floues sorties de nulle part.
Alors je me plonge régulièrement dans des dizaines des livres incontournables sur l'anatomie (Ann Swanson), la respiration, l'Ayurveda, la philosophie du yin yoga de Bernie Clark, le yoga sans dégâts du docteur De Gasquet, la philosophie, la culture hindoue.
Mon travail est passionnant et relativement exigeant lorsqu'on veut le faire bien et j'espère vous le transmettre avec sérieux, poésie et légèreté.