03/03/2026
Quand on se refuse au bonheur!
Toute notre existence, nous recherchons, évidemment, de vivre le plus heureux possible. conditionné par l'environnement dans lequel nous évoluons.
Enfant, c'est très instinctif. Plus on avance dans l'âge, plus cette quête devient intellectualisée.
Tout jeune, quel que soit le lieu géographique, le niveau social, notre intelligence ... nous trouverons toujours des espaces (lieu, temps) pour s'émerveiller, sourire, se faire plaisir!
Sans vouloir faire le démago, cela m'a toujours étonné ces enfants de l'autre bout du monde qui vivent avec rien mais, dans leurs yeux, il y a cette lumière qui nous dit que ce peu leur suffit quand, dans notre pays, certains, au même âge, semblent tout avoir (sur le plan matériel) et sont tellement en souffrance psychologique!
Plus nous grandissons, plus nous nous soumettons à des diktats sociétaux, à la pression familial, sociale, à l'image que nous "devons" renvoyer. Aussi, nous devenons plus exigeant envers nous-mêmes et aurions cette tendance à n'être jamais complètement satisfaits!
Je répète, si tout se fait instinctivement étant enfant, adulte, nous mettons nous même en place, avec notre libre arbitre, les choses qui nous correspondent le plus pour nous rendre heureux. Je dirais qu'entre 20 et 30 ans, nous posons des bases. Mais après ...?
Cette recherche d'une vie meilleure est sans issue. Elle est un éternel recommencement. Ce qui nous faisait nous sentir bien à tel âge, ne nous sied plus plus t**d! Il faut donc se renouveler. Se mettre en mouvement pour retrouver un nouvel équilibre plus adapté à nos besoins.
C'est là que c'est compliqué. Par faute d'envie, d'énergie, par manque de volonté ou incapacité de se remettre en question, nous ne trouvons pas les ressources nécessaires pour gravir à nouveau des marches vers un mieux-être.
Nous préférons alors rester dans cet état où, certes, nous ne sommes pas malheureux mais ne sommes pas non plus heureux.
Alors, aparté, cela peut suffire si nous vivons seuls. Dès lors que nous entraînons d'autres personnes dans notre sillage (conjoint-e, enfant-s...), ce peut être plus compliqué! Ou alors, chacun se complait dans cet état de bonheur végétatif! Qui s'étiole, parce que c'est "normal" (?!) au fil des ans!
Au-delà d'un stade auquel nous arrivons et qui fait que nous devons changer pour retrouver un bonheur plus entier, notre passé peut aussi nous revenir et nous empêcher d'avancer sur ce chemin!
En effet, arrivé à un certain âge, nous pouvons ressentir davantage le poids de cette histoire, de potentiels traumatismes qui sont gravés dans notre inconscient depuis toujours mais qui, d'un coup, resurgissent, de limites que nous nous étions fixés inconsciemment parce qu'on nous avait toujours dit que nous ne pouvions que ceci ou cela!.
Et là, et bien, il faut avoir la force de l'affronter. Se dire que nos réactions, notre façon de procéder dépendait d'où nous venions, de notre éducation, de schémas anciens.
Exemple: nous pouvons ressentir à 35 ans cette envie de reprendre une formation ou des études pour faire un métier d'un niveau supérieur. Alors que nous étions heureux comme salarié en usine, d'un coup, ce besoin/cette envie devient oppressante. Nous sentons que cela est nécessaire parce que nous végétons dans la vie que nous avons mise en place jusque là. Nous nous en étions contenté parce que on nous avait inculqué la valeur travail et non pas pas l'idée d'accéder à un métier qui nous plairait. Que nous ne pouvions faire "que" cela parce que nos parents n'avaient pas non plus fait d'études ...
Pour d'autres raisons, cela peut aussi fonctionner pour ce qui est de la rupture au sein d'un couple ... mais cela pourrait donner lieu à un écrit consacré uniquement à cela??! (vous pouvez le réclamer en commentaire ;-) :-) )
Cependant, dans ces cas là, au delà de notre propre personne, c'est tout le microcosme que nous avons établi qui risque de se faire chambouler. Les amis, la famille, le conjoint-e, les enfants ... Il y a des choses que nous devrons sacrifier, certes pour de bonnes raisons mais nous ne le saurons qu'à l'avenir que ces raisons étaient bonnes!
Je crois au fait que, si vous vous y retrouvez dans vos choix, quelques soient les sacrifices, ils ne le seront plus dès lors que cette nouvelle vie se mettra en place. Et vous trouverez, à terme, ce que vous recherchez, un Nouveau bonheur!
Alors, n'ayez pas peur de changer quand vous ne vous sentez plus à votre place. Vaut-il mieux végéter dans un endroit plaisant ou vivre dans un lieu vivifiant?
Changer, c'est aussi parfois changer notre vision des choses, notre posture vis-à-vis de ce que nous vivons, le recul que nous avons sur certains points de notre existence. Pas forcément fuir un lieu, une relation ...
Malheureusement, et j'en ai reçu en séance, nombre d'entre nous aimerions changé et retrouvé le bonheur ... sans rien changé! Bon, autant dire que ...
Et si je reste sur la thérapie, ces personnes iront vers des thérapeutes tout doux qui iront dans leur sens et qui ne les bousculeront pas trop! D'autres n'iront les voir qu'une fois qu'ils seront au fond du trou, juste histoire de les aider à surnager, à ne pas se noyer! Si, au bout du compte, cela fonctionne ... J'ai cependant vu des meilleurs résultats grâce à une volonté dingue d'avancer, quitte à se mettre en vrai danger face aux changements en tout point imposés par la démarche.
En ces mots, je suis un peu jugeants, vous m'en excuserez. Mais je souhaite à tous de vire heureux et de toucher du doigt ce bonheur auquel nous aspirons tous!
En tout cas, quelque soit votre choix, ... Prenez soin de vous!
Vivez heureux comme m'a inspiré un Monsieur! ;-)