08/10/2019
Chers tous,
Cela fait des mois que je pense à ma page professionnelle, laissée de côté. Facebook a beau faire en me notifiant « mon absence » au quotidien et en insistant lourdement sur le fait que mes «abonnés» attendent de mes nouvelles, je ne trouvais pas d’intérêt à partager ce que je vis actuellement.
Dans mon éducation et dans mon cœur, l’humilité et la pudeur ont une place de choix. Oser faire tomber les masques et se mettre au-devant de la scène sont deux actes qui m’appellent autant que je les appréhende.
Quand j’ai créé cette page, c’était surtout pour moi. Écrire mes projets, témoigner de mes expériences et avoir la possibilité de me rendre compte du chemin parcouru.
Je voulais m’encourager tout en avançant. Et ça a fonctionné.
Je n’avais pas prévu qu’en devenant maman, j’aurai le sentiment de devoir laisser une part de moi sur le bas-côté. Mon moi Praticienne en santé naturelle me fait des signaux que je ne veux pas voir. J’ai perdu mes repères en devenant mère. C’est un bouleversement intense, magique et profondément transformant.
Je veux revenir à moi-même et continuer de m’encourager. Je suis toutes les Dorothée que mon esprit s’est amusé à différencier. Celle qui s’est reconvertie au service du bien-être d’autrui il y a six ans, celle qui vous recevait dans son cabinet en donnant le meilleur d’elle-même, celle qui materne passionnément à présent. Je ne suis qu’une seule, je suis unique.
A ceux qui m’ont questionné sur mon avenir professionnel, je voudrais pouvoir donner une réponse qui rassure. J’ignore tout du futur. Et j’ai fini par comprendre qu’à trop vouloir le dessiner, on s’éloigne de la réalité et de la vérité. Je ne suis pas mon métier, je ne suis pas mes diplômes, je ne suis pas mon statut… Je ne suis surtout pas figée ni capable de voyance. J’essaie encore et toujours de me connaître, en m’affranchissant des étiquettes et en souhaitant le moins possible sentir autour de moi les parois d’un cadre imposé. Ce qui m’aide, c’est d’être honnête avec moi-même, jour après jour, d’être dans l’accueil de mon ressenti, à l’écoute de mes sens.
Même si parfois, certaines périodes sont plus tumultueuses, confuses, perturbantes que d’autres.
J’aime comme tout le monde me ressentir en osmose avec l’instant, avec mon environnement et les gens qui m’entourent, et être à l'initiative de projets ambitieux. Et bien qu'il me soit compliqué d'accéder au lâcher prise, j'admets que ces phases où je suis comme sur "pause", sans énergie d'entreprendre, qui semblent sans panache, sans clinquant ni de quoi être fière, sont, elles aussi, essentielles à ma vie. Je crois que pour (re)trouver son équilibre, il faut accepter de prendre tous les vents, mêmes les contraires et de vaciller de temps en temps. Une vraie richesse d'enseignements se cache dans ces intervalles inconfortables.
Pour finir, je vous partage ma lecture de ce matin. Je n’oserai pas dire qu’il s’agit là d’une bonne définition de ce que je vis, pas après avoir avoué ma phobie des espaces étriqués et imposés !
Mais ça a résonné et eu le mérite de m’encourager à écrire ces quelques lignes ici.
A la naissance d'un enfant, tous les regards sont tournés vers le nouveau-né. Laissant bien souvent une mère un peu désemparée face à l'événement qu'elle vit.