Natur'OM Shanti Yoga

Natur'OM Shanti Yoga Cours, stages, retraites et week-end Yoga dans les hautes Pyrénées, en Normandie à 2H40 en train direct de Paris et en Charente proche Angoulême.

J’ai remarqué une chose simple. Quand je passe du temps en ville, entourée de béton, mon énergie baisse. Le corps se fat...
23/05/2026

J’ai remarqué une chose simple. Quand je passe du temps en ville, entourée de béton, mon énergie baisse. Le corps se fatigue plus vite, le mental s’agite davantage, la respiration devient plus courte. Ce n’est pas une impression passagère, c’est quelque chose de tangible. À l’inverse, dès que je retourne dans la nature, sans rien faire de particulier, juste marcher, respirer, être là, quelque chose se réajuste. L’énergie revient, le corps se relâche, le mental se calme de lui-même.
Dans le yoga, on parle de prāṇa, l’énergie vitale. Elle n’est pas indépendante de ce qui nous entoure. L’air que l’on respire, la qualité de l’environnement, la présence du vivant influencent directement cette énergie. Dans la nature, le corps retrouve un rythme plus simple. La respiration s’ouvre, les tensions diminuent, l’organisme fonctionne avec plus de fluidité. Ce n’est pas une idée, c’est une expérience concrète.
J’ai aussi observé que les personnes qui vivent à la campagne sont souvent différentes dans leur manière d’être. Plus détendues, plus calmes, plus disponibles. Il ne s’agit pas d’idéaliser, mais de constater qu’un autre rythme s’installe. Moins de pression, moins de dispersion. Vivre au contact de la nature ramène à quelque chose de plus simple, plus direct. On s’ajuste davantage aux cycles naturels, à la lumière, aux saisons, et cela a un impact réel sur l’état intérieur.
On oublie souvent que nous faisons partie de cet ensemble. Le corps est composé des mêmes éléments que la nature : l’eau, l’air, la chaleur, la matière. Ces éléments ne viennent pas de nous, ils nous sont donnés. Se couper de la nature, c’est aussi se couper de ce qui nous constitue en profondeur. Revenir vers elle, c’est simplement rétablir ce lien.
C’est aussi pour cette raison que j’ai fait le choix de me rapprocher de lieux plus authentiques, plus sauvages. La Normandie, avec sa nature brute et vivante, et les Pyrénées, avec leur force et leur silence, sont devenues des évidences. Non pas comme un idéal, mais comme un environnement juste, en accord avec ce que je ressens profondément.
De ce choix sont nés des stages, dans ces lieux-là. Des espaces simples, en petit groupe, pour permettre à chacun de se poser, de respirer, de retrouver du lien avec la nature et avec soi. Il ne s’agit pas de proposer quelque chose d’extraordinaire, mais de revenir à l’essentiel, dans un cadre qui le rend possible.
Se reconnecter ne demande pas forcément de changer de vie. Cela peut commencer par des choses simples : sortir, marcher, respirer, passer du temps dans un environnement vivant. Mais parfois, aller plus loin, s’immerger quelques jours, permet un vrai basculement.
La nature agit, simplement. Elle remet du mouvement là où tout s’est figé, elle redonne du souffle là où l’on s’est refermé. En revenant vers elle, on revient à quelque chose de plus essentiel, plus stable, plus vivant. Et sans chercher plus loin, on retrouve un équilibre qui était déjà là.

Namaste.

https://naturomshantiyoga.com/se-regenerer-au-contact-de-la-nature/

https://naturomshantiyoga.com/stages-de-yoga/

’essentiel

Voici les dates des week-ends yoga en Normandie face à la mer.Des parenthèses pour ralentir, respirer et revenir à l’ess...
19/05/2026

Voici les dates des week-ends yoga en Normandie face à la mer.
Des parenthèses pour ralentir, respirer et revenir à l’essentiel. Le yoga face à l’océan, le bruit du vent, l’air iodé, les embruns marins, les grandes lumières du Cotentin, les marches au bord de mer, le silence et la présence à soi.
Des stages accessibles à tous, dans un lieu tourné vers la nature et les éléments.
Stages uniquement yoga : 144 €
Possibilité également de stages yoga et bien-être en immersion complète avec sauna, bain nordique, massages et randonnées.
Toutes les dates et informations :

https://naturomshantiyoga.com/stages-de-yoga/week-end/

Natur'OM Shanti Yoga : Cours de yoga, stages et retraites en bord de mer à Montfarville, dans les montagnes des Pyrénées et dans les forêts en Charente.

On entend souvent parler de la retraite comme d’une délivrance. Comme si travailler toute une vie revenait à porter un p...
16/05/2026

On entend souvent parler de la retraite comme d’une délivrance. Comme si travailler toute une vie revenait à porter un poids dont il faudrait enfin se libérer. Beaucoup comptent les années, attendent le moment où tout pourra s’arrêter, où il sera enfin possible de vivre autrement.
Pourtant, cette vision ne correspond pas à toutes les réalités.
Lorsque ce que l’on fait a du sens, lorsque l’activité exercée est profondément reliée à ce que l’on est, il ne se produit pas la même chose dans le corps et dans l’esprit. L’énergie ne circule pas de la même manière.
Bien sûr, il peut y avoir de la fatigue physique, des journées chargées, des moments plus exigeants. Mais ce n’est pas une fatigue qui vide intérieurement. Au contraire, quelque chose nourrit.
Quand une activité est vécue avec passion, présence et engagement, elle met en mouvement. Elle stimule, elle donne de l’élan, elle crée de la circulation intérieure. On sent que ce que l’on donne revient aussi d’une certaine manière. C’est particulièrement vrai dans les métiers de transmission. Enseigner le yoga, accompagner, partager une expérience vivante, ce n’est pas simplement “faire un travail”. Lorsque cela vient d’un endroit sincère, cela nourrit autant celui qui transmet que celui qui reçoit.
Il y a une différence profonde entre une activité subie et une activité alignée. Dans une activité subie, l’énergie se contracte progressivement. On fonctionne davantage par obligation que par élan. Le corps se fatigue différemment, le mental aussi. À l’inverse, lorsque l’on est à sa juste place, quelque chose reste vivant. L’activité ne prend pas l’énergie de la même manière parce qu’elle est en accord avec un mouvement intérieur profond. Alors une question peut se poser.
Pourquoi faudrait-il arrêter brutalement ce qui nous nourrit profondément sous prétexte d’un âge ou d’un cadre social ?
Pourquoi considérer systématiquement le travail comme un fardeau dont il faudrait enfin se débarrasser ?
Bien sûr, certaines personnes ont besoin de s’arrêter, de ralentir, de changer de rythme, et cela est juste. Mais pour d’autres, continuer à transmettre, créer, accompagner ou enseigner fait partie de leur équilibre. Ce n’est pas une fuite du repos. C’est simplement que la vie continue de circuler à travers ce qu’elles font.
Dans le yoga, on parle de prāṇa, l’énergie vitale. Lorsque cette énergie circule librement, il y a plus de fluidité, plus d’élan, plus de stabilité intérieure. Certaines activités entretiennent cette circulation. D’autres l’épuisent. Tout dépend du lien profond que l’on entretient avec ce que l’on fait.
Peut-être que la vraie question n’est pas seulement : “Quand vais-je arrêter ?”
Mais plutôt : “Est-ce que ce que je fais me rapproche ou m’éloigne de ce qui me rend vivant ?” Lorsqu’une activité nourrit profondément, elle cesse d’être un poids à porter. Elle devient une manière naturelle d’habiter sa vie.

Namaste.

https://naturomshantiyoga.com/quand-la-passion-nourrit-plus-quelle-nepuise/

https://naturomshantiyoga.com/stages-de-yoga/

Dans la vie quotidienne, les pensées occupent rapidement tout l’espace. Elles apparaissent, se développent, s’enchaînent...
16/05/2026

Dans la vie quotidienne, les pensées occupent rapidement tout l’espace. Elles apparaissent, se développent, s’enchaînent, et finissent par capter toute l’attention. Il devient alors difficile de prendre du recul. Ce que l’on pense, semble être la réalité elle-même.

Pourtant, la tradition du yoga distingue clairement la pensée de la conscience qui l’observe. Les pensées sont appelées vṛtti, des mouvements du mental en perpétuelle activité. Elles ne sont pas stables. Elles apparaissent, se modifient, puis disparaissent. Le problème ne vient pas de leur présence, mais de la focalisation. L’attention se fixe sur elles, les suit, les prolonge. Une pensée en appelle une autre, et le mental s’entretient de lui-même.
Se défocaliser ne consiste pas à arrêter de penser. Cela revient à modifier le rapport que l’on entretient avec ces mouvements. Dans la pratique, cela commence par un geste simple : reconnaître qu’une pensée est là. Non pas entrer dans son contenu, mais la voir comme un phénomène qui apparaît. Ce déplacement est essentiel. Il permet de passer d’une identification à une observation.
La respiration peut servir de point d’appui. Revenir à la sensation du souffle, sentir son rythme, son mouvement, sans chercher à le contrôler. L’attention se déplace alors naturellement vers quelque chose de plus stable. Les pensées continuent d’apparaître, mais elles ne sont plus au centre. Elles passent en arrière-plan.
Ce processus demande de la régularité. Le mental a tendance à reprendre le dessus, à attirer de nouveau l’attention. À chaque fois, il s’agit simplement de revenir. Sans lutter, sans se juger.
Dans les Yoga Sūtra, Patañjali décrit ce mécanisme comme un apaisement progressif des fluctuations du mental, appelé nirodha. Cet apaisement ne vient pas d’un effort de contrôle, mais d’un désengagement. Plus l’attention cesse d’alimenter les pensées, plus elles perdent en intensité. Elles continuent d’exister, mais leur impact diminue.
Se défocaliser, c’est laisser les pensées à leur place. Ni les suivre, ni les rejeter. Les laisser apparaître et disparaître sans s’y attacher.
Avec le temps, un espace plus vaste devient perceptible. Un espace dans lequel les pensées circulent, mais qui n’est pas réduit à elles. C’est dans cet espace que la pratique prend tout son sens.

Namaste.

https://naturomshantiyoga.com/se-defocaliser-des-pensees/

https://naturomshantiyoga.com/stages-de-yoga/

# #

Dans la pratique du yoga, ce que nous vivons ne s’efface pas après l’expérience. Chaque perception, chaque pensée, chaqu...
13/05/2026

Dans la pratique du yoga, ce que nous vivons ne s’efface pas après l’expérience. Chaque perception, chaque pensée, chaque émotion laisse une trace qui s’inscrit en profondeur. La tradition du yoga nomme ces empreintes samskara.
Au départ, ces traces sont légères. Mais avec la répétition, elles se renforcent. Elles deviennent des tendances latentes, appelées vasana, qui orientent progressivement notre manière de percevoir et de réagir. Ce qui, au départ, relevait d’un simple mouvement intérieur peut alors s’installer comme une façon habituelle d’être.
Ce processus structure l’expérience. Nous ne percevons pas le monde de manière neutre, mais à travers ce qui a déjà été inscrit en nous. Face à une situation, la réponse semble immédiate, spontanée, alors qu’elle s’appuie souvent sur un conditionnement déjà présent. L’action qui en découle, appelée karma, vient à son tour renforcer ces empreintes.
Ainsi se met en place un mouvement circulaire. Une tendance intérieure oriente une action, et cette action consolide à nouveau la tendance. Ce cycle, que la tradition appelle saṃsāra, maintient une forme de répétition dans l'expérience.
Un exemple simple peut apparaître dans la pratique. Lorsqu’une posture devient inconfortable, une réaction surgit presque immédiatement : sortir, contracter, ou forcer pour tenir. Ce réflexe n’est pas seulement lié à la posture. Il est souvent l’expression d’un samskara déjà présent, une manière habituelle de répondre à l’intensité ou à la difficulté.
Si cette réponse est répétée, elle se renforce. Sortir dès que l’inconfort apparaît, ou au contraire forcer sans écoute, devient une habitude. La posture ne fait alors que révéler un fonctionnement déjà inscrit.
La pratique du yoga permet d’observer ce mécanisme avec précision. En restant dans la posture avec attention, sans fuir ni forcer, il devient possible de percevoir non seulement la sensation, mais la manière dont elle est prolongée.
Il ne s’agit pas de supprimer ces empreintes. Elles font partie de la structure de l’expérience. La pratique consiste plutôt à ne plus s’y identifier complètement.
Avec le temps, un espace apparaît entre la sensation et la réponse. Le réflexe est toujours présent, mais il n’entraîne plus automatiquement l’action. Il peut être vu, reconnu, puis laissé sans être nourri.
C’est dans cet espace que la transformation s’opère. En cessant de prolonger systématiquement ces schémas, les samskara perdent progressivement de leur force. La réponse n’est plus uniquement dictée par le passé.
La pratique du yoga devient alors un espace de lucidité. Un espace dans lequel ce qui se répète peut être vu clairement, et peu à peu, transformé.
C’est ainsi que se dessine une forme de liberté, simple et profonde, au cœur même de l’expérience.

Namaste.

https://naturomshantiyoga.com/les-empreintes-qui-conditionnent-lexperience/

https://naturomshantiyoga.com/stages-de-yoga/

09/05/2026

De juillet à septembre 2026, nous proposerons en Normandie des stages, week-ends et retraites de yoga dans un lieu, simple et apaisant, face à la mer.
L’idée n’est pas de “s’évader” ou de vivre quelque chose d’exceptionnel, mais plutôt de prendre quelques jours pour ralentir réellement, respirer, pratiquer, se reposer et retrouver un peu d’espace intérieurement.
Le lieu est accessible en train direct Paris Saint-Lazare → Valognes en 2h40, ce qui permet de venir facilement sans avoir besoin de faire un long voyage.
Les journées seront rythmées par des pratiques de yoga, des temps calmes, des moments de silence, des échanges simples et du repos. Il y aura également des massages, un sauna et un bain nordique chauffé à 40°, face à la mer. Des choses simples, mais qui permettent souvent au corps et au mental de relâcher profondément.
Les groupes resteront volontairement petits pour garder quelque chose d’humain et de vivant. Chacun pourra vivre le séjour à son rythme, sans attente particulière ni recherche de performance.
La mer, l’air, le silence, la nature autour… tout cela participe naturellement à ce retour à quelque chose de plus essentiel.
Ces retraites auront lieu durant l’été 2026, entre juillet et septembre.

Retraite du 24 au 30 juillet 2026
https://naturomshantiyoga.com/retraite-yoga-randonnee-massage-en-normandie-face-a-la-mer/

Stage du 16 au 19 juillet 2026
https://naturomshantiyoga.com/stage-de-yoga-en-normandie-face-a-la-mer-du-16-au-19-juillet-2026/

week-end du 10 au 12 juillet 2026
https://naturomshantiyoga.com/stage-de-yoga-randonnees-massages-du-10-au-12-juillet-2026/

week-end du 14 au 16 Août 2026
https://naturomshantiyoga.com/week-end-yoga-du-14-au-16-aout-2026/

week-end du 21 au 23 Août 2026

https://naturomshantiyoga.com/week-end-yoga-massages-sauna-du-21-au-23-aout-2026/

week-end du 4 au 6 septembre 2026
https://naturomshantiyoga.com/week-end-yoga-massages-sauna-bain-nordique-du-4-au-6-septembre-2026/

’essentiel

Dans la pratique du yoga, la progression semble souvent évidente. Les postures deviennent plus stables, plus précises, p...
09/05/2026

Dans la pratique du yoga, la progression semble souvent évidente. Les postures deviennent plus stables, plus précises, parfois plus avancées. Le corps s’ouvre, la technique s’affine, et l’on peut avoir le sentiment d’avancer. Pourtant, cette évolution visible ne garantit pas une transformation en profondeur. Il est possible de mieux faire, sans réellement changer. De tenir plus longtemps, d’aller plus loin dans une posture, tout en reproduisant les mêmes mécanismes intérieurs. Le contrôle, la comparaison, la recherche de résultat peuvent simplement se déplacer, devenir plus subtils, mais rester présents. Dans ce cas, la pratique évolue en surface, mais les schémas restent intacts.
La tradition du yoga distingue clairement ces deux niveaux. D’un côté, le geste, la forme, la performance. De l’autre, le fonctionnement intérieur, plus discret, mais déterminant. Ce qui donne l’illusion de progresser, c’est l’identification à la forme. Lorsque l’attention se fixe sur ce qui est visible, mesurable, il devient naturel d’évaluer la pratique à partir de ces critères. Mais le yoga ne vise pas seulement l’amélioration extérieure. Il interroge la manière dont nous habitons ce que nous faisons. Dans une posture, la question n’est pas uniquement de savoir jusqu’où l’on peut aller, mais comment l’on y va. Avec tension ou avec présence. Avec volonté de réussir ou avec écoute.
Deux pratiques peuvent se ressembler extérieurement, mais être très différentes intérieurement. Dans l’une, l’effort domine, le mental dirige, et la posture devient un objectif à atteindre. Dans l’autre, l’attention reste stable, la respiration accompagne, et la posture devient un espace d’observation.
C’est là que se joue la véritable transformation. Elle ne dépend pas de la complexité des postures, mais de la qualité de présence. Une pratique simple, répétée avec justesse, peut agir plus profondément qu’une pratique intense menée sans conscience.
Dans les Yoga Sūtra, Patañjali évoque la stabilisation du mental, appelée nirodha. Cette stabilisation ne résulte pas d’une accumulation de techniques, mais d’un apaisement progressif des fluctuations, les vṛtti. Si ces mouvements continuent d’être alimentés, même dans une pratique avancée, la transformation reste limitée. L’illusion de progresser apparaît lorsque l’on confond évolution extérieure et transformation intérieure. La pratique du yoga invite à un retournement. Elle ne demande pas de faire toujours plus, mais de voir plus clairement ; d’observer ce qui se joue réellement, de connaître les mécanismes qui se répètent, de ne pas se satisfaire de l’apparence du progrès.
Ce regard demande de l’honnêteté. Il peut remettre en question certaines habitudes, certaines certitudes. Mais il ouvre aussi un espace plus juste, ainsi progressivement, la pratique change de nature. Elle ne cherche plus à atteindre un résultat, mais à affiner la présence. C’est dans ce déplacement que l’illusion se dissipe et que la progression devient réelle.

Namaste.

https://naturomshantiyoga.com/lillusion-de-progresser-en-yoga/

Dans la pratique du yoga, le mental est souvent perçu comme un frein. Trop présent, trop agité, il commente, anticipe, j...
05/05/2026

Dans la pratique du yoga, le mental est souvent perçu comme un frein. Trop présent, trop agité, il commente, anticipe, juge. Il détourne l’attention et empêche de rester pleinement dans l’expérience. Pourtant, le mental n’est pas en soi un obstacle. Il fait partie de l’ensemble que la tradition appelle citta, l’espace intérieur dans lequel apparaissent pensées, émotions et perceptions. Le problème ne vient pas de son existence, mais de la place qu’il prend.
Lorsque le mental dirige, la pratique se modifie. La posture devient un objectif à atteindre, la respiration un moyen à contrôler, et l’expérience est filtrée par une volonté de réussir ou de corriger. Dans ce cas, le mental impose un cadre. Il oriente, décide, et laisse peu de place à l’observation directe. Mais le mental peut aussi avoir une autre fonction. Il permet de comprendre, d’ajuster, de rester attentif. Il soutient la pratique lorsqu’il est utilisé avec discernement. Il devient alors un appui, et non un centre. La différence tient dans le rapport que l’on entretient avec lui.
Dans les Yoga Sūtra, Patañjali décrit les pensées comme des vṛtti, des mouvements du mental. Ces mouvements ne sont pas problématiques en eux-mêmes. Ils deviennent limitants lorsqu’ils captent toute l’attention et entraînent une identification. Dans la pratique, cela apparaît très clairement. Une pensée surgit : corriger une posture, anticiper la suivante, se comparer, juger l’expérience. Si elle est suivie, elle en appelle une autre, et l’attention se déplace. Progressivement, la présence se fragmente. Se libérer de cette dynamique ne consiste pas à faire taire le mental car chercher à le contrôler crée souvent plus de tension.
La pratique invite plutôt à ne pas s’y engager complètement, à observer une pensée sans la prolonger, à revenir à la respiration, aux sensations, à l’expérience directe. Laisser les vṛtti apparaître sans les nourrir. Ce déplacement est subtil, mais essentiel si bien qu'avec le temps, le mental retrouve une place plus juste. Il intervient lorsque c’est nécessaire, puis se retire. Il ne disparaît pas, mais il ne domine plus. La pratique devient alors plus stable. Ce n’est pas un état sans pensée, mais un état dans lequel la pensée ne détourne plus l’attention de ce qui se vit. Le mental cesse d’être un obstacle dès lors qu’il n’est plus le centre. Il devient un outil parmi d’autres, au service de la pratique, et non ce qui la dirige.

Namaste.

https://naturomshantiyoga.com/le-mental-dans-la-pratique-est-il-un-allie-ou-un-obstacle/

Le tremblement dans une posture arrive un jour à tout yogi, qu’il soit débutant ou avancé. Il apparaît souvent lorsque l...
02/05/2026

Le tremblement dans une posture arrive un jour à tout yogi, qu’il soit débutant ou avancé. Il apparaît souvent lorsque l’on maintient une posture engageante, dans la durée, quand le corps commence à être vraiment sollicité.
À ce moment-là, les muscles entrent dans un travail profond. Ils fatiguent, s’ajustent en permanence, alternent contractions et relâchements de manière rapide et involontaire. Le système nerveux est lui aussi très sollicité, ce qui se manifeste par ces tremblements.
Ce phénomène est naturel. Il indique que le corps est en train de s’adapter à l’effort.
Il peut aussi être accentué par un manque d’énergie. Le corps puise alors dans ses réserves de glycogène, issues du glucose apporté par l’alimentation. Si ces réserves sont insuffisantes pour soutenir l’intensité de la posture, la stabilité diminue et les tremblements apparaissent plus facilement.
L’alimentation et l’hydratation jouent donc un rôle important dans la pratique. Manger suffisamment avant une séance et ne pas être en dette d’énergie permet au corps de mieux soutenir l’effort.
Mais au-delà de l’aspect physique, le tremblement reste un message.
Il peut indiquer une limite, un seuil, un besoin d’ajuster. Il ne s’agit pas de le bloquer ni de le forcer, mais de l’écouter avec justesse.
Parfois, cela demande simplement de diminuer légèrement l’intensité de la posture. Parfois, de revenir à une forme plus accessible pour pouvoir rester stable, respirer, et ne pas entrer dans la contrainte.
La pratique du yoga ne consiste pas à tenir coûte que coûte, mais à trouver un équilibre entre engagement et respect du corps.
Le tremblement fait partie de ce chemin. Il n’est ni un problème ni un échec, mais une indication précieuse sur ce qui se passe à l’intérieur.

Namaste.

https://naturomshantiyoga.com/le-tremblement-dans-les-postures-de-yoga/

30/04/2026

✨ 4ème édition du Festival Yoga OM Shanti ✨
➡️ Rendez-vous du vendredi 26 au dimanche 28 juin 2026 au Le Chambon, Centre de Plein Air de la Charente !! 📆😜
Le Festival Yoga OM Shanti est ouvert à tous, débutants comme confirmés, mais aussi aux non-initiés soucieux de soutenir une noble cause : l'association Humanitaire Himalaya du Dr Jacques Vigne.
- - - - -
Pour en savoir plus ou réserver votre pass, rendez-vous sur le site : https://www.festivalyogaomshanti.fr/ dans l'onglet billetterie
- Sur la page facebook de l'évènement : https://fb.me/e/8RGkRaAYi
- Ou directement sur le lien suivant : https://www.helloasso.com/associations/hatha-yoga-detente/adhesions/festival-de-yoga-om-shanti-2026

Adresse

Angoulême
65240

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Natur'OM Shanti Yoga publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter La Pratique

Envoyer un message à Natur'OM Shanti Yoga:

Mis en avant

Partager