Sébastien Perron - Naturopathe

Sébastien Perron - Naturopathe Naturopathe - Méthode du Dr.Donatini

07/05/2026

La plus grosse erreur santé, ce n'est pas le sucre.

C'est de vouloir tout faire parfaitement.

Tu supprimes totalement le gluten. Tu fuis les pesticides. Tu traques les métaux lourds, le plastique, les ondes. Tu mets de la crème solaire dès que le soleil pointe. Tu refuses le resto, la soirée, le verre.

Tu crois te protéger. En réalité tu te désadaptes. L'environnement est pollué, oui. Mais tu peux pas le fuir. Tu peux adopter de bonnes habitudes sans tomber dans l'extrême et culpabiliser au moindre écart.

À force de fuir tout stress et tout toxique, ton corps n'apprend plus rien. Il ne se renforce pas, il s'atrophie. Ton système nerveux ne sait plus encaisser un imprévu. Au moindre dépassement, tout se dérègle.

Nassim Taleb a un mot pour ça : fragile.

Le fragile casse sous le stress. Le robuste encaisse. L'antifragile se renforce. C'est le poison qui fait la dose, et une petite dose de poison entraîne un stress hormétique, une adaptation, un renforcement. Le muscle se déchire pour grandir. L'os se densifie sous la charge. Les polyphénols irritent la cellule, qui répare et devient plus forte. Le froid, le jeûne court, le soleil dosé, l'effort, les microbes du quotidien, c'est ça qui te construit.

Le problème, c'est pas le stress. C'est sa disparition totale.

Et pendant que tu optimises chaque variable, tu t'isoles. Tu refuses la vie. Tu construis ta propre prison. Un auto-contrôle qui te rend docile. Tu finis par croire que le but de la vie, c'est d'être en bonne santé. Alors que la santé, c'est juste le moyen de vivre à fond.

Fais correctement 80% du temps sur quatre choses : ce que tu manges, ton sommeil, ton mouvement, tes vraies pauses. Lâche le reste. C'est du bruit.

Si ce Reel résonne, dis-moi ton ressenti en commentaire.

30/04/2026

La fatigue surrénalienne n'existe pas dans la littérature scientifique. Et pourtant, des milliers de patients sont fatigués en permanence. Voici ce qui se passe vraiment.

La glande surrénale n'est pas épuisée. Elle est même souvent hypertrophiée en phase précoce. Le problème est ailleurs : la signalisation de l'axe HPA est cassée, et les récepteurs aux glucocorticoïdes ne reçoivent plus correctement le message.

Trois mécanismes alimentent cette dysrégulation :

La dysbiose intestinale. Quand le microbiote est déséquilibré, le LPS bactérien passe en circulation. Les cytokines pro-inflammatoires activent l'axe en continu et désensibilisent les récepteurs immunitaires.
Les infections virales latentes (EBV, herpès, post-COVID). Inflammation chronique de bas grade qui maintient le système sous tension.
Le nerf vague. C'est lui qui freine l'axe HPA. Quand il est lésé par un virus ou par l'inflammation, le frein lâche. Chez le rat, sectionner le vague produit la même activation hormonale que le stress aigu (Keller et al, 2021).
Le paradoxe : selon le stade évolutif, le cortisol peut être élevé (phase précoce, hypercortisolisme) ou abaissé (phase tardive, ME/CFS, fibromyalgie, post-COVID). Dans les deux cas, la glande reste fonctionnelle. Le verrou est central et moléculaire, pas surrénalien.

L'hydrocortisone dans tout ça ?

Indispensable et vitale dans les vraies insuffisances surrénaliennes (Addison, post-chirurgie hypophysaire, sevrage cortico). Aucun débat.

Trop souvent prescrite hors indication en médecine fonctionnelle pour traiter une "fatigue surrénalienne" non documentée biologiquement. Dans ce cas, elle agit comme un anti-inflammatoire pharmacologique qui masque les symptômes, freine l'axe endogène et n'a aucun effet sur la dysbiose, le virus latent ou le tonus vagal. Un dopage, pas un soin.

Les vraies cibles : restaurer le microbiote. Traiter l'inflammation chronique. Réveiller le nerf vague.

L'article complet à venir sur notre skool Evoscience ;)

cortisol nerfvague axeHPA dysbiose MECFS postCOVID sciencedela

23/04/2026

L'objectif de ce Reel n'est pas de parler d'un cas isolé.
C'est de te faire comprendre un mécanisme physiopathologique que la médecine conventionnelle sous-estime encore.
Les infections virales chroniques à tropisme nerveux (HSV-1, HSV-2, VZV, EBV, SARS-CoV-2 etc) ne disparaissent jamais vraiment.
Ce type de virus alternent des cycles de latences et de réactivation notamment en cas de stress et à chaque baisse d'immunité.
Chaque réactivation laisse une trace. Une micro-inflammation. Une destruction silencieuse.
Avec le temps, cela se traduit par :

une hypomotilité intestinale et un SIBO qui récidive
de l'anxiété ou une dépression par atteinte du nerf vague
une fatigue chronique qu'aucun bilan n'explique
des symptômes de dysautonomie

Le message est simple : il faut une immunité innée performante pour enrayer un virus avant qu'il ne cause trop de dégâts.
C'est difficile, il existe des solutions (individualisées en consultation), elles ne sont pas parfaites. Mais elles permettent très souvent de récupérer une meilleure immunité, un meilleur contrôle des virus et in fine moins de destruction. Ne jamais tolérer un herpès récurrent. C'est un signe de faiblesse immunitaire qu'il faut tenter de corriger.

Le cas d'Estelle est un exemple parmi d'autres.
Mais le message est universel : quand un symptôme résiste, il faut remonter jusqu'à la cause.
Et la cause est presque toujours plus en amont qu'on ne le croit.

13/04/2026
01/04/2026

Le cancer du côlon ne touche plus que les 50 ans+

Pendant des décennies, c'était une maladie de l'âge. Ce paradigme s'effondre. Aujourd'hui, les cas explosent chez les moins de 50 ans, parfois dès la trentaine.

Ce n'est pas un hasard. C'est le résultat direct d'un microbiote chroniquement appauvri et inflammé.

Pourquoi ?

L'alimentation ultra-transformée, les charcuteries, l'alcool, les sodas et le tabac sélectionnent des bactéries pro-inflammatoires comme E. coli souche pks+, productrice de colibactine, une génotoxine qui induit des cassures double brin de l'ADN des cellules intestinales, et Fusobacterium nucleatum.

Un manque chronique de fibres prive les bactéries protectrices de leur carburant. Moins de butyrate produit, moins de protection anti-tumorale sur la muqueuse intestinale.

La parodontite est associée à un risque accru de cancer colorectal : F. nucleatum, bactérie anaérobie buccale, migre vers le côlon via le tube digestif ou la voie hématogène et y crée un microenvironnement immunosuppresseur favorable aux tumeurs.

Ce qui protège :

Les fibres nourrissent les bactéries productrices de butyrate, un acide gras à chaîne courte aux propriétés anti-tumorales démontrées : induction de l'apoptose, inhibition de la prolifération, renforcement de la barrière intestinale.

La vitamine D, à taux optimal, est associée à une réduction de 33% du risque colorectal selon une méta-analyse de 9 études prospectives (RR 0,67 ; IC 95% : 0,54 à 0,80).

Les polyphénols (curcuma, thé vert, baies) exercent un effet anti-inflammatoire et prébiotique sélectif : ils réduisent les bactéries pro-inflammatoires et augmentent la production de butyrate par les espèces protectrices.

Une hygiène bucco-dentaire rigoureuse empêche F. nucleatum de proliférer dans la cavité buccale et de coloniser le côlon. Idéalement la prévention doit être précoce pour éviter que cette bactérie ne rejoigne le colon (via déglutition et par voie sanguine)

Ces leviers sont accessibles dès aujourd'hui. La question est de savoir quand vous commencez.

Sources :
PMID 32106218
PMID 40335416
PMID 32850497
PMID 38509359
PMID 36397380
PMID 38844824
PMID 21876081
PMID 32905583
PMID 40192116

26/03/2026

TSH normale, T4 normale T3 normale… et pourtant : fatigue, frilosité, brouillard mental, prise de poids.
Les bilans classiques regardent surtout ce qu’il y a dans le sang, pas ce qui se passe dans tes cellules.
Or on sait que le LPS, une toxine issue d’un microbiote déséquilibré, peut :

perturber la conversion de T4 en T3 active

favoriser la reverse T3, une forme “bloquante”

s’inscrire dans les mêmes voies inflammatoires que celles impliquées dans le syndrome de basse T3

On peut donc supposer qu’une dysbiose chronique avec perméabilité intestinale entretient une résistance tissulaire à la T3, invisible sur un bilan standard mais bien réelle dans le vécu.

C'est bien pour cette raison que booster artificiellement une thyroide ne donne souvent que peu de résultat... il faut s'attaquer à la cause qui se trouve souvent dans vos intestins.

Si ces sujets t’intéressent, rejoins notre plateforme santé Evosphère !

18/03/2026

La dysbiose est un déséquilibre de la composition du microbiote intestinal. Les bactéries protectrices diminuent. Les bactéries opportunistes prolifèrent. Et parmi les formes les plus documentées de dysbiose, il y a le SIBO : une prolifération anormale de bactéries dans l'intestin grêle, un segment digestif qui devrait en contenir très peu. Parmi ces bactéries en excès : des gram-négatif comme les Escherichia coli, Klebsiella pneumoniae, Entérobactéries. Leur point commun : une paroi cellulaire riche en lipopolysaccharides, les LPS.

Chaque mort bactérienne libère des fragments de cette paroi dans la lumière intestinale. En concentration normale, ces LPS sont neutralisés. En excès chronique, ils saturent les mécanismes de défense locaux et dégradent les jonctions serrées de l'épithélium : zonuline, occludine, claudine-1. La barrière intestinale devient perméable.

Ce qu'on appelle l'intestin poreux n'est pas une métaphore. C'est une altération mesurable de la structure épithéliale qui permet aux LPS de franchir la muqueuse et d'atteindre la circulation sanguine.

Une fois en circulation, les LPS se fixent sur les récepteurs TLR-4 des cellules immunitaires. Ce contact active le facteur de transcription NF-κB, qui déclenche la production de cytokines pro-inflammatoires : TNF-α, IL-1β, IL-6. L'inflammation n'est pas localisée. Elle est systémique, diffuse, continue.

En parallèle, cette dysbiose persistante modifie l'éducation des lymphocytes au niveau intestinal. Elle favorise la polarisation vers les TH17 au détriment des Treg. Les TH17 sont des cellules mémoire à longue durée de vie, jusqu'à six mois. Une dysbiose qui dure reprogramme l'immunité en profondeur et augmente le risque de réactions auto-immunes par mimétisme moléculaire.

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11/03/2026

Les IPP ont été conçus pour des traitements courts. Quelques semaines, pas des années.
Prescrits au long cours, ils suppriment l'acide gastrique qui est une barrière naturelle indispensable. Bactéricide. Virucide. Essentielle à la digestion des protéines et à l'absorption des nutriments : B12, calcium, magnésium, zinc etc .
Sans elle l'environnement digestif se dégrade et la digestion est compromise. Et un SIBO déjà présent peut s'aggraver, s'installes et devenir très compliqué à prendre en charge.
C'est exactement ce qui s'était passé pour cette consultante de 38 ans. Diagnostiquée côlon irritable depuis des années. Sous IPP. Jamais vraiment soulagée.
Avant de prescrire, analyser le mode de vie aurait suffit à identifier les facteurs favorisants. Les horaires de repas, le grignotage, le type d’alimentation. Des éléments simples. Jamais explorés.

Les naturopathes se font régulièrement insulter publiquement de charlatans, alors même qu'ils sont souvent les seuls à prendre le temps de comprendre et d'expliquer les fondamentaux de l'hygiène de vie. Des basiques qui peuvent paraître simples mais qui peuvent pourtant être extrêmement efficaces lorsqu'ils sont débutés très tôt.

04/03/2026

Ce reel ne cherche pas à faire peur.
Il cherche à faire prendre conscience.
Les dents dévitalisées ne sont pas anodines. Elles peuvent abriter des foyers infectieux silencieux, invisibles à la radio standard, et entretenir une inflammation chronique de bas grade pendant des années — sans aucun symptôme apparent.

Si vous avez des dents dévitalisées, la première étape est simple : demandez un cone beam. C'est une imagerie 3D qui permet de détecter ce qu'une radio classique ne voit pas.
Ce que la recherche nous apprend aujourd'hui, c'est qu'un microbiote buccal agressif causant parodontites, gingivites, caries chroniques est associé à de nombreuses pathologies : maladies cardiovasculaires, cancers, maladies auto-immunes, et maladies neurodégénératives. La bouche n'est pas un compartiment isolé. Ce qui s'y passe influence l'ensemble de l'organisme.

Et dans le cas des maladies neurodégénératives en particulier, lorsque les premiers symptômes apparaissent, une partie des dégâts neurologiques est déjà irréversible. Les signaux précurseurs peuvent s'installer dix à vingt ans avant le diagnostic.

La prévention, c'est maintenant. Et elle passe par un microbiote riche, diversifié, qui préserve l'intégrité de la muqueuse intestinale — et protège ainsi le nerf vague qu'elle recouvre.
C'est pourquoi, dans nos accompagnements, l'un des premiers axes de travail est de restaurer un microbiote buccal sain et protecteur — notamment sa capacité à produire du monoxyde d'azote (NO), essentiel à la santé vasculaire et neurologique.

👩‍⚕️ Pour les thérapeutes : notre dernière formation vous apprend à évaluer les microbiotes buccaux à risque et à détecter les signaux précoces de neurodégénérescence — pour donner les meilleurs conseils aux personnes que vous accompagnez.

📖 J'ai également publié un article sur notre plateforme Evosphère sur ce sujet : Inflammation buccale, calprotectine salivaire et PKM2 comme nouveaux marqueurs diagnostiques. Lien en bio.

19/02/2026

Le HPV touche 8 personnes sur 10 au cours de leur vie. Dans 90% des cas, le système immunitaire l'élimine naturellement en 2 ans. Mais pour les 10% restants, l'infection persiste… et les risques de cancers génitaux (col, a**s) et ORL (gorge, amygdales) augmentent.

Pourquoi ton immunité est ta meilleure arme

Face au HPV tout se joue au niveau des défenses immunitaires : lymphocytes T, cellules NK (Natural Killer), macrophages… Si le système immunitaire est au top, il neutralise le virus avant qu'il ne s'installe ou il l'élimine rapidement. C'est pour ça que stimuler l'immunité devient prioritaire en cas d'infection persistante.

Vitamine D : l'alliée méconnue

Plusieurs études montrent qu'un bon statut en vitamine D favorise la clairance du HPV et la régression des lésions cervicales (CIN1). La vitamine D active les cellules immunitaires (macrophages, lymphocytes T, cellules dendritiques) et régule la production de cytokines anti-inflammatoires.

Sélénium : antioxydant protecteur

Le sélénium réduit le stress oxydatif, un facteur aggravant dans les infections HPV persistantes. Des essais cliniques montrent qu'une supplémentation en sélénium améliore la régression des tissus cervicaux chez les patientes avec dysplasie. Il protège les cellules des dommages oxydatifs causés par le virus.

Mycothérapie : pourquoi les champignons fonctionnent

Les champignons médicinaux (shiitaké, coriolus reishi etc) contiennent des β-glucanes et polysaccharides qui agissent comme des immunomodulateurs puissants. Leur secret ? Ils se lient aux récepteurs des cellules immunitaires (dectin-1, TLR, CR3) et activent directement les macrophages, cellules NK, lymphocytes T et B. Résultat : production de cytokines antivirales (IFN-γ, TNF-α, IL-2), activation de l'immunité adaptative, et élimination des cellules infectées. C'est ce qu'on appelle l'immunité entraînée : tu prépares ton système immunitaire à réagir plus vite et plus fort face aux infections virales.

L'AHCC (extrait de mycélium de shiitaké) a montré dans un essai de phase II des résultats prometteurs : 58,8% de clairance HPV après 6 mois de supplémentation.

Sources 👇

04/02/2026

Ballonnements chroniques + troubles thyroïdiens ne sont pas toujours deux problèmes séparés.

La physiologie digestive est fortement dépendante des hormones thyroïdiennes, en particulier de la triiodothyronine (T3). Une diminution de la motilité de l’intestin grêle favorise la stagnation du bol alimentaire et crée un environnement propice à la prolifération bactérienne dans l’intestin grêle (SIBO).

Ce lien est aujourd’hui reconnu dans la littérature et par plusieurs sociétés savantes, dont l’American Thyroid Association et la World Gastroenterology Organisation.

Mais un point est souvent sous-estimé :

le SIBO n’est pas seulement une conséquence possible de l’hypothyroïdie, il peut aussi participer activement à l’aggravation de l’auto-immunité thyroïdienne.

Plusieurs mécanismes sont impliqués en parallèle :

• augmentation de la perméabilité intestinale, avec passage de lipopolysaccharides bactériens et activation de l’immunité innée
• activation des récepteurs Toll-like et production de cytokines pro-inflammatoires systémiques
• phénomènes de mimétisme moléculaire entre certains antigènes bactériens et des structures thyroïdiennes

Dans les profils de thyroïdite de Hashimoto, l’axe intestin – immunité – thyroïde semble donc jouer un rôle central dans l’évolution de la maladie.

Autre point clinique important :

chez les personnes présentant un SIBO, l’absorption intestinale des hormones thyroïdiennes peut être altérée, et l’inflammation chronique de bas grade peut perturber la conversion périphérique de la T4 en T3.
Cela peut expliquer pourquoi certains patients restent symptomatiques malgré un traitement substitutif bien conduit sur le papier.

Enfin, la restriction calorique non intentionnelle (fréquente chez les personnes souffrant de troubles digestifs chroniques) est un facteur supplémentaire de baisse de la conversion T4 → T3, via une diminution de l’activité des désiodinases.

Autrement dit :
traiter uniquement la thyroïde sans s’intéresser au terrain digestif expose à des rechutes, des adaptations de traitement répétées et à une persistance des symptômes.

Il faut agir sur tout les axes : SIBO, traitement thyroidien bien conduit (Thyroxine en goutte

Adresse

Saint-Rémy-de-Provence

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