06/02/2026
Brève de séance
Inès a 10 ans.
Et une colère qui déborde.
À la maison.
À l’école.
Pour un rien, elle se bat.
La première séance apaise.
Le calme revient doucement.
Même sa maîtresse le remarque.
À la seconde séance, la colère parle.
Elle cache un chagrin ancien :
la mort de son grand-père.
Et une culpabilité portée en silence.
Elle cache aussi une injustice :
celle d’une enfant prise dans la colère d’un adulte,
lors de la séparation de ses parents.
La colère n’était pas le problème.
C’était une protection.
Quand l’émotion est enfin entendue,
l’enfant n’a plus besoin de se battre pour exister.
ce qui déborde aujourd'hui a souvent manqué d'espace hier
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