19/01/2026
🌱 1. Imbolc, le seuil sacré du renouveau
Imbolc est une fête discrète.
Elle ne célèbre pas encore le printemps, elle l’annonce.
Autour du 1er février, alors que l’hiver tient toujours la terre sous son souffle froid, quelque chose a déjà changé.
La neige recouvre les champs comme un long manteau blanc, semblable à celui de la Déesse, protégeant l’herbe qui, en secret, recommence à respirer. Sous la surface, la vie se souvient de la lumière.
Le nom d’Imbolc viendrait de l’ancien irlandais i mbolg,
« dans le ventre ».
Tout est encore invisible, silencieux, enfoui…
et pourtant, les graines s’éveillent, les crocus pointent timidement, les fleurs se préparent à naître.
Imbolc est liée au retour progressif du soleil,
au lait des brebis, nourriture sacrée et promesse de fertilité,
aux feux que l’on rallume,
à la purification des lieux, du corps et du foyer.
C’est un temps de gestation, de féminin profond.
Un moment pour nettoyer, ralentir, préparer.
Pour écouter ce qui cherche à naître, sans le forcer.
Dans les traditions anciennes, on bénissait la maison, la terre et le vivant.
On honorait la flamme qui protège, éclaire et transforme,
celle qui veille quand tout semble encore endormi.
Imbolc nous murmure ceci :
ce n’est pas parce que rien ne paraît bouger
que rien ne se transforme.
Et à ce seuil fragile et puissant à la fois,
dans la douceur renaissante et la lumière retrouvée,
la présence de Brigid commence à se manifester.
🔥 La flamme se rallume…
à suivre.
Texte Jérôme
Les mists-terre d'Avalon©
✨🕯️✨