Cabinet de Kinésithérapie

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10/03/2026
06/03/2026
La motricité fine – de quoi s’agit-il vraiment et comment la soutenir au quotidienQu’est-ce que la motricité fineLa motr...
25/02/2026

La motricité fine – de quoi s’agit-il vraiment et comment la soutenir au quotidien

Qu’est-ce que la motricité fine

La motricité fine correspond à tous les mouvements précis des mains et des doigts qui permettent à l’enfant d’attraper, lâcher, manipuler des objets, puis plus t**d de dessiner ou d’écrire.
Elle est étroitement et indissociablement liée à la coordination œil–main, indispensable pour ajuster le geste à ce que l’enfant voit, viser, anticiper et gagner en précision. Sans cette coordination visuelle, la main peut être mobile et forte, mais peu efficace.
Il ne s’agit pas uniquement des mains : elles fonctionnent bien lorsque le corps est stable et que le système nerveux mûrit à son rythme. Avant de pouvoir utiliser ses doigts avec précision, l’enfant doit d’abord sentir et maîtriser son corps dans son ensemble.

Comment se développe la motricité fine

La motricité fine se développe avant tout naturellement, par le jeu et les expériences du quotidien, et non à travers des exercices formels à table :
• chez le nourrisson : attraper les doigts, les jouets, porter les mains à la bouche, explorer différentes textures
• vers 6–12 mois : passer les objets d’une main à l’autre, mettre et retirer, premiers gestes plus précis
• chez le jeune enfant : jeux de construction, tri, manger à la cuillère, modeler, ouvrir et fermer
• chez l’enfant plus grand : dessiner, découper, boutonner, jeux de manipulation

Les gestes simples du quotidien, associés à ce que l’enfant voit et explore, sont souvent les meilleurs supports pour développer à la fois la main et l’œil.

Quelques faits importants à connaître
• La motricité fine participe au développement de l’attention, de la concentration et des apprentissages.
• Les enfants qui manipulent, construisent, dessinent et explorent avec leurs mains développent souvent une meilleure coordination œil–main, essentielle pour l’écriture.
• La motricité fine commence très tôt : le nouveau-né l’exerce déjà en attrapant un doigt.
• Lorsque les difficultés apparaissent, le problème ne vient pas toujours des mains, mais souvent du tonus, de la posture, du ressenti corporel ou de la coordination visuelle.
• Chaque enfant évolue à son propre rythme ; les comparaisons sont rarement utiles.

À quoi être attentif

Il est utile d’observer si l’enfant :
• utilise volontiers ses mains pour jouer,
• sait attraper mais aussi lâcher les objets,
• ajuste son geste en fonction de ce qu’il voit,
• a des mouvements fluides, sans raideur excessive,
• n’évite pas les jeux manuels.

Un corps trop tendu ou au contraire trop relâché, ou une difficulté à coordonner la vision et le geste, peuvent rendre la manipulation plus difficile.

La motricité fine ne se développe pas isolément.
Elle repose sur la stabilité du corps, le ressenti sensoriel et la coordination œil–main.
Avant de chercher la précision des doigts, il est essentiel de respecter ces fondations.

Main de bénédiction – de quoi s’agit-il et que signifie-t-elle ?La main de bénédiction (ang. hand of benediction) est un...
08/02/2026

Main de bénédiction – de quoi s’agit-il et que signifie-t-elle ?

La main de bénédiction (ang. hand of benediction) est un signe neurologique caractéristique observé en cas d’atteinte du nerf médian.
Elle est surtout visible lors de la tentative de fermer la main en poing : l’index et le majeur ne se fléchissent pas, tandis que l’annulaire et l’auriculaire peuvent se plier. La main prend alors une position rappelant le geste de bénédiction représenté dans l’iconographie religieuse.

Ce signe n’est pas visible au repos ; il apparaît uniquement lors d’un mouvement volontaire, ce qui est un élément important pour le diagnostic.
La main de bénédiction n’est pas une maladie, mais le symptôme d’une atteinte nerveuse à un certain niveau.

Mécanisme neurologique

Le nerf médian innerve notamment les muscles responsables :
• de la flexion de l’index et du majeur,
• de la flexion longue du pouce,
• de la préhension fine et de l’opposition du pouce.

En cas d’atteinte proximale (au niveau du coude ou de l’avant-bras), ces muscles ne fonctionnent plus correctement, ce qui empêche la fermeture complète du poing.
C’est pourquoi ce signe n’est pas typique du syndrome du canal carpien, qui correspond à une atteinte plus distale du nerf médian.

Causes

Les causes les plus fréquentes d’une atteinte du nerf médian pouvant entraîner une main de bénédiction sont :
• les traumatismes de l’avant-bras ou du coude (fractures, plaies),
• une compression prolongée du nerf (hématome, œdème, cicatrices post-traumatiques ou postopératoires),
• les complications après une chirurgie du membre supérieur,
• les syndromes compressifs du nerf médian (par exemple le syndrome du pronateur),
• les neuropathies inflammatoires ou métaboliques,
• les lésions iatrogènes, c’est-à-dire des atteintes survenues au cours d’un traitement ou d’un acte médical (chirurgie, injections, immobilisation), qui ne constituent pas une maladie en soi et n’impliquent pas nécessairement une erreur médicale.

Point clinique important : la main de bénédiction est principalement liée à des atteintes proximales du nerf médian, et non au canal carpien classique.

Symptômes cliniques

En plus de la position caractéristique des doigts, on peut observer :
• une difficulté à fléchir le pouce, l’index et le majeur,
• une diminution de la préhension fine (écriture, boutons),
• des troubles de l’opposition du pouce,
• une amyotrophie de l’éminence thénar en cas d’atteinte prolongée,
• des troubles sensitifs dans le territoire du nerf médian,
• des paresthésies, des douleurs neuropathiques ou une sensation de « décharge électrique ».

En cas d’atteinte isolée du nerf interosseux antérieur, il n’existe pas de trouble sensitif, ce qui constitue un élément diagnostique important.

Diagnostic

Le diagnostic repose sur :
• l’examen clinique et fonctionnel de la main,
• l’examen neurologique,
• les examens électrophysiologiques (EMG, ENG),
• dans certains cas, une échographie nerveuse ou une IRM.

L’identification précise du niveau de l’atteinte nerveuse est essentielle pour le pronostic et la prise en charge.

Rééducation

La rééducation joue un rôle fondamental et doit être individualisée en fonction de la cause et du niveau de l’atteinte.

Elle comprend le plus souvent :
• la thérapie manuelle et le travail des tissus mous,
• les neuromobilisations du nerf médian,
• des exercices actifs, aidés et contre résistance des doigts et du pouce,
• la rééducation de la préhension et des fonctions de la main,
• le travail sensitif et de la coordination,
• l’éducation du patient (ergonomie, protection nerveuse).

Dans les formes sévères, une collaboration étroite avec le médecin est nécessaire (traitement médicamenteux ou chirurgical).

Plus la rééducation est débutée précocement, plus les chances de récupération fonctionnelle sont élevées et le risque d’amyotrophie limité.

Quelques points cliniques intéressants
• Le terme « main de bénédiction » est utilisé en neurologie depuis des siècles.
• Le signe apparaît uniquement lors d’un mouvement volontaire, pas au repos.
• Il se distingue de la « main en griffe », typique de l’atteinte du nerf ulnaire.
• Grâce à la plasticité du système nerveux, une amélioration fonctionnelle est possible, même après un certain délai.

Quaid consulter un spécialiste ?

Une consultation médicale et de kinésithérapie est recommandée en cas de :
• faiblesse soudaine des doigts ou de la main,
• perte de précision des mouvements,
• fonte musculaire de la main,
• douleur ou engourdissement après un traumatisme,
• absence d’amélioration avec le temps.

Un diagnostic précoce et une prise en charge adaptée améliorent nettement le pronostic.

Main en griffe – de quoi s’agit-il et que signifie-t-elle ?La main en griffe est un signe neurologique caractéristique, ...
05/02/2026

Main en griffe – de quoi s’agit-il et que signifie-t-elle ?

La main en griffe est un signe neurologique caractéristique, le plus souvent lié à une atteinte du nerf ulnaire, plus rarement à des atteintes sévères du nerf médian ou à des neuropathies mixtes.
Elle se caractérise par une hyperextension des articulations métacarpo-phalangiennes (MCP) associée à une flexion des articulations interphalangiennes (PIP et DIP), touchant principalement l’annulaire et l’auriculaire.

Dans les formes avancées, la déformation est visible au repos, et non uniquement lors du mouvement.

La main en griffe n’est pas une maladie, mais le signe d’une atteinte nerveuse ou d’un déséquilibre musculaire au niveau de la main.

Mécanisme neurologique

Le nerf ulnaire innerve notamment :
• les muscles interosseux de la main,
• les muscles lombricaux des 4ᵉ et 5ᵉ doigts,
• une partie des muscles de l’éminence hypothénar.

Ces muscles sont responsables :
• de la flexion des doigts au niveau des articulations MCP,
• de l’extension des doigts au niveau des articulations interphalangiennes,
• de la précision et de la stabilité de la prise.

En cas de paralysie de ces muscles, il apparaît une prédominance des extenseurs des MCP et des fléchisseurs des phalanges, conduisant à l’aspect typique de « griffe ».

Causes

Les causes les plus fréquentes de la main en griffe sont :
• une atteinte du nerf ulnaire au niveau du coude (gouttière ulnaire),
• une compression prolongée du nerf (appui répété sur le coude, immobilisation),
• des traumatismes ou fractures de l’humérus, de l’ulna ou du poignet,
• des complications postopératoires,
• des syndromes canalaires (par exemple le syndrome du canal de Guyon),
• des neuropathies inflammatoires ou métaboliques (comme le diabète),
• des lésions iatrogènes, c’est-à-dire des atteintes survenues lors d’un traitement médical (chirurgie, injections, immobilisation prolongée), sans qu’il s’agisse nécessairement d’une erreur médicale.

Point clinique important : plus l’atteinte du nerf ulnaire est distale, plus la déformation peut être marquée (paradoxe ulnaire).

Symptômes cliniques

Outre la déformation visible des doigts, on peut observer :
• une diminution de la force et de la qualité de la préhension,
• une difficulté à rapprocher ou écarter les doigts,
• une chute fréquente des objets,
• une amyotrophie des muscles interosseux (creusement visible entre les métacarpiens),
• des troubles sensitifs de l’auriculaire et de la moitié de l’annulaire,
• des paresthésies et parfois des douleurs neuropathiques.

Dans les formes avancées, la main perd progressivement ses capacités de précision.

Rééducation

La rééducation est essentielle et doit être débutée le plus précocement possible.

Elle comprend généralement :
• la thérapie manuelle et le travail des tissus mous,
• les neuromobilisations du nerf ulnaire,
• le renforcement des muscles interosseux et lombricaux,
• la rééducation de la préhension et du contrôle des doigts,
• le travail sensitif et de la coordination,
• l’utilisation d’orthèses pour limiter l’aggravation de la déformation,
• l’éducation du patient (ergonomie, prévention des compressions nerveuses).

Dans les formes sévères, une collaboration étroite avec le médecin est nécessaire (traitement médicamenteux ou chirurgical).

Points cliniques et curiosités
• La main en griffe peut être partielle (touchant surtout les 4ᵉ et 5ᵉ doigts) ou complète.
• Le paradoxe ulnaire explique pourquoi une atteinte distale est souvent plus déformante qu’une atteinte proximale.
• Elle se distingue clairement de la main de bénédiction, liée à une atteinte du nerf médian.
• Une prise en charge précoce permet souvent de limiter la fixation de la déformation.
• L’amyotrophie des interosseux est un signe clinique particulièrement évocateur.

Quand consulter un spécialiste ?

Une consultation médicale et de kinésithérapie est recommandée en cas de :
• apparition d’une position anormale des doigts,
• perte de force ou de précision de la main,
• engourdissement de l’auriculaire et de l’annulaire,
• aggravation après un traumatisme ou une intervention chirurgicale,
• évolution progressive de la déformation.

Un diagnostic précoce et une rééducation adaptée améliorent nettement le pronostic fonctionnel.

Des endoprothèses dont on parle peu .Curiosités médicales pour les esprits curieux – le regard d’une kinésithérapeuteLor...
04/02/2026

Des endoprothèses dont on parle peu .

Curiosités médicales pour les esprits curieux – le regard d’une kinésithérapeute

Lorsqu’on pense aux prothèses articulaires, on imagine presque toujours la hanche ou le genou. Pourtant, la médecine moderne sait faire bien plus. Il existe des endoprothèses si atypiques que même de nombreux patients – et parfois des professionnels de santé hors spécialité – n’en ont jamais entendu parler.
Non pas parce qu’elles sont expérimentales, mais parce qu’elles sont utilisées rarement, avec beaucoup de prudence, et uniquement dans des situations très précises.

Pourquoi ? Parce que plus une articulation est petite, complexe et fine sur le plan biomécanique, plus il est difficile de « tricher » avec le corps.

L’articulation qui bouge quand vous parlez : la prothèse de l’articulation temporo-mandibulaire

Oui, elle existe. Il est possible de poser une prothèse de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM), celle qui intervient lorsque l’on parle, mâche, bâille ou déglutit.

C’est une articulation très particulière :
• elle fonctionne toujours en binôme (droite et gauche ensemble),
• elle combine des mouvements de rotation et de glissement,
• elle réagit fortement au stress, aux émotions et au tonus musculaire.

La prothèse de l’ATM est une solution extrême, réservée à des destructions sévères ou à des ankyloses importantes. Et point essentiel :
l’implant ne suffit pas si le patient continue à serrer les dents ou à présenter des tensions musculaires non contrôlées.

Fait étonnant :
c’est l’une des rares articulations où des habitudes psycho-motrices (bruxisme, crispation) peuvent compromettre le résultat, même avec une prothèse parfaitement posée.

La cheville : petite articulation, grandes exigences

La prothèse de cheville existe, mais elle reste bien moins fréquente que l’arthrodèse (blocage de l’articulation).

Pourquoi ?
• la cheville supporte des charges très élevées,
• sa surface articulaire est réduite,
• elle tolère très mal les défauts d’axe et les troubles de la marche.

En pratique, une prothèse de cheville peut très bien fonctionner… à condition que tout le reste coopère : le pied, le mollet, la hanche et surtout la façon de marcher. Une seule mauvaise compensation peut ruiner le bénéfice chirurgical.

Fait étonnant :
dans cette prothèse, la qualité de la marche est souvent plus déterminante que l’implant lui-même.

Le poignet : une prothèse qui doit rester… modeste

La prothèse du poignet paraît logique, mais elle reste rare. Le poignet n’est pas une seule articulation, c’est un mécanisme complexe de petits os et de micro-mouvements.

Les prothèses de poignet :
• supportent mal les charges importantes,
• exigent une excellente maîtrise du mouvement,
• sont parfois moins fonctionnelles qu’une arthrodèse bien tolérée.

Fait étonnant :
chez certains patients, moins de mobilité permet plus de fonction qu’une mobilité instable avec prothèse.

Le coude : une prothèse avec des règles strictes

La prothèse de coude existe, mais avec une contrainte majeure :
après l’intervention, le port de charges lourdes est définitivement limité.

C’est une prothèse qui redonne du mouvement et diminue la douleur, mais qui impose d’apprendre à vivre avec des limites claires.

Fait étonnant :
elle fonctionne le mieux chez les personnes capables d’accepter ces restrictions au quotidien.

Mini-prothèses des doigts et matériaux « high-tech »

Peu de gens savent qu’il existe des mini-prothèses pour les doigts et les petits articulations de la main. Certaines sont fabriquées en pyrocarbone, un matériau aux propriétés proches de l’os humain, utilisé aussi en aéronautique et en chirurgie cardiaque.

Ces implants sont extrêmement précis, mais :
• ils ne tolèrent pas les erreurs,
• ils exigent une rééducation très fine,
• ils concernent une population très ciblée.

Fait étonnant :
ce sont parmi les plus petites endoprothèses au monde… et parmi les plus exigeantes.

Les disques intervertébraux artificiels : une « prothèse » pas comme les autres

Oui, le rachis peut aussi être « remplacé ». Les disques artificiels sont cependant posés de façon très sélective, car la colonne vertébrale fonctionne comme un ensemble.

Dans ce cas :
• l’implant ne corrige pas les mauvaises habitudes,
• un mauvais contrôle du mouvement surcharge rapidement les étages voisins,
• la rééducation conditionne totalement le résultat.

Fait étonnant :
ici, le cerveau et le contrôle moteur comptent plus que le disque lui-même.

Pourquoi parle-t-on si peu de ces prothèses ?

Parce qu’elles ont toutes un point commun :
• elles sont très sensibles à la manière dont on les utilise,
• elles nécessitent un patient acteur et conscient,
• sans rééducation adaptée, elles perdent leur intérêt.

Contrairement à la hanche ou au genou, elles ne remplacent pas réellement l’articulation :
elles offrent simplement une nouvelle chance au corps.

Dans ces endoprothèses rares, ce n’est pas la technologie qui échoue le plus souvent.
Ce sont les habitudes, les tensions et le manque de contrôle du mouvement.

Du point de vue de la kinésithérapie, la vraie question n’est donc pas :
« Peut-on remplacer cette articulation ? »
mais plutôt :
« La personne est-elle prête à apprendre à l’utiliser autrement ? »

Syndrome du canal de Guyon – qu’est-ce que cela signifie vraiment ?Le syndrome du canal de Guyon correspond à une situat...
01/02/2026

Syndrome du canal de Guyon – qu’est-ce que cela signifie vraiment ?

Le syndrome du canal de Guyon correspond à une situation où le nerf ulnaire est comprimé au niveau du poignet.
Ce nerf est notamment responsable de la sensibilité du petit doigt et d’une partie de l’annulaire, ainsi que de la précision des mouvements de la main.

Lorsque l’espace devient trop étroit à cet endroit, le nerf commence à « protester ».

Ce n’est pas une pathologie rare, mais elle est très souvent confondue avec le syndrome du canal carpien, alors qu’il s’agit de deux nerfs et de deux problèmes différents.

Où se situe exactement le problème ?

Le canal de Guyon est un petit passage situé sur le côté ulnaire du poignet, c’est-à-dire du côté du petit doigt.
C’est par là que passe le nerf ulnaire.

S’il est comprimé :
• de façon prolongée,
• répétée,
• ou progressivement,

des symptômes apparaissent.

Pourquoi cette compression apparaît-elle ?

Les causes sont souvent très « quotidiennes » :
• appui prolongé sur le poignet (bureau, souris, volant),
• pratique du vélo – d’où le nom courant de « paralysie du cycliste »,
• traumatisme ancien du poignet,
• présence d’un ganglion (petite masse parfois invisible),
• cicatrices après une intervention chirurgicale,
• micro-traumatismes et surmenage.

Il n’y a pas toujours un événement précis : les symptômes peuvent s’installer progressivement.

Quels sont les symptômes possibles ?

Les patients décrivent souvent :
• « mon petit doigt s’endort »,
• « j’ai des fourmillements dans l’annulaire »,
• « ma main est plus faible »,
• « j’ai du mal à tenir les petits objets ».

Ce qui est typique :
• les symptômes ne réveillent généralement pas la nuit,
• la sensibilité est perturbée uniquement sur la face palmaire,
• il peut y avoir une difficulté à écarter ou rapprocher les doigts,
• à un stade avancé, on peut observer une fonte musculaire de la main.

Si la compression persiste, une main en griffe des 4ᵉ et 5ᵉ doigts peut apparaître.

Pourquoi ce n’est souvent pas un canal carpien ?

Dans le canal carpien :
• c’est le nerf médian qui est comprimé,
• les troubles concernent le pouce, l’index et le majeur,
• les douleurs sont souvent nocturnes.

Dans le canal de Guyon :
• c’est le nerf ulnaire,
• les troubles concernent le petit doigt et l’annulaire,
• les symptômes nocturnes sont rares.

Faire la différence est essentiel, car la prise en charge n’est pas la même.

En quoi consiste la rééducation ?

Bonne nouvelle : dans de nombreux cas, une chirurgie n’est pas nécessaire.

La rééducation vise à :
• diminuer la compression du nerf,
• améliorer sa mobilité,
• redonner force et précision à la main.

Elle comprend généralement :
• une thérapie manuelle douce,
• des neuromobilisations du nerf ulnaire,
• des exercices de contrôle et de précision,
• des conseils pour protéger le poignet au quotidien,
• parfois une adaptation du poste de travail ou de l’activité sportive.

Plus la prise en charge est précoce, meilleures sont les chances de récupération.

Quand consulter ?

Il est conseillé de consulter si :
• les fourmillements durent depuis plusieurs semaines,
• la main devient clairement plus faible,
• les doigts commencent à se positionner différemment,
• les symptômes apparaissent après un traumatisme ou une opération,
• un traitement « comme pour un canal carpien » ne fonctionne pas.

Le syndrome du canal de Guyon n’est ni imaginaire ni banal.
C’est un signal que la main a besoin d’attention.

Lorsqu’il est bien identifié et pris en charge à temps, il peut évoluer très favorablement, avant que des atteintes durables n’apparaissent.

Épine calcanéenneLépine calcanéenne est l’un des diagnostics les plus fréquents chez les personnes qui consultent pour u...
29/01/2026

Épine calcanéenne

Lépine calcanéenne est l’un des diagnostics les plus fréquents chez les personnes qui consultent pour une douleur au talon. En pratique clinique, le problème est rarement l’« épine » elle-même, c’est-à-dire l’excroissance osseuse visible à la radiographie. Le plus souvent, la douleur provient d’un fascia plantaire surmené et irrité ainsi que des tissus mous autour du calcanéum. L’épine est généralement la conséquence d’un surmenage chronique, et non la cause directe de la douleur.

Quest-ce qu’une épine calcanéenne ?

Il s’agit d’une excroissance osseuse qui se forme sur la face inférieure du calcanéum, au niveau de l’insertion du fascia plantaire. Elle apparaît à la suite de :
• tractions répétées sur les tissus,
• micro-traumatismes,
• contraintes mécaniques prolongées et inadaptées.

À retenir :
• de nombreuses personnes présentent une épine à l’imagerie sans aucune douleur ;
• d’autres souffrent intensément malgré des signes radiologiques minimes.

C’est pourquoi, en kinésithérapie, on parle surtout de syndrome de surcharge du fascia plantaire, plutôt que d’« épine douloureuse ».

Causes – pourquoi le talon devient douloureux ?

Il s’agit le plus souvent d’une combinaison de facteurs :
• station debout prolongée ou marche sur sol dur,
• augmentation brutale de l’activité (reprise de la course, longues marches),
• chaussures inadaptées ou usées,
• surpoids,
• manque de souplesse du mollet et du tendon d’Achille,
• faiblesse des muscles du pied,
• troubles biomécaniques (par exemple pronation excessive).

Beaucoup de patients sont surpris d’apprendre que la douleur du talon peut avoir son origine plus haut, au niveau du mollet, du genou, de la hanche, voire du bassin.

Symptômes caractéristiques

Les patients décrivent le plus souvent :
• une douleur vive aux premiers pas le matin,
• une sensation de piqûre ou de brûlure sous le talon,
• une amélioration transitoire après quelques pas,
• une réapparition de la douleur après une station debout ou une marche prolongée,
• une sensibilité marquée à la pression locale.

Diagnostic – ce qui compte vraiment

La radiographie peut montrer une épine, mais elle n’explique pas la douleur. Les éléments essentiels sont :
• un interrogatoire précis,
• l’analyse de la marche et des appuis,
• l’évaluation des tensions du mollet, du tendon d’Achille et du fascia plantaire,
• une vision globale de tout le membre inférieur.

L’échographie peut être utile pour apprécier l’état des tissus mous.

La kinésithérapie, pilier du traitement

Les meilleurs résultats sont obtenus avec un traitement ciblant la cause :
• thérapie manuelle des tissus mous du pied et du mollet,
• travail spécifique sur le fascia plantaire et les fascias,
• amélioration de la mobilité de la cheville,
• exercices de renforcement et de stabilisation du pied,
• correction du schéma de marche.

Exercices à domicile

Des exercices simples, réguliers et bien expliqués sont essentiels. L’objectif n’est pas la performance, mais la constance et la qualité du mouvement.

Semelles orthopédiques – aide réelle ou fausse solution ?

Les semelles ne traitent pas la cause, mais elles peuvent être un soutien précieux pendant la rééducation.

Quand les semelles sont utiles :
• en cas de troubles biomécaniques marqués,
• chez les personnes restant longtemps debout ou marchant beaucoup,
• en phase douloureuse aiguë,
• en complément de la rééducation, jamais à la place.

Leur rôle :
• diminuer la contrainte sur l’insertion du fascia plantaire,
• améliorer la répartition des pressions sous le pied,
• soutenir la voûte plantaire sans rigidifier le pied,
• réduire les tensions transmises au talon.

Les semelles standards peuvent apporter un soulagement temporaire. Les semelles sur mesure doivent toujours être prescrites après un examen clinique et une analyse de la marche, car une semelle mal adaptée peut aggraver les symptômes ou déplacer le problème vers le genou, la hanche ou le dos.

En pratique, les meilleurs résultats sont obtenus avec :
kinésithérapie + exercices + soutien temporaire par semelles si nécessaire.

Le chaussage – un élément souvent sous-estimé

Même la meilleure rééducation sera inefficace si le pied est sollicité toute la journée dans de mauvaises chaussures.

Caractéristiques recommandées :
• bonne amorti au talon,
• talon légèrement surélevé par rapport à l’avant-pied,
• contrefort stable,
• semelle souple mais pas trop fine,
• espace suffisant pour les orteils.

À éviter :
• chaussures très plates et rigides,
• semelles fines sans amorti,
• chaussures de sport usées,
• marche pieds nus ou en chaussons très fins en phase douloureuse.

Beaucoup de patients décrivent une douleur plus marquée à domicile, précisément à cause d’un chaussage inadapté.

Physiothérapie instrumentale

Les ondes de choc, le laser ou le teckar
peuvent :
• diminuer la douleur,
• soutenir le processus de réparation,

Infiltrations et chirurgie

Les infiltrations peuvent soulager temporairement, mais elles ne corrigent pas la surcharge mécanique. La chirurgie reste exceptionnelle et concerne une minorité de patients.

L’épine calcanéenne n’est pas une fatalité. Dans la majorité des cas, une prise en charge conservatrice bien conduite permet :
• de réduire la douleur,
• d’améliorer le confort à la marche,
• de reprendre ses activités sans traitement invasif.

Une kinésithérapie globale, progressive et adaptée permet de restaurer un fonctionnement plus harmonieux du pied et de l’ensemble du membre inférieur.

Reflux ou difficulté à avaler ?Comment comprendre ce qui se passe vraiment chez mon bébéDe nombreux parents entendent tr...
25/01/2026

Reflux ou difficulté à avaler ?

Comment comprendre ce qui se passe vraiment chez mon bébé

De nombreux parents entendent très vite un mot : reflux.
Parce que le bébé régurgite. Parce qu’il pleure. Parce qu’il se cambre pendant la tétée.

Mais la réalité est la suivante : tous les problèmes d’alimentation ne sont pas un reflux.
Parfois, la difficulté apparaît plus tôt, avant même que le lait n’arrive dans l’estomac.

Prenons le temps de faire la différence, calmement.

Qu’est-ce que le reflux, simplement ?

Le reflux signifie que :
• le lait remonte de l’estomac vers le haut,
• cela se produit après la tétée,
• parce que le système digestif du nourrisson est encore immature.

Chez beaucoup de bébés, le reflux :
• impressionne,
• inquiète,
• mais n’est pas douloureux,
• et s’atténue souvent avec le temps.

Le bébé :
• tète généralement sans difficulté,
• mange calmement,
• et les problèmes apparaissent après le repas (régurgitations, inconfort en position allongée).

Et qu’appelle-t-on une difficulté de déglutition ?

Ici, le problème est différent.

Il ne s’agit pas d’un lait qui remonte, mais du fait que :
• le bébé a du mal à avaler de manière calme et sécurisée,
• dès pendant la tétée.

Pour les parents, cela ressemble souvent à :
• des décrochages fréquents du sein ou du biberon,
• des étouffements ou de la toux,
• des pauses répétées,
• un bébé qui se cambre ou se crispe,
• une fatigue très rapide,
• une tétée tendue et stressante.

Ce n’est ni un « mauvais caractère », ni un bébé difficile.
C’est un signe que l’alimentation demande trop d’effort.

La différence la plus importante : le moment où les difficultés apparaissent

C’est le point clé qui aide le plus les parents :
• Reflux → les difficultés apparaissent APRÈS la tétée
• Difficulté de déglutition → les difficultés sont PENDANT la tétée

Si le bébé :
• tète calmement puis régurgite → on pense plutôt au reflux
• a du mal dès qu’il commence à téter → il faut penser à la déglutition

Pourquoi ces deux situations sont-elles si souvent confondues ?

Parce que certains signes se ressemblent :
• régurgitations,
• pleurs,
• tensions corporelles,
• tétées difficiles.

Mais la cause n’est pas la même.

Il arrive même que :

le bébé ait une difficulté de déglutition,
et que le reflux soit la conséquence, et non la cause du problème.

Ce qui doit alerter les parents (et c’est légitime)

Il est important d’être attentif si :
• chaque tétée est difficile et stressante,
• le bébé s’étouffe ou tousse en mangeant,
• il se fatigue très vite,
• il se cambre pendant la tétée,
• la prise de poids est insuffisante,
• vous sentez que « quelque chose ne va pas ».

Cela ne signifie pas que le bébé est malade.
Cela signifie qu’il a besoin d’aide et d’une meilleure compréhension de ce qui se passe.

Que peut-on faire ?

Avant tout :
• faire confiance à son intuition de parent,
• ne pas se contenter d’un « c’est normal, ça va passer »,
• consulter des professionnels qui regardent le bébé dans sa globalité.

Parfois, il suffit de :
• ajuster la position,
• travailler sur les tensions du corps,
• améliorer la coordination et la respiration.

Et l’alimentation devient plus sereine, pour le bébé comme pour les parents.

Toutes les régurgitations ne sont pas un reflux.
Et toutes les tétées difficiles ne sont pas « normales ».

Un parent qui sent que l’alimentation est compliquée a le droit de chercher des réponses.

Adresse

2 Allée Des Charmes
Sainte-Geneviève-Des-Bois
91700

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Lundi 09:00 - 18:00
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