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21/02/2026

Plutôt mourir !

Nous sommes au XVIIIe siècle, la petite vérole, que vous connaissez aussi sous le nom de variole, tue jusqu'à 80 000 Français par an.

Pourtant, Louis XV et les Bourbons restent farouchement opposés à l'inoculation, une méthode venue d'Orient consistant à s'immuniser en s'injectant une forme légère de la maladie.

Malgré les appels du scientifique La Condamine, le roi refuse ce procédé toute sa vie. Le duc de Croÿ rapporte même qu'il aurait affirmé qu'il « aimerait mieux mourir » que de subir cette pratique. Ca ne vous rappelle rien ?

À 64 ans, il contracte la maladie. Son agonie est un cauchemar. Des pustules envahissent son corps et sa gorge, provoquant sa mort par asphyxie le 10 mai 1774.

L'horreur de cette fin marque tant les esprits que son petit-fils, Louis XVI, décide de rompre avec les positions de son grand-père. Le 18 juin 1774, il se fait inoculer avec ses frères.

Le succès de l'opération valide enfin la prévention médicale à la Cour et ouvre la voie à la vaccination moderne.

Résumé d'une partie du texte de Marie Petitot autrice et historienne spécialisée dans l'histoire de la médecine et de la vie quotidienne sous l'Ancien Régime.
Très sympa à lire, et c'est dans: https://plume-dhistoire.fr/la-petite-verole-fleau-de-lancien-regime/

21/02/2026

« Dans certains colloques, des mots comme “diversité” ne doivent plus être utilisés pour éviter d’être pris pour cible. »

Edith Heard, grande généticienne de l’épigénétique, médaille d’or du CNRS 2024 et membre de l’Académie des sciences, était au Paris Saclay Summit 2026, événement Le Point.
➡️ https://l.lepoint.fr/FC3

18/02/2026

Ces appels malveillants et coordonnés cherchent à saturer la ligne et à perturber le travail des écoutantes.

Ils seraient menés par des groupes masculinistes qui dénoncent une prétendue « discrimination anti‑hommes » et exigent l’ouverture du 3919 aux hommes, alors qu’il existe déjà d’autres dispositifs pour les victimes masculines.

Le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas de faits isolés, mais d’une stratégie organisée pour attaquer les politiques d’égalité, les associations féministes et les outils de protection des femmes.

Il a rappelé que, selon le Haut Conseil à l’égalité, 39 % des hommes estiment aujourd’hui que le féminisme menace leur place, et met ces attaques en lien avec la montée de la mouvance « incel » et d’autres groupes hostiles aux droits des femmes.

Laurent Nuñez a indiqué que ces milieux masculinistes étaient suivis par les services de renseignement, et a rappelé l’arrestation en 2025 d’un jeune homme radicalisé par ces contenus qui projetait de passer à l’acte.

Le gouvernement a promis d’utiliser les outils antiterroristes, notamment sur les subventions et le déréférencement de sites incitant à la haine ou à la violence.

La Fédération nationale Solidarité Femmes a de son côté alerté sur les conséquences concrètes de ces attaques pour les victimes qui n’arrivent plus à joindre le 3919.

15/02/2026

En 1937, une jeune femme de 19 ans obtint son diplôme de chimie summa cm laude. Elle postula à 15 écoles doctorales. Pas une seule ne lui offrit de financement. On lui dit que les laboratoires n’embauchaient pas de femmes. Elle ne décrocha jamais de doctorat. Pourtant, elle remporta le prix Nobel et sauva des millions de vies.

Son nom était Gertrude Belle Elion, et le monde a failli ne jamais entendre parler d’elle.

Gertrude naquit le 23 janvier 1918 à New York, fille d’immigrants juifs. Son père, Robert, avait quitté la Lituanie à douze ans et s’était payé des études de dentiste. Sa mère, Bertha, venait de ce qui est aujourd’hui la Pologne. La famille vivait dans un petit appartement relié au cabinet dentaire paternel à Manhattan. Lorsqu’elle eut six ans, son frère Herbert naquit et la famille déménagea dans le Bronx.

C’était une élève exceptionnelle. Elle sauta deux classes et termina le lycée à seulement quinze ans. Elle aimait apprendre avec une soif qu’elle qualifiera plus t**d d’insatiable. Elle excellait partout et s’intéressait à tout.

Puis, à l’été 1933, sa vie bascula.

Son grand-père — la personne dont elle était la plus proche — mourait d’un cancer de l’estomac. Elle le vit souffrir pendant des mois. Elle vit les médecins essayer sans succès. Elle vit la maladie emporter quelqu’un qu’elle aimait, et elle ne pouvait rien faire.
« Je n’avais aucune inclination particulière pour la science jusqu’à ce que mon grand-père meure d’un cancer de l’estomac », dira-t-elle. « J’ai décidé que personne ne devrait souffrir ainsi. »

À l’automne, à quinze ans, elle entra à Hunter College, établissement gratuit pour femmes à New York. Sa famille avait perdu ses économies lors du krach de 1929, et la gratuité était sa seule chance d’étudier. Elle choisit la chimie avec un objectif clair : trouver un remède contre le cancer.

Elle obtint son diplôme summa cm laude et fut élue Phi Beta Kappa en 1937, à dix-neuf ans. Elle était brillante, déterminée et prête à commencer.

Le monde, lui, n’était pas prêt pour elle.

C’était la Grande Dépression. Les emplois étaient rares — et les rares postes de laboratoire n’étaient pas ouverts aux femmes. Elle postula à quinze programmes de doctorat. Aucun ne lui proposa d’aide financière.

Elle passa six mois en école de secrétariat. Elle obtint un poste temporaire d’enseignement en biochimie, puis se retrouva à nouveau sans emploi. Refusant l’inaction, elle accepta un poste non rémunéré en laboratoire pour acquérir de l’expérience. Après un an et demi, elle gagnait vingt dollars par semaine.

Mais elle n’arrêta jamais d’apprendre.

En 1939, elle entra en master de chimie à l’université de New York, étudiant le soir et enseignant le jour. Elle était la seule femme de sa promotion. En 1941, elle obtint son Master of Science.

Elle dira plus t**d qu’elle n’avait pu poursuivre ses études que parce que la Seconde Guerre mondiale avait créé une pénurie de chimistes hommes. Des portes fermées s’étaient entrouvertes.

En 1944, elle entra chez Burroughs Wellcome, travaillant avec le biochimiste George Hitchings. Ce fut l’opportunité décisive.

Hitchings vit immédiatement ce que d’autres avaient ignoré : elle était exceptionnelle.

Ensemble, ils développèrent une révolution : la conception rationnelle de médicaments.
Au lieu d’essais au hasard, ils étudièrent les mécanismes moléculaires des maladies et conçurent des médicaments ciblant les cellules malades. Une approche de précision à une époque d’approximation.

Elle poursuivit parallèlement un doctorat, mais en 1946 on lui imposa d’abandonner son travail pour étudier à plein temps. Elle choisit la recherche — et ne termina jamais sa thèse.

Puis vinrent les découvertes.

En 1950-1951, elle synthétisa la 6-mercaptopurine (6-MP), premier médicament capable de combattre la leucémie infantile. Avant lui, le diagnostic était une condamnation. Avec lui, les rémissions apparurent. Les enfants survécurent.

Elle développa ensuite l’azathioprine, premier immunosuppresseur rendant les transplantations possibles. Les greffes de reins et de cœurs devinrent viables.

Dans les années 1970, elle participa à la mise au point de l’acyclovir, antiviral majeur, révolutionnant le traitement des infections virales.

Ses travaux contribuèrent aussi aux bases scientifiques de l’AZT, premier traitement efficace contre le VIH/SIDA.

Sa vie personnelle connut une douleur silencieuse : son fiancé Leonard mourut d’une infection cardiaque incurable. Elle ne se maria jamais et se consacra à son travail.

En 1967, elle devint directrice d’un département chez Burroughs Wellcome. Même après sa retraite, elle continua la recherche et enseigna à l’université Duke, publiant avec ses étudiants.

En 1988, elle reçut le prix Nobel de physiologie ou médecine. Elle avait 70 ans — et aucun doctorat. L’université qui lui avait refusé sa thèse lui remit ensuite un doctorat honorifique.

En 1991, elle entra au National Inventors Hall of Fame et reçut la National Medal of Science. Elle obtint de nombreux doctorats honorifiques et mentorat de jeunes scientifiques, surtout des femmes.

Elle détenait plus de 45 brevets.

Le 21 février 1999, Gertrude Belle Elion mourut à 81 ans.

À ce moment-là, ses médicaments avaient sauvé des millions de vies.
Des enfants atteints de leucémie grandirent.
Des greffés vécurent des décennies.
Des patients viraux guérirent.
Des personnes atteintes du VIH survécurent.

Son héritage n’est pas seulement ses médicaments — mais la manière moderne de concevoir les traitements. Avant elle, la découverte était chanceuse. Après elle, elle devint scientifique et ciblée.

Elle disait humblement :
« C’est incroyable tout ce que l’on peut accomplir quand on ne se soucie pas de savoir qui en reçoit le mérite. »

Gertrude Elion devrait être aussi célèbre que Jonas Salk ou Alexander Fleming. Elle ne l’est pas — et c’est injuste.

Alors souvenons-nous d’elle :
la jeune fille qui promit de combattre le cancer,
la femme rejetée par quinze universités,
la scientifique qui choisit son laboratoire plutôt qu’un doctorat,
la chercheuse qui transforma la médecine — sans les titres que le monde jugeait nécessaires, mais avec un génie qu’il ne pouvait nier.

14/02/2026

La est une maladie très contagieuse. Elle peut rendre les enfants très malades et causer des problèmes graves à long terme.

Elle peut entraîner :
♦️ des problèmes au cerveau
♦️ de fortes diarrhées et une déshydratation
♦️ la perte de l’audition
♦️ la perte de la vue
♦️ la pneumonie

💉 La est la meilleure protection pour les enfants.

13/02/2026

Absolument scandalisée qu’une telle banderole anti avortement ait pu être déployée au sein du Parlement européen.

Aujourd’hui, 20 millions de femmes n’ont pas accès à une IVG sûre et légale dans l’Union européenne. C’est un enjeu crucial de santé publique et un droit fondamental que nous devons défendre.

je vous demande de faire la lumière sur cet incident et de sanctionner le ou les députés du groupe ECR responsables.

11/02/2026

L’équipe de chirurgie sénologique du Centre Léon Bérard a réalisé la première mastectomie mini- invasive endoscopique bilatérale à Lyon, un geste innovant avec de nombreux avantages pour les patientes.
➡️ https://l.leprogres.fr/svw

08/02/2026

Aujourd'hui, c'est dimanche. Vous êtes donc bien sur Radio Truffière, je suis le Dendrobate Doctor et nous sommes ensemble pour faire l'état de la recherche sur l'épidémie de Covid-19 et le reste.
Si elle disparait, retrouvez la chronique sur le blog (https://www.the-dendrobate-doctor.fr/)
Si vous aimez la chronique, vous pouvez nous soutenir sur Ulule (https://fr.ulule.com/the-dendrobate-doctor/).


Bienvenue à tous sur l'Echo des Labos.


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FAKE DE LA SEMAINE


Aujourd’hui, je vais vous parler d’un fake que je voulais aborder depuis longtemps, mais je ne trouvais pas l’occasion adéquate pour ça.
Sauf qu’il s’avère que Babor vient de sortir une vidéo sur le sujet (que je vous recommande https://youtu.be/02sU0ffhuKg?si=OdWCz7a5GzkI0-rw), et donc c’est l’occasion idéale pour aborder la Miracle Mineral Solution, aussi appelée MMS, aussi appelée chlorite de sodium, aussi appelée « en vrai c’est pas tout à fait de la javel mais presque, sérieusement tu vas pas boire cette m***e quand même ? »

Et la réponse est, pour certains, si, sinon je n’en parlerais pas. Comme son nom l’indique, c’est un remède miracle. Il soigne tout : les cancers (et en vrai « tout ce qui est une maladie avec laquelle on n’est pas né directement » d’après le fondateur), la sclérose en plaques, la chute des cheveux (vachement plus grave que le cancer) et, bien entendu, l’autisme. Est-ce que cela implique qu’il y a des gens qui font boire de la javel à des enfants autistes ? Absolument, c’est même de plus en plus à la mode. Est-ce que c’est pas un peu beaucoup carrément dangereux ? Evidemment, c’est de la javel, vous croyez quoi, y a probablement votre pancréas en train de se faire seppuku tandis que vos intestins vous fuient par l’anus quand vous faites ça. Est-ce qu’il y a des répercussions, quelqu’un qui bouge pour faire stopper ça ? Allons, les enfants. Aux USA, c’est un ver dans le cerveau d’un conspirationniste qui est aux commandes et en France, on préfère croire les groupes Facebook que les « merdias ». Vous croyez que les mecs qui vendent ce truc risquent quoi que ce soit ?

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DECOUVERTE DE LA SEMAINE


Dans une collaboration fructueuse mais hélas de plus en plus rare, des équipes françaises (CNRS) et américaines (Harvard) viennent de mettre au jour un mécanisme crucial dans le développement de la maladie de Charcot.
Pour rappel, il s’agit d’une pathologie qui compte parmi les plus terribles au monde : vous êtes un adulte au sommet de sa carrière, en bonne santé, probablement avec une famille, et du jour au lendemain toutes vos fonctions motrices vont peu à peu commencer à disparaître. Vous resterez conscient et lucide jusqu’au bout, même lorsque vous perdrez la capacité à marcher, à écrire, à utiliser un ordinateur, à mâcher de la nourriture solide, à rester assis sans vous pi**er dessus et, finalement, à respirer sans assistance. C’est une des reines aliens des saloperies.
Retour à nos moutons. Enfin, nos souris. Oui, parce que, pour l’instant, les progrès sont dans des souris, mais les chercheurs ont réussi à les traiter pour, justement, empêcher (et pas juste ralentir, non, là on parle réellement d’arrêter) la dégénérescence des neurones impliqués dans le mouvement et qui ne font plus leur job.
Leur angle d’attaque est le suivant : dans plus de la moitié des cas familiaux de la maladie (où on a d’autres membres qui sont atteints), on trouve le même gène avec la même anomalie (« quoi ? mais du coup ça veut dire que c’est une maladie qui existe dans notre corps depuis la naissance et qu’on peut ni la coller sur le dos des vaccins ni la soigner en buvant de la javel ?! »), et ça fait que des portions de gènes qui devraient être ignorées lors de la copie de l’ADN dans nos cellules sont lues et traduites en protéines qui n’ont rien à fo**re là, et donc toxiques.
Pour une fois, plus que le papier en lui-même, j’ai envie de vous mettre l’explication que le CNRS fait du papier (là https://www.cnrs.fr/fr/presse/decouverte-du-mecanisme-essentiel-pour-enrayer-la-forme-genetique-la-plus-frequente-de-la) parce que c’est quand même plus clair quand on parle d’un truc très pointu. Mais en gros, ils ont sorti les ciseaux génétiques, ils ont enlevé au cœur des cellules la séquence qui pose problème, et pouf, les souris sont guéries. Pas juste la maladie ralentit, non. Guéries. Et c’est bien sûr un espoir immense, mais comme l’usage des ciseaux génétiques sur l’humain est un sujet très surveillé et réglementé, il faudra sans doute attendre encore un peu avant de voir des essais sur l’humain (même si, en vrai, il existe un moyen que ça aille vite : il n’y a à l’heure actuelle aucun traitement pour la maladie de Charcot, donc pas mal de gens pourraient solliciter l’usage « compassionnel » de cette méthode, ce qui veut dire « c’est un truc pas prouvé, mais en vrai, gars, on a tellement rien à te proposer que vas-y, si tu le veux, on te le donne », et on leur souhaite que ça leur soit accordé).

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PISTE DE LA SEMAINE


La recherche avance également sur la lutte contre les cancers, et en particulier celui qui fait encore le plus frémir à l’heure actuelle : le pancréas.
Découvert quasi-systématiquement trop t**d, ce type de cancer foudroyant laisse très peu de chances à ceux qu’il touche, avec un taux de survie à 5 ans d’à peine 5%. Qui plus est, à cause du changement de mode de vie, et en particulier de la détérioration de la qualité de l’alimentation, ce cancer augmente.
C’est donc une avancée très porteuse d’espoir qui a été faite par une équipe espagnole qui, en combinant plusieurs thérapies (pour le détail, vous pouvez lire ici https://www.pnas.org/doi/10.1073/pnas.2523039122) pour inhiber une série de trois gènes bien particuliers, est parvenue à stopper la prolifération des cellules cancéreuses, les rendant également plus sensibles au traitement classique, et permettant ainsi leur destruction sans réapparition pendant 200 jours (l’expérience ne va pas au-delà pour l’instant).
C’est super, mais comme d’habitude, c’est chez la souris, et le passage chez l’humain risque d’être long (même si, là aussi, le pronostic très sombre de la maladie devrait faciliter les usages compassionnels).

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IMPASSE DE LA SEMAINE


La rougeole se répand comme une trainée de poudre aux USA. Alors que 2022, 2023 et 2024 avaient à peine plus de 500 cas à elles trois, 2025 a cumulé à plus de 2000 cas et 2026 s’annonce encore plus grave, le premier mois de l’année ayant, à lui seul, cumulé plus de cas que 2024. Le CDC a beau être sous contrôle de Bobby Goa’uld Kennedy, les chiffres qu’il produit, eux, ne mentent pas. Pas encore.

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MAUVAISE NOUVELLE DE LA SEMAINE


Après la récente très grave agression d’une enseignante par un élève manifestement très perturbé, un constat sans appel est à remettre sur le devant de la scène : sans argent permettant l’accès aux consultations libérales, il faut entre 6 et 18 mois pour obtenir un suivi en pédopsychiatrie, aujourd’hui, en France.

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BONNE NOUVELLE DE LA SEMAINE


La semaine prochaine, c’est la St-Valentin. Vous avez horreur de cette fête ? Vous pensez encore à votre ex qui [insérer ici suffisamment de malédictions pour que ses descendants aient une vie mouvementée sur 6 générations] ? Vous êtes parfaitement heureux en mariage, pas une ombre au tableau, si ce n’est l’insupportable collègue de la compta qui dr**ue votre moitié comme s’il était le dernier mâle reproducteur sur Terre ?
Bonne nouvelle, vous pouvez évacuer votre frustration ET participer à la protection animale ou la préservation de la biodiversité ! Plusieurs institutions zoologiques vous proposent, par exemple, de nommer après l’infidèle un animal qui sera donné en pâture aux pensionnaires le nécessitant (le zoo de San Antonio vous donne le choix entre un cafard et un rat qui sera ensuite donné à manger aux pensionnaires https://give.kshumane.org/campaign/758856/donate?c_src=LO0126WB1t et de lui donner le prénom de votre ex (le zoo de Birmingham le fait avec la blatte de Madagascar https://www.birminghamzoo.com/2026/01/08/birmingham-zoo-offers-a-hilariously-honest-valentines-day-fundraiser-name-a-cockroach-after-your-ex/), ou de financer les besoins de refuges animaliers en traçant le prénom de votre ex…dans de la litière pour chat (la Kansas Human Society https://give.kshumane.org/campaign/758856/donate?c_src=LO0126WB1 le propose mais elle est très loin d’être la seule).
Vous avez le droit d’être mesquin, c’est pour la bonne cause.

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« QU’EST-CE QUE PU**IN DE QUOI ? »


C’est l’histoire de Laura. En tout cas, c’est sous ce prénom d’emprunt que la désigne l’hôpital Vall d’Hebron de Barcelone (ici, si vous parlez espagnol https://elpais.com/salud-y-bienestar/2026-02-02/vall-dhebron-realiza-con-exito-el-primer-trasplante-de-cara-del-mundo-a-partir-de-una-donante-que-recibio-la-eutanasia.html). Laura, pour des raisons qui ne regardent que elle et ses médecins, a décidé qu’il était temps pour elle de mourir. Quoi que soit sa vie, elle estime que plus rien, en son sein, ne vaut le coup qu’elle continue à se l’infliger. Laura est donc entrée dans un programme d’euthanasie, mais elle est embêtée. En effet, l’euthanasie provoque l’arrêt cardiaque par injection de plusieurs substances mortelles. Et elle disqualifie donc les personnes euthanasiées du don d’organes. Mais Laura interroge ses médecins, elle voudrait que sa mort serve à quelque chose, que ça rende service à quelqu’un. Et l’hôpital a une idée f***e. Car au sein de cet hôpital, bagarre Carme (aussi nommée ainsi pour anonymat). Carme a un jour contracté une bête infection sur une petite plaie à la joue, et la bactérie dedans lui a dévoré le visage avant que les médecins ne parviennent à lui faire la peau. Carme ne peut plus manger, sourire, parler. Carme a, désespérément, besoin d’une greffe. Et Carme et Laura sont compatibles. Les médecins vont alors expliquer à Laura qu’elle ne peut pas donner ses organes, c’est vrai, mais elle peut donner ses tissus, des éléments de son corps qui ne seront pas altérés par les produits qu’on va lui injecter pour la faire mourir. Et Laura, avant de choisir la mort, accepte de donner son visage à quelqu’un qui en a besoin d’un nouveau pour vivre.
Il s’agit de la première greffe de visage au monde pour laquelle les chirurgiens auront eu le temps de préparer les découpes, modéliser la reconstruction, et préparer les jonctions. Parce qu’elles étaient avant cela toujours faites dans l’urgence, avec un donneur décédé accidentellement, les greffes de visage étaient jusqu’à présent très mal préparées au regard de la complexité de l’opération. Aujourd’hui, Carme parle et boit son café sans paille. Elle apprivoise peu à peu son nouveau visage, celui d’une femme qu’elle ne connait pas et n’a jamais rencontrée. Mais qui a, vraisemblablement, été jusqu’au bout un être humain formidable.

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POINT METHODE DE LA SEMAINE – tomber dans une secte, cas d’école


Il existe énormément de raisons de tomber dans une secte. En vrai, il en existe autant que de trajectoires, mais on peut relever des patterns tout de même. La chute se produit souvent dans des moments de grande fragilité, comme il en arrive à tout le monde. Et un cas a été particulièrement mis en lumière dans une enquête du Guardian (https://www.theguardian.com/world/ng-interactive/2025/nov/22/free-birth-society-linked-to-babies-deaths-investigation) : l’accouchement.
Je ne parle pas des cas qui surfent sur les peurs pendant la grossesse et qui vous font faire ou manger n’importe quoi, ni de tout ce qui tourne autour de la parentalité et de son cortège d’anti-tout (antivax, anti-médicaments, anti-écrans etc.). Ici, il va juste être question de l’accouchement. Un moment particulièrement dangereux pour tous les mammifères, encore plus quand ils ont eu l’idée géniale de continuer à développer la taille de la tête sans élargir celle du bassin. Un moment où, à part sous un camion au milieu d’un accident de la route, l’humain est à son point le plus vulnérable. Un moment où les hormones qui do**hent l’encéphale font qu’il est le moins rationnel aussi. Et un moment où les violences institutionnelles, gynécologiques et obstétricales recensées depuis des années (l’INSERM estime qu’elles concernent un quart des accouchées, une paille pas vrai) font qu’il est de plus en plus difficile de se reposer sur les autres pour se sentir en sécurité.

C’est sur cette base légitime, évitable et mal prise en charge qu’est née la Free Birth Society. La FBS se concentre sur l’accouchement (qui devrait être à domicile, sans médecin ni sage-femme, jamais provoqué peu importe les conditions médicales liées… et sans réanimation néonatale) mais il y aussi quelques dingueries autour (comme le fait de refuser les échographies ou les examens pré-nataux). Evidemment, vous en doutez, ce truc ne peut prospérer qu’un certain temps : l’issue de ce genre de choix est fatale (ou au mieux délétère) beaucoup, beaucoup trop souvent pour passer inaperçu.

La FBS est fondée par la doula Emilee Saldaya (dont la fortune est estimée à 13 millions de dollars aujourd’hui, amassée grâce à sa secte), actuellement poursuivie dans plusieurs pays pour exercice illégal de la profession de sage-femme, dans des affaires variées dont plusieurs ont impliqué la mort de l’enfant à naître, de sa mère, et parfois des deux. Des femmes qui étaient en position de grande vulnérabilité, et qui étaient incapables d’écouter qui que ce soit d’autre que cette femme leur expliquant, alors qu’elles en étaient à leur 6e jour de travail, que tout allait bien, que l’accouchement était un acte sûr, bien plus sûr chez elle qu’avec des médecins. Incapables d’écouter autre chose, alors même que leurs vies en dépendaient. Et je pense que cela devrait inviter à la prudence n’importe qui, lorsqu’on se demande comment des gens peuvent bien ne pas se rendre compte qu’ils sont dans une secte et que quelque chose cloche. Lorsque la mauvaise personne trouve votre vulnérabilité et s’y accroche, votre vie en dépendrait que vous ne pourriez pas la décrocher. Et tout le monde, un jour ou l’autre, est vulnérable.

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En espérant avoir pu apporter un peu de lumière dans le chaos ambiant, je rends l'antenne, et on y retourne la semaine prochaine, car l'épidémie ne se termine pas avec la Chandeleur (mais attention aux perroquets quand vous faîtes des crêpes, les vapeurs de teflon sont mortellement toxiques pour eux). En attendant, prenez soin de vous et des chercheurs qui bossent dur, et, aimez la science, la vraie, et ceux qui la font. Bisous.

Crédits illustration : Tom Gauld

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