04/01/2026
Venezuela : Trump capture Maduro et revendique le pouvoir, le pétrole et la loi du plus fort.
Derrière le discours sur la « liberté », l’aveu brutal d’une mise sous tutelle américaine ...
Le 3 janvier 2026, Donald Trump a tenu une conférence de presse depuis sa résidence de Mar-a-Lago. Officiellement, il s’agissait d’annoncer une “victoire” contre le narcotrafic et la “tyrannie” de Nicolás Maduro. Dans les faits, le président américain a revendiqué une intervention militaire unilatérale, la capture d’un chef d’État étranger, et surtout une prise de contrôle politique et économique du Venezuela, assumant vouloir “diriger le pays” et gérer ses ressources pétrolières. Une déclaration de guerre au droit international.
Une opération annoncée comme un coup de force assumé.
L’opération militaire américaine au Venezuela n’a pas été révélée par une instance internationale, ni même par une conférence diplomatique, mais par un message publié par Donald Trump sur Truth Social, aux premières heures du 3 janvier 2026. Le président américain y annonçait une « frappe à grande échelle » et la capture de Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores.
Quelques heures plus t**d, lors d’une conférence de presse tenue à Mar-a-Lago à 11h00 heure locale, retransmise notamment par Fox News, Trump confirmait l’opération, la qualifiant de succès total. La conférence, d’une durée d’environ une heure, a été marquée par de nombreuses digressions, des attaques contre ses opposants politiques et un discours martial glorifiant la puissance militaire américaine.
Sur le terrain, des explosions avaient été signalées à Caracas dès la nuit, accompagnées de survols d’avions à basse altitude et de coupures d’électricité. Le gouvernement vénézuélien a dénoncé une « agression militaire extrêmement grave », décrété l’état d’urgence et exigé des preuves de vie du président capturé.
Une escalade préparée de longue date.
Cette opération ne tombe pas du ciel. Elle s’inscrit dans une stratégie entamée dès 2025 : augmentation spectaculaire de la prime pour la capture de Maduro (portée à 50 millions de dollars), blocus naval des exportations pétrolières, pressions diplomatiques et ultimatums répétés.
Trump a reconnu que Maduro avait tenté de négocier une reddition dans les jours précédents. Des discussions téléphoniques auraient eu lieu. Elles ont été rejetées. Non pas au nom du droit, mais au nom d’un rapport de force assumé.
Une démonstration militaire revendiquée.
Lors de sa conférence, Donald Trump a parlé d’un « assaut inédit depuis la Seconde Guerre mondiale », affirmant qu’aucune perte américaine n’était à déplorer. Les frappes ont visé des installations militaires stratégiques autour de Caracas, notamment Fuerte Tiuna, la base aérienne de La Carlota et des infrastructures à La Guaira.
Un point est martelé : les infrastructures pétrolières ont volontairement été épargnées. Non par humanisme, mais pour préserver les capacités d’exportation du pays.
Des forces spéciales américaines, dont la Delta Force, ont mené un raid nocturne pour capturer Maduro et son épouse. Trump est allé jusqu’à décrire les détails de l’assaut, évoquant des chalumeaux prêts à percer une salle sécurisée. Une mise en scène guerrière, assumée, spectaculaire.
Le couple présidentiel a été exfiltré par hélicoptère vers l’USS Iwo Jima, puis transféré vers les États-Unis pour y être jugé sur la base d’un acte d’accusation datant de 2020.
« Diriger le pays » : l’aveu central.
C’est là que le discours bascule. Donald Trump ne s’est pas contenté de revendiquer une opération militaire. Il a déclaré que les États-Unis allaient “diriger le Venezuela” temporairement, en lien étroit avec ses ressources pétrolières, jusqu’à une transition jugée « appropriée ».
Autrement dit : une mise sous tutelle politique et économique, assumée publiquement.
Trump a insisté sur l’implication directe des États-Unis dans l’industrie pétrolière vénézuélienne, affirmant vouloir rendre le pays « riche » et « sûr ». Une rhétorique bien connue : la liberté par l’occupation, la démocratie par le contrôle des ressources.
Il a également averti que les loyalistes du régime auraient un « mauvais avenir », refusant dans le même temps de reconnaître immédiatement une autorité vénézuélienne alternative, se réservant le droit de choisir les interlocuteurs jugés acceptables.
Une recolonisation maquillée en libération.
Sous couvert de lutte contre le narcotrafic, Trump a envoyé un message limpide : les États-Unis se réservent le droit de renverser, capturer et remplacer un gouvernement étranger, puis d’en administrer les ressources stratégiques.
Le pétrole vénézuélien, parmi les plus importantes réserves mondiales, est au cœur de cette opération. Trump l’a dit lui-même : les exportations doivent continuer, les intérêts économiques doivent être sécurisés, y compris pour la Chine.
Réactions internationales : inquiétude, condamnations, fractures
Les réactions ont été immédiates. La Russie, l’Iran, Cuba ont dénoncé une violation flagrante de la souveraineté et de la Charte de l’ONU. Le Mexique et le Chili ont rejeté l’intervention. La Colombie a placé ses troupes en alerte à la frontière.
L’Union européenne et l’Espagne ont appelé à la retenue et à la désescalade, sans toutefois condamner explicitement l’opération. Israël et l’Argentine de Javier Milei ont salué l’initiative américaine.
Au Venezuela, des désertions ont été signalées au sein des forces armées, tandis que la population fait face à l’incertitude, au chaos et à une ingérence étrangère désormais assumée.
Quand l’empire ne se cache plus.
Cette conférence de presse restera comme un moment de bascule. Rarement un président américain aura assumé aussi ouvertement une logique impériale, revendiquant la capture d’un chef d’État, la direction d’un pays étranger et le contrôle de ses ressources.
Le vernis démocratique craque. Il ne reste que la force, le pétrole, et la loi du plus puissant.
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