10/01/2026
❄️🌲✨ Comme beaucoup d’enfants,
j’ai toujours adoré la neige.
Elle n’était pas seulement synonyme de jeu et de classe à l’arrêt ; pour moi, elle venait recouvrir et embellir, par sa couleur, sa beauté et sa pureté, toute chose qui aurait pu venir enlaidir le paysage.
Aujourd’hui, ce que son contact m’inspire, c’est l’invitation qu’elle nous tend : nous déposer, nous reposer, calquer notre rythme sur celui de la nature qui, après son crépuscule automnal, s’est endormie pour entrer dans sa nuit hivernale.
La neige vient alors déposer, à pas feutrés, son manteau bienveillant sur toute chose endormie, pour la protéger, la dissimuler, la laisser dans cet état de veille gelée afin qu’au printemps, aube du cycle des saisons, lorsque le soleil et la chaleur réapparaîtront, tout puisse alors renaître et germer.
Notre calendrier grégorien, hérité de logiques administratives et politiques anciennes, est aujourd’hui largement déconnecté des rythmes naturels du vivant, lorsqu’il nous incite à redémarrer et à nous activer dès janvier.
Alors qu’au contraire, nous sommes au cœur de l’hiver, au cœur de la nuit.
Même si le jour réapparaît tout doucement, c’est le moment, pour toute chose humaine, animale ou végétale, de continuer à prendre soin de soi dans la chaleur, le silence, la lenteur et le repos.
Bien sûr, nous pouvons penser à ce que nous aimerions voir germer, établir un terrain fertile pour que cela puisse éclore une fois le printemps arrivé, mais toujours dans la présence et la douceur, dans un profond respect des rythmes du vivant, qui nous habitent à l’intérieur autant qu’à l’extérieur.
Peut-être est-ce ton invitation à accepter, pour quelque temps encore, de te cocooner, ralentir, te déposer, ressentir… pleinement confiant(e) en ce qui, en silence, mûrit déjà en toi. ✨🤍🌑
Avec Amour,
Mélissa-Luna 💜