13/01/2026
À 16 ans, j’ai vécu des violences conjugales.
Des claques. Des insultes.
Des limites dépassées sans que je sache encore les nommer.
Un jour, mon nez a saigné.
Il fouillait mon téléphone. Espionnait mes conversations.
Me surveillait. Me trompait. Puis revenait.
Et chaque fois qu’il revenait, je n’arrivais pas à dire non.
À la maison, il n’y avait pas de coups.
Mais il y avait autre chose, de plus silencieux encore :
je n’étais pas vue.
Pas reconnue dans mon essence profonde.
Quand mes parents ont compris,
il n’était plus le bienvenu chez eux.
Alors j’ai fait ce qui me semblait être la seule solution :
j’ai emménagé avec lui.
Une fois, il a cassé le lit.
Une autre fois, la porte.
Il ne me faisait pas confiance, alors il a décidé de reprendre ses études dans la même école que moi.
Pour me surveiller.
Quand il débordait avec d’autres personnes,
c’est moi qui étais convoquée.
Et pendant tout ce temps,
mon corps se figeait.
Je survivais.
Sans le savoir, dans ces moments-là,
je me raccrochais à autre chose.
À une autre ligne de temps.
À une sensation très fine, très lointaine :
un jour, ça ira.
Ma sortie n’a pas été héroïque.
Elle a été stratégique. 4 ans après.
Je savais qu’il détestait Paris.
Je savais qu’il n’aurait pas les moyens d’y aller.
Alors je me suis inscrite à un master en région parisienne.
C’était mon seul espoir.
Pendant dix ans ensuite,
chaque fois que je revenais en Mayenne,
j’avais peur de le croiser.
De retomber dans ses bras.
De perdre à nouveau ma liberté.
Puis un jour, j’ai plongé.
Dans mes émotions.
Dans la reprise de mon pouvoir.
Dans le corps.
Comprendre que là où je n’avais jamais eu de sécurité,
je devais l’apprendre.
L’enseigner à mon système nerveux.
Réguler.
Revenir.
Aujourd’hui, on me dit parfois
que je suis impressionnante.
Presque inaccessible.
Sûre de moi.
Ancrée dans mon autorité.
Oui.
Parce que maintenant, je pose mes limites.
Parce que je connais ma valeur.
Parce que je ne négocie plus mon espace.
Chaque personne mérite de se réapproprier sa confiance.
Si je parle aujourd’hui, ce n’est pas pour raconter le passé.
C’est parce que je sais, intimement,
combien ouvrir les yeux est difficile.
Combien partir prend du temps.
Et combien la souveraineté ne tombe pas du ciel.
Elle se reconstruit.
Dans le corps.
Dans la responsabilité.
Dans l'inconscient.
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