11/01/2026
Notre cerveau a naturellement tendance à accorder plus d’importance aux expériences négatives qu’aux expériences positives. Ce fonctionnement n’est pas pathologique : il s’explique par l’évolution et par la nécessité, pour l’être humain, d’identifier rapidement ce qui peut représenter un danger ou une menace.
Les paroles blessantes, les critiques ou les rejets activent plus fortement les systèmes émotionnels du cerveau. Elles mobilisent davantage l’attention et sont plus susceptibles d’être mémorisées, en particulier lorsqu’elles touchent l’estime de soi ou l’image que l’on a de soi. Ce phénomène est appelé le biais de négativité.
À l’inverse, les expériences positives, comme les compliments ou les marques de reconnaissance, sont souvent vécues comme moins urgentes sur le plan adaptatif. Si elles ne sont pas consciemment intégrées, répétées ou reliées à des émotions significatives, elles peuvent laisser une trace plus discrète dans la mémoire.
C’est pourquoi il arrive que vous repensiez longtemps à une remarque blessante, alors même que vous avez reçu de nombreuses paroles bienveillantes. Cela ne signifie pas que votre esprit « choisit » le négatif, mais qu’il fonctionne selon une logique de protection.
Le travail thérapeutique peut justement consister à apprendre à ralentir, à reconnaître et à consolider les expériences positives, afin de rééquilibrer cette tendance naturelle du cerveau.