29/12/2025
Hier, je me suis allongée avec toi sur le sol,
un long moment,
à ta hauteur.
Je t’ai expliqué ce qui allait se passer ce matin.
Avec des mots simples,
avec une voix qui tremblait.
Je t’ai parlé comme on parle à ceux qu’on aime vraiment.
Et je t’ai demandé pardon.
Pardon pour ce choix impossible.
Pardon pour la douleur.
Tu tremblais beaucoup.
Alors je suis restée là.
Je t’ai dit que je t’aimais.
Encore.
Comme toujours.
Et dans ce silence-là,
dans ce corps contre le tien,
j’ai senti quelque chose de très clair :
tu savais.
Tu savais que j’étais là.
Tu savais que je ne te laissais pas.
Tu savais que l’amour ne te ferait jamais défaut,
même dans ce moment-là.
Tu n’as jamais eu besoin de faire du bruit pour prendre toute la place.
Ta présence suffisait.
Fripouille, ce prénom te portait si bien.
Il y avait en toi la malice, la liberté, le caractère…
et ce cœur immense, caché derrière quelques bêtises.
Tu as été là dans mes jours ordinaires
et dans mes tempêtes,
sans poser de questions,
sans demander d’explications.
Tu m’as offert quinze ans et demi
d’amour brut, sincère, fidèle,
fait de rires, de silences,
de friponneries,
et parfois de colère —
parce que la vie, avec toi, était vraie.
Tu n’étais pas “juste” mon chien.
Tu étais bien plus encore :
un compagnon de route,
un repère,
un cœur qui battait à côté du mien.
Aujourd’hui, je te vais te laisser partir,
non pas parce que je cesse de t’aimer,
mais parce que je t’aime assez
pour ne plus te retenir.
Tu va laisser un vide immense, oui.
Mais surtout, tu laisses une trace indélébile.
Merci Fripouille,
pour tout ce que tu as été.
Merci pour tout ce que tu m’as appris sans parler.
Merci pour ton amour, jusqu’au bout.
Je te garde avec moi.
Autrement.
Pour toujours.