22/12/2025
🌿 Venir avant que le corps ne dise stop
Il arrive parfois que l’on pousse la porte d’un cabinet non pas parce que tout va mal,
mais parce qu’au fond de soi, quelque chose reconnaît les signes.
C’est le cas de ce jeune homme de 25 ans, déjà passé par un burnout,
qui est venu me voir avant la rupture.
Avant que le corps ne lâche.
Avant que la fatigue ne devienne effondrement.
Aujourd’hui, il se retrouve à nouveau à travailler avec ses parents
et à vivre sous le même toit.
Une situation qui, en apparence, peut sembler rassurante, sécurisante, logique.
Mais énergétiquement, ce retour au cadre familial peut parfois réactiver
des fonctionnements anciens, souvent inconscients.
Même à l’âge adulte, revenir dans ce contexte peut réveiller l’enfant intérieur :
celui qui veut bien faire,
celui qui ne veut pas déranger,
celui qui apprend à tenir plutôt qu’à dire.
Dans ces cas-là, ce n’est pas que les émotions n’existent pas.
Elles sont là, bien présentes.
Mais elles sont retenues, contenues, stockées.
Le mental prend le relais, le corps encaisse,
et l’énergie, au lieu de circuler librement, commence à saturer.
Le burnout n’arrive alors pas comme un choc brutal.
Il s’installe lentement.
Comme une asphyxie progressive, silencieuse,
jusqu’au jour où le corps n’a plus d’espace pour compenser.
En séance, le travail ne consiste pas à “aller mal”,
mais à réajuster.
Redonner une juste place à l’adulte qu’il est devenu,
dissocier ce qui lui appartient de ce qui relève de la loyauté familiale,
libérer la pression intérieure, sans forcer le verbal.
Le corps énergétique montre souvent que l’énergie est là,
mais mal répartie.
Le corps divin, lui, parle d’un léger désalignement :
non pas une perte de sens,
mais le sentiment que ce qui est vécu n’est pas complètement juste.
Venir consulter à ce moment-là,
c’est faire un choix fort :
celui de s’écouter avant la rupture,
celui de prévenir plutôt que réparer.
🌱 Se respecter, ce n’est pas fuir ses responsabilités.
C’est apprendre à être loyal sans se sacrifier.
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