05/11/2025
-La vie est belle, pas rose, mais belle- comme disait mon grand-père.
J’ai souvent douté de moi.
Quand j’allais mal, quand je n’arrivais plus à trouver mes propres déclics, la vieille peur/angoisse/crainte/apprehensions revenait, sans prévenir, et d’anciens mécanismes refaisaient surface.
C’est de là qu’est né mon métier :
Créer des déclics.
Aider les gens à comprendre leurs mécanismes intérieurs, à relier ce qu’ils vivent à ce qu’ils ressentent, pour retrouver du sens, de la cohérence, des liens.
J’aime compatir à la douleur de l’autre, comprendre pourquoi il s’est enfermé dans un style de vie, et pourquoi il reste parfois dans cette zone de confort qui ne l’est plus.
J’aime accompagner les personnes pour leur permettre de comprendre leur fonctionnement.
Et j’aime utiliser mon cerveau au service du collectif, pour contribuer à un monde plus beau.
Parce qu’il n’y a rien de plus bouleversant et beau que de voir une âme commencer à rayonner.
Les séances ne sont pas toujours faciles, mais à la fin, ça en vaut toujours la peine.
J’ai encore beaucoup à apprendre de l’humain.
Il n’est pas parfait, et personne ne lui demande de l’être. Et tant mieux !!
Mais je crois profondément que nous pouvons devenir meilleurs, un peu chaque jour, si nous acceptons d’apprendre de nos erreurs, de nos expériences, de nos silences.
Parfois, quand j’écoute certaines histoires, je me dis que ce monde est fou.
Puis je repense à ceux qui veulent évoluer, basculer, vivre en conscience de leur être.
Et je me dis que la folie n’est peut-être que la peur d’aimer encore.
J’ai traversé moi-même un vide intérieur, un désert où je ne pouvais m’abreuver de rien.
Chaque geste, chaque pas était difficile.
Se dire ou entendre des vérités n’est jamais plaisant, mais entre la lourdeur d’un esprit prisonnier et le coup de fouet qui remet en mouvement, je choisis le coup de fouet.
Si chacun pouvait se dire sa vérité, reconnaître sa part de responsabilité dans la façon d’agir et de penser, alors oui, je crois que les choses iraient mieux.
Je ne me mélange pas beaucoup aux gens, en général.
Pourtant, j’aime les gens.
J’aime voir la générosité, la douceur, l’amour désintéressé.
Je m’y raccroche souvent, surtout quand j’écoute des récits douloureux, ceux qui laissent des images, des odeurs, des traces dans le corps.
Je vis ces scènes avec la personne.
Je ressens sa peine, sa violence, sa vie, je vois ses images... C'est comme ça que j’aide le mieux en vivant avec.
Je crois qu’on m’a beaucoup aidée, moi aussi.
Et c’est sans doute pour ça que je donne autant.
Il n’y a pas de mauvais humains, seulement des apprentissages manqués, des absences de soutien, des élans avortés.
Je crois en ce monde. Et l'utopie fait souvent gagner des sourires..le sourire est contagieux.