20/03/2024
IDENTIFIER LE PERVERS NARCISSIQUE Chacun d'entre nous, à un moment donné, s'est regardé dans le miroir et a admiré ce qu'il voyait. Peut-être était-ce après une journée particulièrement réussie pour nos cheveux ou lorsque nous avons réussi à tracer parfaitement notre eye-liner du premier coup. Avec modération, cette auto-appréciation n'est pas seulement saine, elle est nécessaire. Elle témoigne de l'estime de soi et de la confiance, deux traits qui nous aident à naviguer dans le monde qui nous entoure. Cependant, lorsque l'auto-admiration franchit certaines limites, lorsqu'elle devient le moteur des actions et des comportements d'une personne, et lorsqu'elle aveugle un individu aux besoins et aux sentiments des autres, nous passons du domaine de l'estime de soi saine au territoire du narcissisme. Maintenant, quand je dis narcissisme, je ne parle pas du moment occasionnel où l'on est centré sur soi-même ou d'une dose saine de confiance en soi. Je fais référence au narcissisme pathologique : un sentiment exagéré d'importance personnelle et un besoin profond d'admiration qui s'accompagnent d'un manque distinct d'empathie pour autrui. La psychologie et la psychiatrie reconnaissent cela comme un Trouble de la Personnalité Narcissique (TPN). Selon le Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux (DSM-5), le TPN est caractérisé par un schéma de grandiosité, un besoin constant d'admiration et un manque d'empathie, souvent accompagnés d'un sentiment de droit, d'une envie fréquente des autres, et de comportements ou d'attitudes arrogants. Il est important de se souvenir que le TPN est un trouble diagnostiqué, et non une étiquette pour quiconque exhibe un comportement égoïste. Le TPN est beaucoup plus sévère, omniprésent et dommageable, tant pour la personne qui en souffre que pour ceux qui sont dans sa sphère d'influence. Le monde d'un narcissique pathologique est comme une forteresse où ils sont le roi ou la reine, et où tous les autres sont soit des sujets loyaux, soit des usurpateurs menaçants. Mais sous cette grandeur extérieure se cache souvent une estime de soi fragile, vulnérable à la moindre critique. @à la une Pierre Dassigny