27/12/2025
"Le positivisme vient du cœur,
Le négativisme vient du mental…
Quand deux êtres se rencontrent,
ce n’est jamais seulement une peau qui touche une autre.
C’est une histoire qui approche une autre histoire.
Un cœur qui cherche un chemin
vers un autre cœur.
Le mental, lui,
se méfie,
se protège,
érige des murs invisibles
qui durcissent les fascias et rappellent de vieilles mémoires.
Le négativisme naît de ces protections anciennes,
de ces dialogues intérieurs qui n’ont plus besoin d’avoir raison,
mais qui ont encore peur.
Dans l’espace d’une séance de Myofascialogie,
quelque chose de rare se produit.
Une présence.
Une écoute.
Un contact qui ne prend rien
et ne force rien.
Un geste qui dit silencieusement :
« Je suis là avec toi.
Ton corps peut déposer.
Tu n’es pas seul. »
Alors les fascias parlent.
Ils racontent ce que les mots n’ont jamais su traduire.
Ils révèlent les charges accumulées,
les tensions relationnelles anciennes,
les histoires retenues dans les tissus.
Et le cœur, doucement,
ramène la lumière.
Il crée un espace d’expansion
où le corps peut enfin se reconnaître
sans jugement,
sans masque,
sans défense inutile.
Dans ce moment suspendu,
ce n’est plus un thérapeute et un receveur.
Ce sont deux êtres qui se rencontrent
dans la vérité du tissu vivant.
Le positivisme du cœur
ne cherche pas à convaincre,
il relie.
Il apaise.
Il invite le fascia à retrouver sa fluidité,
à retisser des liens plus souples,
à renouer avec la liberté intérieure.
Car chaque relâchement myofascial
est aussi un acte relationnel.
Une alliance.
Un passage où la confiance circule,
où la présence devient un pont,
où le corps s’ouvre
parce qu’il se sent enfin compris.
D’abord la Myo,
parce que d’abord le lien.
D’abord le cœur.
Et tout le reste
peut enfin respirer."
Jean François Brabant
Thérapeute et formateur en Myofascialogie