Cabinet de Psychologie des Carmes

Cabinet de Psychologie des Carmes Psychothérapie Adultes, Couples Italien, Français, Anglais// 🚫MonPsy🚫 SantéPsy Étudiant

03/06/2023
Merci aux membres actifs du collectif!
07/04/2023

Merci aux membres actifs du collectif!

En un an, plus de 90 000 patients se sont inscrits mais seulement 2200 psychologues sont présents sur la plateforme dédiée alors qu'ils sont 50 000 professionnels de la santé mentale à être éligibles.

Très beau résumé des enjeux sociétaux autour de la place de la thérapie
25/12/2022

Très beau résumé des enjeux sociétaux autour de la place de la thérapie

29/09/2022

J’accuse…

Aujourd’hui, jeudi 29 septembre 2022, est l’occasion d’une nouvelle journée de lutte sociale. Alors que les appels à la grève sont nombreux, j’aimerais vous parler des psychologues, dont la lutte sera une nouvelle fois invisibilisée, masquée derrière celles d’autres corporations (enseignants, fonctionnaires, cheminots, etc.), plus nombreuses, plus soudées, plus bruyantes. C’est pourtant déjà la 3e journée de manifestation en un an pour cette profession, plus habituée à écouter qu’à faire parler d’elle. Le mal-être gronde tant notre profession est menacée par les politiques publiques menées depuis trop longtemps, et plus particulièrement depuis l’entrée en vigueur du dispositif Monpsy, proposant le remboursement de 8 séances de psychologie par an.

Aujourd’hui, j’accuse Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République Française, d’avoir menti en promettant le remboursement des consultations de psychologie « pour toute la population à partir de l'âge de 3 ans », alors même que le dispositif Monpsy est soumis à des critères d’inclusion très limités, et ne concerne finalement que 0,5% des Français. J’accuse Monsieur le Président d’avoir fait preuve de démagogie avec cette annonce et dans le calendrier de sa mise en place, puisque Monpsy est entré en vigueur le 5 avril 2022, soit 5 jours avant le premier tour de l’élection présidentielle. De nombreux Français ont ainsi pu apprécier ce cadeau électoral, sans se rendre compte qu’il ne s’agissait que d’un bel emballage recouvrant une boite vide.

J’accuse l’ex-ministre de la Santé, Monsieur Olivier Véran, d’avoir orchestré cette maltraitance des Français en souffrance psychique, complexifiant leur accès aux soins en les obligeant à un passage chez un médecin généraliste avant d’accéder à un psychologue. Alors même que de nombreux Français vivent dans un désert médical et n’ont pas accès à un médecin pour leurs soins somatiques, ce dispositif contribue à engorger les cabinets médicaux et faire des généralistes des « distributeurs d’ordonnance de psy » plutôt que de leur permettre de faire leur métier, à savoir soigner les gens. J’accuse le cabinet de Monsieur Véran d’avoir créé ce dispositif sans concertation avec la profession malgré nos demandes en ce sens, sans chercher à connaitre ni prendre en compte les spécificités de notre métier. Et à cela, d’avoir utilisé des arguments fallacieux pour justifier les modalités honteuses du dispositif Monpsy, expliquant devant l’Assemblée Nationale que les psychologues ont « des niveaux de tarifications bien au-dessus des psychiatres et des médecins libéraux », sans tenir compte de la durée des consultations de ces différentes professions (16 minutes en moyenne pour les généralistes, soit 4 patients par heure à 25€ (100€/heure), contre 60€/heure pour les psychologues. Cette rhétorique ayant pour but de jeter l’opprobre sur notre profession en l’accusant de s’enrichir grassement sur la souffrance des gens, alors que la réalité est loin de cela (1663€ net mensuel en moyenne pour un psychologue en libéral, à niveau BAC+5).

J’accuse ce gouvernement et les gouvernements précédents d’avoir abandonné le service public de la santé mentale et démantelé peu à peu ses structures, en fermant des lits de psychiatrie et les consultations ambulatoires, et en diminuant les budgets des Centres Médico-Psychologiques. Il est à rappeler que l’accès à un suivi psychologique « gratuit » existe déjà dans notre pays, grâce à ces structures, dont la pluridisciplinarité garantit un soin de qualité et l’accompagnement sécure de personnes présentant des pathologies psychiques parfois lourdes. L’absence d’investissements chronique dans ces établissements a directement conduit à la situation que nous connaissons aujourd’hui, à savoir l’engorgement du service public et la tentative de faire porter aux psychologues libéraux ce qui incombe de la responsabilité de l’État.

J’accuse les mutuelles privées de profiter du dispositif Monpsy pour se désengager et cesser d’offrir de vrais remboursements des séances de psychologie à leurs adhérents. A l’initiative de la Fédération des Mutuelles de France, nous avions vu apparaître, en 2021, la prise en charge de 4 séances de psychologie à hauteur de 60€, pour tous, sans prescription, ce qui a constitué une vraie avancée et a permis à de nombreux Français de consulter un psychologue pour la première fois. Force est de constater qu’en 2022, de nombreuses mutuelles limitent leur remboursement aux séances conventionnées Monpsy, alors même que seul 0,5% de la population est éligible au dispositif. D’autres mutuelles conditionnent désormais leur remboursement à l’existence d’une prescription par un médecin, instituant de fait une tutelle des psychologues par le corps médical qui n’existe pas dans la loi. C’est donc l’énorme majorité des Français qui est desservie par un dispositif ayant été conçu, à la base, pour les aider.

J’accuse la CPAM d’avoir organisé des campagnes massives de démarchage téléphonique des psychologues libéraux (peu enthousiastes pour se faire exploiter), dans le but de les inciter à adhérer au dispositif. Dans un contexte de crise sanitaire et de délais de traitement des demandes rallongés, il semble que les salariés de la CPAM auraient été mieux employés ailleurs qu’à des fins de racolage téléphonique. J’accuse également la CPAM de fermer les yeux, voire d’encourager la fraude aux remboursements dans ses explications faites aux psychologues adhérents du dispositif, afin de rendre celui-ci plus attractif (autorisation en off de ne pas respecter les critères d’exclusion, de facturer 2 séances par jour à un même patient, etc.). Alors même qu’un tour de vis ne manquera pas d’arriver, une fois le dispositif pérennisé et les psychologues bien engagés dans ce conventionnement.

J’accuse l’INSEE de participer au dénigrement des psychologues libéraux non conventionnés en ayant modifié leur code APE, les excluant ainsi du champ du soin thérapeutique, pour les mettre dans la même catégorie que les astrologues, les exploitants de distributeurs automatiques, les tatoueurs et les toiletteurs canins.

J’accuse la FFPP (Fédération Française des Psychologues et de Psychologie) d’avoir apporté sa caution au dispositif Monpsy, en acceptant de rester à la table des "négociations" alors même qu’aucune revendication n’était respectée par ce gouvernement. Et par la suite, d’avoir dénigré le travail des autres organisations de psychologues qui souhaitaient eux, faire entendre leur mécontentement et leur volonté de modifier le dispositif.

J’accuse certains médias de ne relayer que le discours de propagande du gouvernement concernant le conventionnement Monpsy, refusant de donner la parole aux différentes organisations de psychologues, pourtant mieux à même d’expliquer la réalité du terrain.

J’accuse cette société de consommation qui pousse certaines personnes à désormais venir réclamer dans nos cabinets leur « droit à 8 séances », comme on réclame une énième babiole offerte par un magasin. Non qu’ils en aient besoin psychiquement, mais simplement, car « c’est gratuit », et ne veulent pas se sentir lésés en ne réclamant pas leur dû. Et de faire preuve, parfois, d’agressivité lorsqu’il leur est expliqué les raisons de notre non-conventionnement. Cette société capitaliste qui favorise la marchandisation de tout, y compris de la santé psychique, au détriment du sens.

Enfin j’accuse, avec plus de tristesse que de colère cette fois, mes collègues psychologues qui se sont soumis au dispositif Monpsy. Ils sont une minorité par rapport aux 95% des psychologues ayant choisi de refuser et de lutter pour le respect des patients et de l’exercice d’une psychologie éthique et efficace. Mais je regrette que ce gouvernement se serve des qualités humaines de ces professionnels, à savoir leur empathie et leur solidarité à l’égard des plus démunis, pour faire fonctionner un dispositif si peu ambitieux et maltraitant. Je les invite à prendre conscience que se conventionner à Monpsy, c’est sauver un arbre au détriment de la forêt, c’est aider 330 000 personnes au détriment des 67 millions de Français.

Aujourd’hui, nous demandons au gouvernement de vraies mesures pour la santé mentale des Français, à savoir :

- Une vraie politique de service public avec la réouverture de lits à l'hôpital et en psychiatrie ; le renforcement des postes en CMP et autres structures de soins offrant des soins psychiques pris en charge; la revalorisation des salaires des psychologues de la fonction publique hospitalière et territoriale afin de recréer l'attractivité pour l'exercice dans la fonction publique.

- La fin du dispositif Monpsy et la création, en concertation avec les psychologues, d’un vrai dispositif de remboursement des consultations de psychologie en libéral par la CPAM et les mutuelles, pour tous.

- Le respect de l’autonomie et des compétences des psychologues, professionnels de la santé mentale, mais non médicaux ou para-médicaux.

Aujourd’hui, les psychologues luttent pour vous, patients, futurs patients, et proches de patients.

Par Corbelain, psychologue clinicienne et membre du collectif Manifestepsy.

29/09/2022
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Enfin une vraie mobilisation💪🏻💪🏻💪🏻

28/09/2022

Dans cet entretien, Albert Ciccone invite les psychologues à défendre leur profession face aux risques qui la menacent. Propos recueillis par Lionel Camalet, psychologue clinicien et co-dirigeant de l’association M3P : Manifeste des Psychologues cliniciens et Psychologues Psychothérapeutes. Car...

La dérive expliquée clairement…
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