Mélissa Vidal - Psychologue, enseignante en Méditation de Pleine Conscience

Mélissa Vidal - Psychologue, enseignante en Méditation de Pleine Conscience Page dédiée à la psychologie et à la méditation de pleine conscience. Consultations au sein de mon cabinet à Toulouse ou en visio.

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J’observe que nous avons perdu l’art de l’errance.Regardez autour de vous : dans la rue, personne ne marche « pour rien....
19/04/2026

J’observe que nous avons perdu l’art de l’errance.

Regardez autour de vous : dans la rue, personne ne marche « pour rien. » Nous marchons vers un rendez-vous, ou une destination déjà pré-définie. Nous marchons avec un téléphone à la main pour combler le trajet, ou des écouteurs pour ne pas entendre le bruit de nos propres pas. Nous avons transformé le déplacement en une simple transition entre deux utilités.
J’observe que cette marche utile est une autre forme de clôture. Nous sommes tellement focalisés sur la destination que nous ne voyons plus le chemin.

Pendant les séances de Walking thérapie, ce besoin de savoir « où nous allons » est assez immédiat à observer. Il y a une forme d’anxiété à l’idée de juste déambuler, sans itinéraire précis. Mais je crois que c’est quand le GPS interne se coupe que nous descendons vraiment dans le corps. Quand nous acceptions de nous perdre un peu géographiquement que nous finissons par nous retrouver intérieurement. De quoi avons-nous peur dans l'errance ? Probablement de l'imprévu. De ce qui pourrait surgir si nous ne sommes pas occupés à arriver quelque part. Nous avons peur que le vide du trajet nous force à regarder ce que nous fuyons d'habitude.
Pourtant, la pensée a besoin d'espace pour se déployer. Elle a besoin de ce rythme lent, sans but, où l'œil peut enfin se poser sur un détail inutile,, un sentier cabossé, un reflet dans l'eau, le balancement d'une branche.

J’observe que c’est souvent sur les chemins qui ne mènent nulle part que nous faisons les plus grands voyages.

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Melissa | La Psy qui sort du cadre ☀️

18/04/2026

J’observe que nos « ça va » sont un bouclier.

Dans le couloir, par SMS, au début d’un repas : « ça va ? » . La question fuse et la réponse revient aussitôt comme un boomerang : « ça va et toi ? », réponse : « ça va. ». Fin de l’histoire.. Ni l’un ni l’autre n’attendait vraiment de réponse. Nous nous sommes croisés sans nous rencontrer. Parfois, c’est celui qui pose la question qui ne regarde pas vraiment, la question est lancée en passant, sans s’arrêter, sans chercher les yeux de l’autre. Parfois, c’est l’autre qui ne peut pas répondre vraiment. Le bouclier peut être des deux côtés. La vitesse à laquelle nous demandons ou répondons est souvent proportionnelle à l’envie de ne pas être entendus. Plus la réponse est rapide, moins elle est habitée.

En consultation, le travail commence souvent quand ce réflexe lâche. Quand le silence dure une seconde de trop. C’est dans ce flottement que la vérité cherche son chemin. Il m’arrive d’être moi-même déstabilisée quand un patient me retourne la question : « Et vous, ça va? »Je lance une réponse à la va vite parce qu’il n’est pas là pour ça et que l’espace lui appartient. Pourtant, cette question me bouscule, elle me rappelle que derrière la thérapeute, il y a une porosité qui ne s’éteint jamais. Je mets moi aussi, parfois, mon propre bouclier. De quoi avons-nous peur, au fond ? Probablement d’être vus tels que nous sommes : vulnérables, incertains et humains. L’automatisme est une protection contre le vertige d’être vraiment là.

J’observe que le « ça va » est le plus court chemin pour rester seul, même à deux.

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Melissa | La Psy qui sort du cadre ☀️

J’observe que l’on peut fermer les yeux pour ne plus voir, mais que l’on n’a pas de paupières pour les oreilles.Il m’arr...
17/04/2026

J’observe que l’on peut fermer les yeux pour ne plus voir, mais que l’on n’a pas de paupières pour les oreilles.

Il m’arrive de sortir d’une séance avec une mélodie dans la tête. Elle traduit ce qui a résonné dans l’espace thérapeutique, dans les mots et le silence entre les phrases. Je suis poreuse à ce que j’entends. Je l’ai toujours été et j’en ai fait mon métier. Le regard est le sens de la maîtrise. Il cadre et filtre, il maintient le monde à bonne distance. L’ouïe, elle, est le sens de l’effraction. Pensez au cinéma : une même scène change de destin selon la musique qui l’accompagne. L’image propose, mais c’est le son qui impose l’émotion. La musique ne demande pas notre avis. Elle traverse les âges, convoque un souvenir d’enfance et fait rejaillir une mémoire instantanément.

Sur les chemins de la walking thérapie, c’est pareil. Le craquement d’une branche ou le vent dans les feuilles ancrent dans le présent bien mieux que n’importe quelle injonction à « être là » Même le silence est plein, il est une épaisseur qui se dépose. Je me souviens d’une personne âgée qui n’avait plus la parole, ni la mémoire. Seul un compositeur de sa jeunesse la ramenait ici..La musique avait traversé ce que tout le reste n’atteignait plus.

J’observe que le regard nous rassure parce qu’il nous donne une illusion de contrôle. Mais ce sont les voix, les récits, la musique des êtres, et la densité de leurs silences, qui nous transforment, parce qu’ils nous rendent poreux.

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Melissa | La Psy qui sort du cadre ☀️

J’observe que la dépression adolescente ressemble souvent à du silence. J’ai lu « Le Passage » de Mathieu Persan. C’est ...
16/04/2026

J’observe que la dépression adolescente ressemble souvent à du silence.

J’ai lu « Le Passage » de Mathieu Persan. C’est l’histoire bouleversante de sa fille figée par la dépression. Elle ne veut pas mourir mais elle veut simplement ne plus exister. Cette nuance est centrale car elle exprime une impossibilité de présence. Elle traverse cet état seule, recluse dans un corps qui lui devient étranger, même quand elle est entourée de l'amour des siens.Mathieu Persan l’écrit avec beaucoup de finesse : « La dépression tire sans viser, elle arrose la société dans son ensemble. » La douleur est une onde de choc. Elle traverse les murs de la chambre, imprègne les liens, sature l’air de la maison et vient balayer les certitudes d’un père qui réalise, avec émotion, qu’il ne parle pas la même langue que son enfant. Que ses repères des années 90 sont caducs face à l'abîme de 2025.

Dans ma pratique, j’observe que l’adolescence est censée être l’âge du bruit, des pairs, de l'explosion vers l'extérieur. Pourtant, c’est souvent durant cette période que la solitude devient la plus épaisse et la plus poisseuse. Une solitude inaperçue parce qu'elle se vit au milieu du groupe. Face à ce vide, le système, lui, est souvent trop lent. Parce qu’il est demandé à des vies en apnée d'attendre que le calendrier se libère.

J’observe que face à ce qui fige, il ne reste parfois aucun mot à trouver. Juste une présence à maintenir, une veille obstinée, et laisser, envers et contre tout, une lumière allumée.

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Melissa | La Psy qui sort du cadre ☀️

J’observe que les non-dits transforment les liens. C’est l’histoire de ce lien amical qui s’arrête net pour une fête man...
15/04/2026

J’observe que les non-dits transforment les liens.

C’est l’histoire de ce lien amical qui s’arrête net pour une fête manquée. L’un était en vacances, l’autre a été blessé. Le premier ne se doute de rien, le second se mure dans son amertume. Les jours passent, puis les années. Ils ne s’appellent plus et ils ne se voient plus. Le lien ne s’est pas rompu dans un conflit, il s’est figé autour d’une inflammation restée sans soin. C’était il y a plus de 5 ans, ils ne se côtoient plus. « Les choses bêtes de la vie » me confie-t-il. Je sens que le sujet reste souffrant. J’observe que le non-dit agit comme un poison lent. Au début, tout semble anodin. Nous nous disons que ce n’est pas si important, que cela ne mérite pas d’être relevé. Sauf que ce presque rien devient peu à peu le filtre à travers lequel nous regardons l’autre. Chaque silence prend du poids et chaque absence confirme une interprétation. Cette fête manquée n’est souvent que la dernière brique d'un mur. Elle vient sceller une accumulation de petites blessures et de déceptions jamais nommées.

Dans ma pratique, j’observe que le silence est une construction. Chaque fois que l’on se tait pour ne pas faire d’histoires, nous ajoutons une brique à une cloison qui finit par boucher l’horizon. La confrontation, aussi calme puisse t’elle être, fait souvent peur : nous préférons l’exil intérieur à la vulnérabilité de dire « j’ai été blessé. » Ce silence transforme l’autre en un étranger et le lien en un terrain vague où nous n’osons plus marcher. Nous oublions que la parole, même un peu rugueuse, est le seul moyen de déblayer ce qui nous encombre. Dire permet de désamorcer la solitude à deux avant que l’absence ne devienne une habitude définitive.

J’observe que ce que nous ne disons pas finit souvent par nous séparer.

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Melissa | La Psy qui sort du cadre ☀️

14/04/2026

J’observe que le temps est une matière.

Alors que nous le voyons comme une mesure, dans une salle d’attente, il devient presque palpable. Il a l’odeur du propre et le poids du plomb. Nous fixons une fissure au plafond, nous comptons les motifs du sol, nous écoutons le tic-tac d’une horloge qui ralentit à chaque seconde. Le corps se tend, la respiration se raccourcit, et l’heure cesse de couler. Elle devient épaisse, difficile à traverser. Et puis, il y a ces moments où le temps se liquéfie. Une parole qui libère, un rire aux éclats ou une main qui en saisit une autre. L’instant s’ouvre, et l’heure disparaît sans laisser de trace. Le temps épouse la forme de ce que nous vivons. Parfois il colle à la peau, parfois il glisse entre les doigts. Il s’étire dans l’attente ou il s’allège dans le lien, au rythme de nos états intérieurs.

En consultation, j’observe ce mouvement à l’œuvre. Lorsque la présence se fragilise, tout devient instable. Lorsque nous nous ancrons, le temps se dépose avec nous. Il devient une sensation dans le corps. Il indique si nous habitons ce que nous vivons ou si une part de nous glisse déjà ailleurs. Cette impression de « perdre son temps » apparaît lorsque le contact avec l’instant se relâche, même légèrement.

J’observe que le temps se transforme dès que nous restons avec ce que nous sentons.

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J’observe que l’on ne peut pas être rejoint dans le secret.Hier matin, j’ai fait naître un projet. Des semaines de trava...
13/04/2026

J’observe que l’on ne peut pas être rejoint dans le secret.

Hier matin, j’ai fait naître un projet. Des semaines de travail ont soudainement quitté mon ventre pour exister dehors, dans d’autres mains. Passé le soulagement, j’ai senti une tristesse inattendue : celle de savoir que ce qui m'habitait ne m'appartenait plus tout à fait. Nous passons un temps infini à repeindre les murs de notre pensée à l'abri des regards, trouvant dans le perfectionnisme un prétexte élégant pour rester au chaud. Mais un enfant qui vient au monde n’est jamais parfait. J’observe que l’exigence est souvent le verrou d’une porte que nous refusons d’ouvrir par peur d’être vraiment vu.

En consultation, j’observe que nous portons deux peurs jumelles. Celle d’être vue, reconnue, exposée. Et celle de ne pas l’être, et se sentir invisible, insignifiant. Nous croyons qu'elles se contredisent, alors qu'elles sont les deux faces d'une même vulnérabilité. Que nous choisissions de montrer ou de taire, l’une des deux peurs sera activée. Il n’existe donc aucun endroit sur terre qui soit sans risque. Alors la vraie question ne se situe peut-être pas dans l’évitement de la peur, mais dans le choix de celle que nous décidons d’habiter. Choisir de donner implique d’accepter que le lien ne se crée que dans cette perte de contrôle. Tant que nous gardons notre émotion pour nous, nous restons dans la maîtrise, mais nous restons seuls. C’est au moment où l’objet nous échappe, où il commence sa propre vie dans le cœur de l’autre, que la rencontre commence. Il faut accepter que notre empreinte nous soit dérobée pour qu’elle puisse enfin devenir un horizon pour quelqu'un d'autre. Ce texte est un acte de naissance, et ce projet, le passage à l'acte que j'ai choisi d'habiter.

J’observe que c’est lorsque nous osons ouvrir la porte que le lien prend forme.

Bienvenue dans mon Audiothèque « Les Traversées » :

https://lapsyquisortducadre.podia.com/

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J’observe que ce qui nous traverse ne se voit pas toujours.Une traînée blanche dans ce ciel bleu d’avril. L’avion est dé...
12/04/2026

J’observe que ce qui nous traverse ne se voit pas toujours.

Une traînée blanche dans ce ciel bleu d’avril. L’avion est déjà loin. Il ne reste que ce sillage comme preuve de son passage. Ce que l’avion a laissé derrière lui et qui disparaîtra bientôt. Nous faisons rarement confiance à ce qui ne laisse pas de trace tangible. Nous doutons de ce que nous avons porté, simplement parce que l'invisible semble ne pas compter.

Dans ma pratique, je vois souvent que la souffrance naît de cette quête de validation extérieure. Nous minimisons un ressenti parce qu'il n'a pas de témoin, nous taisons une douleur parce qu'elle ne se voit pas. J'observe que l'on s'épuise à chercher hors de soi une preuve de ce que l'on vit dedans. Et que l'expérience ne devient réelle que si quelqu'un d'autre l'authentifie. Mais le ciel porte ce que l’avion a traversé, même quand il n'y a personne pour regarder. Reconnaître ce qui se passe en nous, sans attendre de permission, c'est le début d'une autre forme de présence. Ce n’est plus une image que l’on cherche à valider. Parce que nous rencontrons une part de vérité que nous acceptons enfin d'habiter.

J’observe que ce que est reconnu par nous peut enfin cesser de lutter pour exister.

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J’observe que l’indécision est souvent une forme de politesse que l’on se fait pour éviter de se tromper.Hier matin, une...
11/04/2026

J’observe que l’indécision est souvent une forme de politesse que l’on se fait pour éviter de se tromper.

Hier matin, une patiente me partageait sa difficulté à faire un choix : quitter ou non son poste actuel. Je sens dans sa voix que sa décision est déjà prise mais elle n’arrive pas encore à la mettre en mouvement. Son mental trouve tous les contre arguments possibles pour court-circuiter toute tentative de positionnement. C’est cela, le visage de l’indécision. Bien plus qu’un « je ne sais pas », c’est le cerveau qui déploie un tableau Excel en quelques secondes. Nous pesons le pour et le contre, nous attendons un signe ou une clarté absolue qui ne vient jamais. Je crois que ce qui nous fige, c’est la peur de perdre ce que nous n’avons pas choisi. Dans cet entre-deux, le temps s’étire et l’épuisement s’installe. Nous ne vivons plus, nous attendons de savoir comment vivre.

Dans ma pratique, je vois que l’indécision est le terrain de jeu de notre anxiété. Elle nous dit qu’il existe une bonne réponse et que si nous ne la trouvons pas, tout va s’effondrer. Or, je pense que le remède ne se trouve pas uniquement dans la réflexion, elle nous fait tourner en rond. Lorsque nous nous mettons en mouvement, nous réalisons que la direction importe moins que le fait de mettre un pied devant l’autre. Le chemin ne se découvre pas toujours avant de partir, il s’invente à mesure que nous avançons. Je crois qu’en se positionnant, nous acceptons de renoncer à la perfection. Nous nous autorisons à changer de route en cours de route et parfois, se planter. J’observe ma propre indécision comme une boussole qui s’affole parce qu’elle cherche le Nord, alors que le Nord, c’est simplement le prochain pas. La sérénité s’installe lorsque nous décidons d’habiter pleinement la décision que nous avons prise.

J’observe que le seul mauvais choix est celui qui nous empêche d’être en mouvement.
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J’observe que la tendresse est une réponse essentielle face à la détresse. Hier, j’ai guidé une méditation collective su...
10/04/2026

J’observe que la tendresse est une réponse essentielle face à la détresse.

Hier, j’ai guidé une méditation collective sur la douceur. Une participante a partagé ensuite une image : une main délicatement posée sous un poing férocement fermé. Ne pas forcer l’ouverture, mais créer le soutien qui la rend possible. Je crois que c’est exactement de cela dont il s’agit. Face à ce qui fige et brise, notre premier réflexe est souvent de chercher une solution ou de renforcer notre armure. Nous voudrions réparer ou effacer. Mais dans le fracas du traumatisme, il existe une voie plus discrète et pourtant plus puissante : celle de la tendresse. C’est le choix de refaire corps là où tout pousse à l’isolement, rester humain plutôt que devenir de marbre.

En consultation, j’apprends chaque jour que la tendresse est l’antidote au lien qui enferme. Là où le drame crée une rupture dans le sentiment d’exister, elle vient restaurer la continuité. Elle ne répare pas tout, elle n’efface pas le passé non plus. Je crois qu’elle fait mieux que cela. Elle nous conduit à accepter d’être impuissant face à l’événement, mais présent face à la souffrance. Elle permet de recommencer à habiter une histoire et une vie. Elle est le terreau où l’on peut enfin s’ouvrir à nouveau, sans crainte, et se remettre en mouvement.

J’observe que la tendresse ne répare pas , elle relie.

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J’observe que nous cherchons parfois à déminer un terrain où nos enfants devront, un jour, apprendre à marcher seuls.Der...
09/04/2026

J’observe que nous cherchons parfois à déminer un terrain où nos enfants devront, un jour, apprendre à marcher seuls.

Dernièrement, j’ai écouté plusieurs parents me partager la même peur, avec des mots presque identiques : « Et s’ils n’arrivent pas à surmonter les épreuves ? Et si je ne leur ai pas transmis assez de force pour traverser la souffrance ? » J’ai eu cette image d’un soldat sur un champ de mines, prêt à sortir les armes dans une volonté féroce de protection. C’est l’hypervigilance du parent qui, par amour, veut anticiper les douleurs et les obstacles. Mais j’observe que l’on ne transmet pas le goût de vivre en montant la garde.

Dans ma pratique, j’ai compris que la force d’un enfant nait de la confiance qu’il développe dans sa propre capacité à traverser les difficultés.Si nous restons des soldats aux aguets, nous leur transmettons un monde où tout devient danger. Donner des racines, c’est leur offrir une sécurité intérieure. Donner des ailes, c’est accepter de baisser les armes et de leur montrer que, même si le terrain est parfois miné, la vie vaut la peine d’être parcourue.

J’observe que la plus belle chose que l’on puisse transmettre à nos enfants, ce n’est pas un monde sans embûches, c’est notre propre joie à y avoir tracé notre chemin, malgré tout.

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J’observe que nous sommes pétris de rituels.Dans mon jardin, les oiseaux arrivent chaque matin et chaque soir, presque à...
08/04/2026

J’observe que nous sommes pétris de rituels.

Dans mon jardin, les oiseaux arrivent chaque matin et chaque soir, presque à la même minute. Ils chassent, repartent et reviennent. J’ai l’impression qu’ils ont une horloge interne qui règle leur sillage et qui connaît déjà le rythme du jour. Mon chat, lui aussi, habite mes habitudes. Il anticipe mes gestes, se place avant même que je ne m’installe au bureau. Il a fait de mes routines les siennes, créant ce lien entre nous. J’observe que nos vies sont tissées de ces répétitions. Un tout petit a besoin d’un rituel constant, car cela crée une sécurité et c’est celle-là même qui lui permettra de s’endormir.
Ces répétitions sont des gestes que l’on refait sans y penser, des horaires que l’on suit instinctivement, ce sont des façons d’être qui s’installent comme une seconde peau.

Dans ma pratique, je vois à quel point ces répétitions sont nos tuteurs. Je reçois souvent des personnes dont la vie a volé en éclats : un deuil, une séparation, une maladie, un licenciement… Ce qui les soutient en premier, ce sont les rituels. Le café du matin, le chemin pour aller marcher, la manière de fermer les volets le soir. J’observe que lorsque le sens s’échappe, c’est le rituel qui prend le relais pour maintenir le corps debout et ancré. Souvent, nous cherchons à tout bousculer, à casser la routine et à sortir de ce qui se répète par peur de s’ennuyer ou de s’enfermer. Mais ces rituels , loin d’être des prisons, sont en réalité des repères. Ce sont des points d’ancrage. Une façon pour le corps et l’esprit de ne pas se perdre dans le mouvement perpétuel et chaotique de notre monde. Ces répétitions nous tiennent, nous apaisent et nous structurent, bien au-delà de notre conscience.

J’observe que dans ces gestes qui reviennent, il y a une sécurité profonde : c’est notre manière, humble et constante, d’habiter le vivant.

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Melissa | La Psy qui sort du cadre ☀️

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