Ekata Yoga

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Il y a quelques semaines, j’ai vécu une fausse couche.À ma deuxième échographie, j’ai appris que le petit cœur de mon bé...
19/11/2025

Il y a quelques semaines, j’ai vécu une fausse couche.
À ma deuxième échographie, j’ai appris que le petit cœur de mon bébé de 9 semaines avait cessé de battre.
Le temps s’est figé. J’ai encaissé la nouvelle dans un état de choc silencieux, puis les émotions ont commencé à se déployer.
Le deuil. Sous toutes ses facettes.

J’ai continué à porter ce bébé pendant deux semaines, en espérant que mon corps fasse le travail seul. Et je l’ai traversé comme je le souhaitais : j’ai expulsé mon bébé chez moi, dans la nuit, seule. C’était doux et presque sans douleur.
C’était beau et bouleversant à la fois.
J’ai pu lui dire au revoir.
Ce moment m’a permis de faire mon deuil comme j’en avais besoin.
Un passage profondément intime que je porte encore dans tout mon corps.

C’est particulier de “porter la mort”.
D’apprendre à la laisser partir.
Entre lourdeur et douceur inattendue.
Une expérience brute et profondément humaine.

J’ai appris énormément sur moi en peu de temps.
Sur ma capacité à accueillir la vie lorsqu’elle se transforme. Sur la douceur que je peux m’offrir, même dans l’adversité.

Nous l’avons enterré dans notre nouveau jardin, avec une petite plante que nous espérons voir grandir.
Peut-être qu’elle deviendra un rappel vivant de l’amour immense que nous avons eu pour lui.
Car oui, nous l’avons aimé.
La vie nous a offert une autre réalité… et c’est ok.
Mais l’amour, lui, reste. Il change de forme, il s’enracine dans la terre, dans la mémoire, dans notre jardin.

Et au milieu de tout ça, il y a aussi Oscar.
Sa présence, sa santé, sa vitalité nous ont ramenés à ce que nous avons déjà. Le regarder vivre nous rappelle que la vie peut être douce, même quand elle nous brise un peu.

Je ne regretterai jamais d’avoir partagé cet heureux début avec nos proches. Cette ouverture nous a enveloppés d’amour et de soutien.
Dans ces moments fragiles, la profondeur des liens se révèle. Et pour ça, je suis infiniment reconnaissante.

Je fais confiance à mon corps, même si ça n’enlève rien à la douleur.
La résilience, pour moi, c’est sentir, tomber, puis se relever doucement.

Ce chapitre restera un morceau de lumière, même s’il a brûlé vite.

Les 1000 premiers jours de vie sont une période d’une sensibilité extraordinaire.Le cerveau, le lien, la régulation émot...
14/11/2025

Les 1000 premiers jours de vie sont une période d’une sensibilité extraordinaire.
Le cerveau, le lien, la régulation émotionnelle… tout se tisse dans la proximité, la disponibilité et la répétition de gestes simples, humains.

Et pourtant, on demande trop souvent aux parents d’être présents, patients, régulateurs, entièrement investis… alors que les conditions qui leur permettraient réellement de l’être ne sont pas toujours réunies.

La vérité, c’est qu’aucun parent ne peut porter seul le poids de cette période fondatrice.
Ce n’est pas un manque de volonté, ni un défaut de compétence.
C’est un système qui, parfois, n’offre pas le temps nécessaire pour rencontrer son enfant, se remettre physiquement et psychiquement, apprivoiser le rôle parental et créer le lien qui soutient le développement.

Un congé de maternité et de parentalité adéquat n’est pas un luxe.
Ce n’est pas un caprice.
C’est un besoin humain fondamental, appuyé par la recherche, et une mesure de santé publique essentielle.

Les 1000 premiers jours ne devraient pas reposer sur l’épuisement ou le sacrifice.
Ils devraient être soutenus par des politiques qui permettent réellement aux familles d’être présentes — dans la douceur, la lenteur, et la continuité dont les bébés ont besoin pour se construire.

Ce n’est pas aux parents de changer.
Ce sont nos normes, nos structures et nos lois qui doivent évoluer pour accompagner ce que la science nous montre depuis longtemps :
les débuts de la vie comptent, et la société entière a un rôle à jouer pour les rendre possibles.

J’ouvre la discussion : que faudrait-il, selon vous, pour mieux soutenir les familles dès le début de la vie ?

Je crois qu’aucune période de la vie ne m’a autant appris à poser mes limites que la maternité, et ce dès la grossesse.P...
13/11/2025

Je crois qu’aucune période de la vie ne m’a autant appris à poser mes limites que la maternité, et ce dès la grossesse.
Pas par choix conscient, mais par nécessité viscérale.

Quand ton corps, ton énergie, ton cœur deviennent le refuge d’une autre vie, tu ne peux plus tout tolérer.
Ce qui te dérangeait « un peu » avant devient presque insupportable.
Ce qui te mettait mal à l’aise devient inacceptable.

Alors, sans le vouloir, tu changes de place.
Et avec toi, certaines relations bougent.
Certaines s’effritent, d’autres s’éloignent, et quelques-unes se révèlent plus vraies que jamais.

La maternité m’a appris à ne plus minimiser ces malaises.
À écouter ce qu’ils tentaient de me dire.
À comprendre que mettre une limite, ce n’est pas rompre le lien — c’est honorer celui que j’ai avec moi-même.

C’est un tri silencieux, parfois douloureux, mais profondément libérateur.
Et peut-être que c’est ça, grandir : apprendre à ne plus rester là où ton cœur se serre. 🤍

Les garçons d’aujourd’hui sont les hommes de demain.Et entre les deux, il y a ce que nous leur montrons, ce que nous nor...
07/11/2025

Les garçons d’aujourd’hui sont les hommes de demain.
Et entre les deux, il y a ce que nous leur montrons, ce que nous normalisons, ce que nous laissons passer.
Ou pas.

Élever un garçon, ce n’est pas seulement l’aimer, le protéger, l’encourager.
C’est lui apprendre à occuper sa place sans prendre celle des autres.
À reconnaître sa force sans en faire un outil.
À comprendre que sa liberté n’a de valeur que si elle n’empiète jamais sur celle de quelqu’un d’autre.
À se tenir responsable de ses actions.

On ne façonne pas seulement un futur homme.
On façonne la manière dont il regardera les femmes, écoutera les autres, s’excusera, agira, aimera.
Et ça, c’est un impact qui dépasse largement les murs d’une maison.

Les garçons d’aujourd’hui méritent mieux que les vieux modèles.
Et les femmes de demain méritent mieux que des excuses.
Elles méritent aussi qu’on arrête d’élever nos filles dans la peur, ou dans l’idée qu’elles devront se protéger des autres.

Alors on essaie.
On questionne.
On réapprend.
On ouvre la voie.

Parce que c’est comme ça que commence le changement.
Un garçon à la fois.



















05/11/2025

Depuis que je suis devenue maman, j’ai compris à quel point les amitiés peuvent se transformer.
Pas toujours parce qu’on le veut… mais parce que nos réalités changent.
Les rythmes, les priorités, les conversations.
Tout prend une autre couleur.

Et parfois, sans le vouloir, un petit fossé s’installe.
Entre celles qui vivent cette nouvelle vie et celles qui n’y sont pas encore, ou qui n’y seront peut-être jamais.
Mais ce fossé, il n’a pas besoin de devenir une frontière.

Parce que les copines sans enfants ont leur place — une place immense, précieuse, irremplaçable.
Elles me rappellent celle que j’étais avant : mes élans, ma liberté, mes folies.
Elles me rappellent que je suis encore cette femme-là, même si je porte maintenant un nouveau rôle, un nouveau rythme.

Elles continuent de “show up”, de tendre la main, de prendre des nouvelles, d’écouter même quand elles ne comprennent pas tout.
Elles me soutiennent sans jugement, elles s’adaptent, elles m’attendent parfois (souvent).
Et elles restent.

Et ça, c’est d’une beauté infinie.

Merci à celles qui continuent d’être là, malgré les silences, les imprévus, les retards, les conversations saccadées et les siestes.
Merci à celles qui me voient encore comme moi,
au-delà de “maman”.
Et merci à celles qui arrivent dans ma vie, dans cette nouvelle saison, et qui m’accueillent telle que je suis aujourd’hui.

Les amitiés changent, oui.
Mais elles ne se perdent pas forcément.
Elles se transforment, se redéfinissent, se réinventent.
Et parfois, elles deviennent encore plus vraies.

On parle souvent de “parentalité centrée sur l’enfant” comme d’un idéal — écouter, accueillir, accompagner.Mais dans le ...
29/10/2025

On parle souvent de “parentalité centrée sur l’enfant” comme d’un idéal — écouter, accueillir, accompagner.
Mais dans le réel, ce bel élan peut parfois se transformer en déséquilibre silencieux.
Quand tout tourne autour de l’enfant, le couple s’efface, la famille s’épuise, et la relation perd sa respiration commune.

L’enfant n’a pas besoin d’être le centre pour se sentir aimé.
Il a besoin d’un environnement où les liens circulent dans tous les sens — où il perçoit la tendresse entre ses parents, le respect mutuel, la cohérence d’un système qui le contient.

La recherche en psychologie du développement le montre depuis longtemps : c’est la qualité du tissu relationnel, plus que l’attention exclusive, qui fonde la sécurité intérieure.
Le bébé se construit dans la triade, pas seulement dans la dyade.
Il observe, il ressent, il apprend que chacun a une place, et que l’amour ne se mesure pas à la quantité d’énergie donnée, mais à la qualité du lien partagé.

Être un parent “centré sur la famille”, c’est reconnaître que nos besoins comptent aussi, que notre bien-être nourrit celui de nos enfants, et que nos limites leur apprennent le respect du vivant — en soi et chez l’autre.

C’est offrir à l’enfant un espace où il peut grandir avec les autres, pas à la place des autres.
C’est lui montrer que l’amour le plus sûr est celui qui circule, qui relie, et qui laisse de la place à chacun pour exister.

Il y a cette idée très ancrée dans le développement personnel, le yoga, la spiritualité que si notre intention est “bonn...
27/10/2025

Il y a cette idée très ancrée dans le développement personnel, le yoga, la spiritualité que si notre intention est “bonne”, tout va bien.
Comme si la lumière de l’intention pouvait effacer l’ombre de l’impact.

Mais la réalité humaine est plus subtile.
On peut vouloir le bien, et malgré tout blesser.
On peut être animé par la compassion, et pourtant contrôler, envahir ou s’approprier l’espace de l’autre.

C’est visible partout, et particulièrement dans la maternité.
Autour d’une nouvelle mère, les intentions affluent :
des conseils, des “tu devrais”, des “moi à ta place”, des « moi j’ai fait ».
Chacun veut bien faire, mais dans ce flot d’intentions,
elle se retrouve souvent noyée, jugée, ou ramenée à l’idée qu’elle ne sait pas faire ou pire, que son instinct n’est pas digne de confiance.
Alors qu’en réalité, elle a surtout besoin qu’on la regarde avec confiance, qu’on lui laisse l’espace de se trouver à son propre rythme.

Il y a aussi cette part de nous — enseignants, accompagnants, amis, familles —
qui cherche à être reconnue pour “aider”,
pour “éveiller”,
pour “soutenir”.
Et parfois, sans même s’en rendre compte, cette part s’attache à l’idée d’être celle ou celui qui a permis le progrès.
Alors qu’en vérité, personne ne guérit personne.
On se rencontre simplement sur un bout de chemin,
et si quelque chose bouge, c’est parce que l’autre était prêt.

L’intention, c’est le point de départ.
Mais c’est l’écoute, la nuance, la responsabilité et la capacité d’ajuster nos gestes qui transforment vraiment la relation.

Être conscient de l’impact que l’on a,
ce n’est pas se censurer,
c’est honorer la présence de l’autre.

Et peut-être que la vraie bienveillance,
ce n’est pas de vouloir illuminer le monde,
mais d’apprendre à marcher doucement dans la lumière des autres
sans les éblouir.

On ne nous dit pas assez à quel point la parentalité transforme le couple.Pas seulement nos corps, nos nuits ou nos prio...
24/10/2025

On ne nous dit pas assez à quel point la parentalité transforme le couple.
Pas seulement nos corps, nos nuits ou nos priorités —
mais notre manière d’aimer, d’exister, de nous regarder.

Devenir parent, c’est tout à coup passer du « nous » amoureux
au « nous logistique ».
C’est se retrouver à parler plus de couches que de rêves,
à s’aimer entre deux urgences,
à se chercher derrière des rôles qu’on apprend à peine à porter.

C’est se découvrir autrement.
Plus vulnérables. Plus vrais.
C’est parfois se trouver moches — dans nos mots, nos gestes, nos épuisements.
Mais c’est aussi là que naît une forme d’amour qu’on n’avait jamais connue :
celle qui ne dépend plus de la beauté, mais de la vérité.

C’est grandir ensemble dans l’imperfection,
et se retrouver, autrement,
dans le chaos tendre de ce qu’on construit à deux.

On apprend à se laisser être laid dans les bras l’un de l’autre.
Et c’est beau.
Vraiment beau.

Entre…Ici, les murs murmurent des cris qu’on n’a pas voulu entendre.Une maison où le corps des femmes ne leur appartient...
22/10/2025

Entre…
Ici, les murs murmurent des cris qu’on n’a pas voulu entendre.

Une maison où le corps des femmes ne leur appartient plus.
Où la douleur est normale.
Où la parole est jugée.
Ou le consentement est encore trop souvent bafoué.
Où la vie même devient une bataille administrative.

Ce n’est pas un film d’horreur.
Ce n’est pas The Handmaid’s Tale.
C’est notre monde, aujourd’hui.

Des femmes qu’on force à accoucher.
Qu’on recoud sans leur consentement.
Qu’on laisse seules, vidées, dans l’ombre du post-partum.

Parce qu’encore en 2025, accoucher librement reste un privilège — pas un droit universel.
Et encore, ça reste souvent un combat.

Alors on parle.
On témoigne.
On dénonce.
On éclaire les couloirs sombres de cette maison qu’on appelle maternité.

La maternité ne devrait jamais être une maison hantée.

Jamais.

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Trébeurden
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