22/09/2025
Petit partage du jour 😊
Il y a ce moment, ce détail, cette fraction de seconde qui revient encore et encore. Un choix, une absence… Et cette pensée qui tourne en boucle : "Et si j’avais fait autrement ?".
La culpabilité post-traumatique, c’est ça. Un piège mental. Une boucle infinie de reproches et de regrets. Une tentative désespérée de réécrire l’histoire avec un scénario qui aurait évité le pire. Sauf que ça ne marche pas. On le sait. Mais impossible d’arrêter.
Mathilde a 39 ans. Elle a perdu son frère dans un accident de moto. Ce soir-là, elle devait le voir, mais elle a annulé. Depuis, un mot lui colle à la peau : responsable.
"Si j’avais insisté pour qu’on se voie, il ne serait pas monté sur sa moto ce soir-là."
Alors elle ressasse, elle revit, elle cherche où elle a échoué. Et dans cet état, elle s’éloigne de tout. Les sorties deviennent une corvée, les conversations sont vides, le sommeil rare. Elle vit dans un avenir alternatif, celui où elle aurait pu empêcher.
Pourquoi fait-elle cela ? Parce que notre cerveau cherche du contrôle, même là où il n’y en a pas. Parce que c’est plus supportable de croire qu’on aurait pu changer les choses que d’accepter leur brutalité. Parce qu’il est difficile d’admettre qu’on est parfois impuissant.
Et puis il y a cette loyauté inconsciente envers ceux qu’on a perdus. Comme si souffrir était une manière de leur rendre hommage. Comme si vivre, après eux, était une trahison.
Sortir de cette culpabilité, ce n’est pas juste "se dire que ce n’est pas de notre faute". C’est un travail subtil: chaque souvenir porteur de cette culpabilité.
L’hypnose conversationnelle est un outil très puissant: Dire ce qu’on ressent, créer des scénarios réparateurs, travailler la culpabilité en douceur, jusqu’à sa dissolution.
La culpabilité post-traumatique, c’est comme une pièce sans porte. Mais il suffit d’une fissure pour que l’air rentre. Et un jour, sans prévenir, on réalise qu’on peut ouvrir la porte.
Sandra Depasse – Absolem Formations